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 .Once upon a crime. [Ft Braen]

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ALIAS : Son père l'appelait Charlie. Elle l'utilise à son boulot pour se couvrir. Pour les autres, c'est Nol.
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POUVOIRS : Hémokinésie :
_Noyale peut faire bouillir le sang de quelqu’un (comme le sien) jusqu’à provoquer des liaisons internes plus ou moins importante selon la volonté et la capacité de la sorcière.
Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


THÈME : Desire, Meg Myers. Monster, Meg Myers. Body Party, Ciara. Lorde, Yellow Flicker Beat.
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MessageSujet: .Once upon a crime. [Ft Braen]   09.04.17 23:34


.Once upon a crime.
Dans la nuit de samedi 09 Avril…
Deux heures du matin.

La pluie tombe en trompe depuis le début de soirée. Je crois que je me suis assoupie par intermittence sur mon canapé. La télé crache son émission à la con. Je n’y prête aucune attention. J’ai encore le cerveau embrumé par ce réveil entrecoupé et la naissance d’un mal de crâne me menace. Fais chier Je me traine dans la salle de bain la démarche vaseuse, tout en écrasant au passage quelque chose de moelleux sous mes orteils… un sweat, à en voir les manches immenses qui s’étalaient à moitié sur le tapis. Je m’empêtre dedans tout en grognant des jurons. Nerveuse, je le piétine plusieurs fois. Il m’agace quand il fait ça ! Ce n’est pas compliqué de le foutre sur une chaise ou un cintre bordel ! Mon dos se lance en avant dans un geste encore vague (je sens mon pied gauche décollé du sol dans l’action) et mes doigts agrippent le vêtement masculin. Je me redresse lentement, la moue à la bouche tout en regardant le sweat que je tiens à bout de bras, prête à l’enfiler sur la penderie alors que mon geste s’interrompt.  Mes perles limpides le fixent un instant. J’ai le sang en ébullition. Son odeur. Cette odeur familière qui me colle à la peau depuis tant d’année… J’incline doucement la tête sur le côté jusqu’à ramener le fringue contre mon nez. Je fouine mon visage dans tout ce gris. Je le caresse doucement de la pulpe de mon pouce. Je me sens sourire. J’arrête immédiatement. C’est tellement idiot. Je me dépêche de le ranger en me débarrassant de cette guimauve.

Une fois le sweat à sa place, je me regarde dans le miroir. Une ampoule à griller. Super. La luminosité est plus que médiocre. Encore une chose à rajouter sur la liste des courses… ou bien j’en piquerais une dans un magasin. Ça coûte cher ces merdes ! En tout cas, j’ai une petite mine. J’ouvre le premier battant vitrée et cherche de quoi soulager mon mal de tête. Mes pupilles regardent les étiquettes des flacons marron. Aucun paracétamol pour mon plus grand désarroi. Et merde ! Je referme brusquement en soupirant longuement. J’avais plus qu’à espérer qu’il passe son chemin. Je me débarbouille le visage et remonte mes cheveux dorés en un chignon grossier. Mon service s’était terminé à quatorze heures, mais je n’avais pas eu le courage de filer sous la douche. Je me sentais fatiguée. Et les siestes répétées n’arrangeaient rien.

De retour dans le salon, je sens l’appel du ventre. Je n’ai pas regardé l’heure. Je sais seulement que Braen doit passer ce soir. Quelque part, j’ai hâte. Même si parfois, j’ai des envies de le frapper tellement je ne le supporte pas. Lui et ces manières. Cette pensée me fait sourire, me comprime. Je me tape le front. Arrête de jouer les sentimentales Ouais… Je préfère me focaliser sur mon frigo que je n’ouvre pas finalement. J’ai la flemme de me faire à bouffer. Au pire, on commandera quelque chose… Mon esprit phase un instant tout en fixant le vide. Je viens de me souvenir qu’il devait ramener la bouffe ! Il ne devrait plus tarder. Je trouve enfin mon portable derrière un coussin, saute sur l’assise du canapé dans un rebond (les ressorts sont morts) et je bloque sur l’heure affichée. 02h17. Ce n’est pas possible. Il ne pouvait pas être deux heures du mat’ ! Je relève les yeux sur ma porte fenêtre où le noir campait le ciel. Aucune étoile. Juste cette pluie battante qui frappait ma vitre. Je me sentis prise d’un malaise. Pas le genre qui fait tourner de l’œil, mais celui qui pique l’inquiétude jusqu’à ne plus pouvoir rester debout. Serait-ce les prémices d’une angoisse ? Ma tête bouillonne. Il aurait dû être là depuis un moment déjà…Ok, ce n’était pas le mec pointilleux sur la ponctualité, mais jamais il n’avait eu autant de retard. Quelque chose était arrivée. C’est ça. Il lui est arrivé une couille sur le chemin. Je tente de me calmer et de me concentrer, les mains contre mon crâne. «  Il s’agit de Braen, putain. De Braen. » Tentais-je de me rassurer. Ce n’est pas le type qui se laisse bouffer dans la rue… mais plutôt l’inverse.

Et cette pensée me glaça.

« Oh le con… » Des mots qui s’échappèrent de ma bouche en alerte. Il m’en faut peu pour comprendre en rassemblant les pièces de ce puzzle. Je ne pensais pas qu’il choisirait ce soir pour le faire. Je me trompe. Il faut que je me trompe. Je me lève d’un bond tout en l’appelant… même si je sais qu’il ne répondra pas... et BINGO ! Le répondeur me balance son speech. J’attends le ‘bip’ en voyant rouge, enfournant mes petits pieds dans mes bottes. « T’es le Roi des enfoirés ! Tu… TU M’FAIS CHIER ! » Je suis trop énervée contre lui (le monde) pour être douce et polie. Bien sûr que l’inquiétude me bouffe mais je ne veux pas qu’il le sache. Question de fierté. Question de connerie. J’attrape la première veste qui me passe sous la main, l’enfile dans la foulée et claque la porte dans mon dos. Ma clé tourne dans la serrure dans une précipitation qui ne me caractérise pas, quand je sens une présence sur mes talons. Mes sourcils se froncent alors que j’arme mon petit poing. Je pivote subitement sur moi-même, le coude plié, prête à écraser mes phalanges sur la gueule de l’abruti qui campait derrière moi lorsque mon regard se braque sur le visage ennuyé d’Eda, planqué derrière ces deux mains levées. « Ne m’frappe pas !! C’moi !! » Je bloque, les yeux ronds ancrés dans les siens. « Eda ?! » Mon bras se baisse lentement le long de mon flanc. Mes doigts s’ouvrent doucement. Je soupire d’exaspération en observant mon voisin. Je ne peux m’empêcher de l’engueuler. «Putain mais j’allais te frapper ! … qu’est-ce que tu fous encore debout ?! » Pourquoi je lui pose la question ! Je m’en tape complètement et je suis pressée. Je le regarde baisser ces mains et me sourire. Difficile de ne pas lui rendre, bien que le miens soit serré. C’est l’un des rares à se montrer gentil avec moi. Il est sorcier également… mais j’ignore tout de ses dons. Tout comme il ignore les miens, et c’est mieux ainsi. Je le vois baisser doucement le menton sans me quitter des yeux. Il a cet air charmeur quand il me parle. Et ça m’irrite. « J’ai entendu ta porte et vu l’heure, j’ai cru que tu n’étais pas bien. » qu’il me balance en se tortillant les doigts sans perdre un millimètre de son sourire. J’arque joliment mon sourcil (je crois l’entendre soupirer d’admiration) en me mordant l’intérieur de la joue pour ne pas exploser. Il se fout de ma gueule ! J’expire l’air par mes narines et tente de calmer les palpitations qui font bouillir mes vaisseaux sanguins. « Ecoute Eda, tu ne peux pas rester tout le temps derrière ta porte à m’espionner. C’est… C’est malsain ! Ça ne se fait pas ! Tu entends ? C’est limite bizarre. Alors rentre. Il fait froid. » Mon ton est ferme. Le sourire a déserté ma bouille. J’ai le regard sévère alors que le sien dégueule de guimauve. Mais c’est quoi son problème ? « Tu vas rejoindre l’autre là. Ok. Je te comprends pas… Je te laisse. Tu as l’air d’aller bien. Alors je vais… reculer et te regarder partir. Je serais rassuré de te voir franchir la porte saine et sauve. » Qu’il me balance en tapant ces mains l’une contre l’autre, reculant à sa porte. J’ose un pas. Il avance vers moi… Putain. Il va me rendre folle… « Bonne nuit Eda ! » Je l’entends me rendre la politesse mais je ne prends pas le temps de lui lancer un regard par-dessus mon épaule. Je sais qu’il me matte le cul. Je l’ai déjà choppé à le faire. Un jour, je lui crèverais les yeux…

La pluie. Bordel. J’avais oublié qu’il faisait un temps de chien. L’humidité me contamine jusqu’à ronger mes os. Je ressers un peu mon col, une chose bien inutile puisque ma veste n’est pas attachée. J’avance un peu, encore couverte par la devanture de l’immeuble et tend du cou pour regarder de part et d’autre de ma rue. J’ai espoir de le voir débouler au coin du pâté de maison, mais l’utopie est bien vite gommée par la réalité. Il n’y a personne. Vue l’heure. Le temps. Rien d’étonnant. Je soupir en dégainant une fois de plus mon téléphone. Je rappelle Braen, sans illusion. Le répondeur me braille encore dans les oreilles. Je vois rouge sanguin là. J’ai envie de le balancer contre le mur mais j’suis fauchée ! Et j’y tiens. « T’as intérêt d’avoir une bonne raison pour éviter que je t’éviscère !! Tu me… RHAAAA !! » Plus le choix. Il faut que je me mouille. J’aime la pluie, mais derrière mes fenêtres ! Mon portable rangé dans ma poche, tout comme mes mains, je fais la courageuse en bravant la ‘tempête’. L’eau gelée me fouette le visage et ne tarde pas à me tremper des pieds à la tête. Je le maudis ! Putain que je le maudis. Mais l’inquiétude me ronge de plus en plus. Pourvu qu’il n’est pas fait cette connerie…
Je ne sais pas où me diriger…

Alors je tourne en rond pendant une bonne vingtaine de minutes.

Mon quartier est étendu. Il peut se trouver n’importe où, tant et si bien qu’il soit ici. Cette pensée me fait grincer des dents… Du retard, OK. Un lapin, HORS DE QUESTION. Je ne vois pas grand-chose. Mon regard se plisse. Mon visage dégouline de cette chienne de pluie. J’ai froid. J’ai faim. J’abandonne. Je lâche un profond soupir en tournant les talons, prenant la direction de mon immeuble. Il va m’entendre… Je suis décidée, une fois au chaud je le bombarde de message. Je marche la tête dans les épaules et ne rêve que d’un bain chaud. J’attends que le bonhomme passe au vert pour m’engager sur les clous et rejoindre le trottoir de mon immeuble d’un pas trottinant, lorsque je remarque une silhouette qui s’approchait de moi. Je reste figée parce que je sais… je sais que c’est lui. Je le reconnaitrais entre mille. Mon inquiétude fait place à un profond soulagement qui baisse mes épaules. La tension quitte aussitôt mon corps. Je le fixe et marche dans sa direction. Ma bouche sourit… je l’efface rapidement en une moue vénère. Mes bras se lève. Agacée. « Mais putain ! Qu’est-ce que tu fous !! … Je te cherche partout p’tain !! » Je râle en ramenant mes bras le long de ma silhouette. La sienne est dans la pénombre. Je ne le vois pas. Je devine qu’il a une clope au bec. Je crois. Mes pieds s’arrêtent au milieu du trottoir, en plein dans une flaque. J’ai le regard noir. La bouille trempée. Et le cœur qui bat bien trop vite.

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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   21.04.17 17:50


ONCE UPON A CRIME
Mort.
Mort.
Mort.

Ça ne fait que quelques heures. Ça résonne encore. L'évidence creuse alors, grignotant le peu de stabilité dont il jouissait encore.

IL. EST. MORT.

Dix jours. Ne le découvre que ce soir, alors apprêté à commettre l'irréparable. Sévices fantasmées. Ce crime aurait dû être dans l'ordre des choses. Il aurait dû être commit par ses soins et par personne d'autre.
C'est lui, c'est le traître qui l'a balancé. Il le sait parce que c'est Noyale qui le lui avait dit. Il le sait et il la croit. Elle n'aurait jamais osé.
Pourtant, son esprit mauvais lui crache des potentialités qui défient ses propres espérances. Jeremy ? Nikolaï ? À moins que ce soit elle… elle depuis le début ? Elle qui ait finit le travail à sa place ?
Torrentielles sont ces pensées qui se déversent sur son plan interne. Les émotions, vives et explosives, enflent et compriment ses organes.

10:24 PM. Le garçon s'est échappé des murs du bâtiment, la respiration difficile : lente et profonde ; où il tenta de répéter cet exercice minable qu'on lui avait apprit dans ses jeunes années. Devenu plus automatique qu'efficace — Braen fixe le noir de ses paupières en alignant frénétiquement des phrases qui perdaient de leur sens au fil des secondes. Tout son corps tremble sous l'effroyable tension qui grandit — et ses mains moites et humides ont rejoint ses tempes.
La soupape de sécurité, celle que Sverkersson lui avait installée à sa façon, se fêle.
Il hurle. La rage au ventre et jusqu'au bout des lèvres.
Écho qui chevaucha le son d'une pluie battante et d'une circulation dense.

Sur le chemin qui le mène aux eaux bordant Seward Park, il fait plusieurs haltes forcées. Deux de ses doigts se fracturent contre le mur d'une ruelle près d'un petit restaurant indien non moins réputé. Pour le trente sixième coup porté. Il continue de rougir ses phalanges, de creuser son épiderme là où il ne peut plus se contenir; là où son flux de pensées frôle l'insupportable. Quand vient le tour de son arcade gauche et de son front de donner du pourpre à marier au blême de sa peau, il est presque à destination.
Et là, il parvient même à s'en griller une, alors qu'il fait l'effort de récupérer une commande. Il meurt de faim. Il pense que ça peut le soulager de tirer sur cette clope. En réalité il ne pense pas vraiment, il agit. On ne lui pose pas de questions, même si les regards interrogent. Braen ne les regarde pas car il sait qu'il suffirait d'un rien pour qu'un poing parte. Du moins, s'il semble savoir, il n'a pas tant conscience de ce frein invisible dont il jouissait depuis moins d'un an maintenant. Depuis que cette femme était entrée dans sa vie, il avait changé. Mais son pouvoir de suggestion n'était pas infaillible, l'organisme du Llywelyn réagissant avec une inconditionnelle férocité. Faire taire une telle rage par des mots enrobés de magie n'y changeraient rien, quant bien même certains effets bénéfiques étaient à signaler.

Il repart.

L'averse forcit un peu. Un orage, sans doute. Mais il n'est pas encore là. Tant mieux… tant pis.
Le peu d'affaires qu'il a sont mises à l'abri, non loin du rivage. La verdure du parc dans son dos, il est presque nu lorsqu'il s'engouffre dans cette eau glacée, allant jusqu'à s'immerger complètement.

(11:48 PM. Silence.)

Il n'arrive pas à repousser cette transformation. Pas complètement, ni de manière optimale. Partielle et douloureuse; comme à l'accoutumée. Mais il avait déjà vu sa jauge d'adrénaline monter de manière exponentielle depuis quelques temps déjà. En sachant ce qu'il allait faire ce soir, il n'avait prit que la moitié de son traitement bêta bloquant. Ce qui expliquait bien des choses, et qui en expliquerait bien d'autres aussi.
Crispé dans cette masse sombre et aqueuse, ses doigts acérés passent sur ses bras et ses côtes machinalement ; un nouveau cri inhibé car littéralement noyé.

Quand il rejoint finalement la surface, la faim et la fatigue prédominent sur cette amère frustration. Le froid qui mordait sa peau n'était pas désagréable de son propre ressenti; mais l'humidité qui filait sa carcasse l'alourdissait également. Sensation qu'il exécrait.

2:08 AM. Tel un automate, il a remonté la distance qui le séparait du nid de Noyale. Sac de bouffe au bout du bras dont le plastique était parsemé de veinules sanguines diluées. L'orage gronde, ce beau con. Son estomac aussi.
Il a prit deux burgers au fast-food du coin, il n'y avait qu'eux pour nourrir les noctambules. Braen n'aurait su attendre plus longtemps — et une wyverne affamée n'était pas de bonne compagnie.
Sans relever les regards, car il se concentre sur son dû, sur sa sensation de faim et rien d'autre. L'impatience se lit facilement, même si les tremblements n'étaient pas particulièrement dus à cet état de fait. Une fois de retour à l'extérieur, il dévore le premier. (Sa veste en cuir ne le protégeait en rien la tête. Exposé à l'élément auquel il était lié depuis les premiers jours.)

Il n'est qu'à dix minutes de l'appartement mais ne se presse pas particulièrement, conservant le même rythme plus tôt adopté.

2:38 AM. Approchant l'intersection, il jeta sa clope - qui n'avait pas fait long feu, ne pouvant s'abriter éternellement - dans l'une des poubelles publiques qui habitait la rue. Il dégainait son second et dernier sandwich pour croquer dedans. Il y découvre le goût de son sang, passant de ses doigts au pain garni - et déjà froid. Lorsqu'il redresse les yeux, bougeant un peu vers la lumière d'un lampadaire, il remarque enfin la (minuscule) silhouette de Noyale. Se découvrant par la même occasion.

Il la remarque et se laisse incendier par cette dernière. Elle remonte jusqu'à lui. Et tout dans le comportement du garçon sommait qu'il n'avait que très peu de considération pour ce détail. (Il finissait sa bouchée et en reprit même une autre.) Un éclair zébra le ciel d'encre. Si la douleur était bel et bien présente, seul les légers spasmes à ses extrémités semblaient vouloir en témoigner. Le sang parlait de par sa situation, sans en dire plus. Rien ne pouvait prouver, à ce stade, qu'il y avait eu lutte avec une tierce personne.
Et pour sa défense, son téléphone était déchargé. De fait, l'aspect horaire lui avait complètement échappé. Mais il n'y avait pas que cet argument qui pesait, d'autres le seraient davantage.

Le gallois la regardait. L'œil morne, inexpressif, fermé. En temps normal, il l'aurait insultée d'emblée en montant d'un cran. Et même si les mots habituels cognaient dans sa tête, ils n'étaient pas sortis pour autant. Son silence parle. Braen n'avait pas terminé sa bouchée, émit un soupir nasal en jaugeant son reste entre ses doigts froids. « J'arrive, ça s'voit pas ? » d'une voix à peine audible sous l'écho pluvieux battant sur leur environnement, eux compris. Glisse son regard clair vers le sien en tournant aussitôt les talons — marque quelques enjambées dans cette rue qui était la sienne.

Et même si elle avait décidé de rester plantée dans sa flaque, il n'irait pas faire demi-tour. Dans le meilleur des cas, un camion de la spa irait la récupérer, attendris. Avec cette tronche de Yorkshire mouillé, elle n'aurait pas trop de mal à paraître crédible. Pour le reste, il n'y aurait plus qu'à espérer qu'elle ne morde pas la main qui la nourrit.

Lui avait osé après tout.

Quand elle raccourcit suffisamment la distance qui les séparait, Braen lui tendit le sachet plastique hermétique où son (leur) repas était enfermé. Bien entendu, il était tout juste bon à être réchauffé.
C'est de sa main aux doigts en partie fracturés qu'il lui tend son dû. Au même moment, et de son opposée, il termine son en-cas dans une dernière bouchée. Ils sont sur le pas de son immeuble et à l'arrêt. Étonnamment, il n'a pas vraiment l'intention de bouger plus loin. Caprice passager. L'eau bat sur sa carcasse et bien qu'il n'irait jamais le clamer, il adorait ça. Mais maintenant qu'il était proche du but… une chaleur réactionnelle irradiait ses membres blessés. Et ça le lance. Évidemment. C’est toi, c'est toi ? C'est toi ? Ça pourrait être toi. Ça pourrait… tu pourrais… ne plus être.

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“widomor-e karamos-e, emmos snis riyi emmos snis andometi”
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Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   21.04.17 22:06


.Once upon a crime.


…Rester calme. Juste rester calme…

Difficile avec ce tempérament sanguin qui me parcourt, me pique le long de mon échine. J’ai cette colère qui bouillonne en moi, et ce sentiment caresse l’inquiétude et me perd. Je déteste cette sensation où mon contrôle me file entre les doigts. C’est mauvais. Et je ne veux pas. Je ressers mes poings lentement sans le quitter des yeux. Il ne répond pas. Mieux, il sort de l’ombre s’offrant à mes yeux sous son plus mauvais jour. Mes pupilles s’arrondissent en voyant son visage abîmé. Le miens se décompose. La peur me contamine, je ne saurais dire la raison. Qu’a-t-il fait ?! Ma colère s’estompe lentement, tout autant que mes doigts se desserrent. Je le fixe. Muette. Je suis incapable de dire quoique ce soit pour le moment. Je me sens conne… tellement conne. L’éclair qui zèbre le ciel ne me fascine pas. Pourtant j’adore les orages. Mais pas ce soir. Je veux que tout s’arrête, comme cette pluie sadique qui nous glace jusqu’aux os. Comme ces questions qui me polluent la cervelle. Pas de réponse. Je sais que je ne les aurais pas en le harcelant. Je tente de ravaler ma salive alors que mon regard bouleversé chute lourdement sur ces mains tremblantes.

Du sang. De la chair bousillée à ces phalanges.
Il m’en faut peu pour sentir cette compassion (le sang ne me dégoûte pas, il me fascine) me ronger de l’intérieur, me forçant à me radoucir. A comprendre. Je ne suis pas de celle qui se jette sur l’Autre dans ce genre de moment. Je préfère reculer (et fuir ailleurs). Et cette fois, mes pieds ne bougent pas. Bien ancrée dans cette eau merdique qui ne cesse de me geler. Je continue de le fixer, mes dents plantées dans ma lèvre. Le silence parle à notre place.

Pourquoi tu te détruis…

Cette fois, mon corps est pris d’un frisson nerveux. J’essaie d’avoir une réaction, mais j’ai le corps ankylosé par les émotions. C’est lui qui ouvre la bouche en premier. Un soulagement. J’accroche son regard dans l’attente d’autre chose mais rien ne vient. Il tourne les talons… What ? Je cligne des yeux sans oser bouger, comme une conne qui rassemble les informations. J’hallucine. Putain il tourne les talons ! J’en baisse le menton en expulsant un soupir de ma bouche crispée. J’ai envie d’hurler… Pire, de le frapper ! De le griffer ou le mordre ! Mais rien ne s’extériorise. Rien ne bouge. Et c’est mauvais. Je garde tout en moi, comme je sais si bien le faire dans ce genre de situation où tout m’échappe. J’ai envie de fuir… fuir loin… De tout  envoyer chier.

Lui. Eux. Le monde.

J’enfonce mes mains dans mes poches et me détourne à moitié… prête à partir dans le sens opposé mais je bloque. Je n’y arrive pas. Je ne peux pas. C’est horrible… Pourquoi je n’y arrive pas !! Je m’insulte tout en me cognant le front de mon poing. Une fois. Une seconde… Je suis si faible. Je soupire de nouveau en levant le nez vers le ciel. L’orage gronde. Il est au-dessus de nous. J’en ferme les paupières, battue par cette flotte qui ruisselle sur ma peau et puise en moi ces particules de force pour affronter la Bête. Je ne peux pas le laisser comme ça. Dans cet état. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque… vraiment ?

Il marche vite ou bien est-ce moi qui a de si petites jambes ? Je le rejoins enfin, sans balancer quoique ce soit. Je n’ai pas envie de toute façon. Je me contente de son silence. Il se contentera du miens.

Une fois aux portes de l’immeuble, il me tend le sac de bouffe. Je remarque les petites traces de sang, les plus récalcitrantes sur le plastique. Je ne dis rien. Je me contente de le prendre sans desceller la bouche et le glisse à mon poignet. Mon regard agrippe dans le geste ces mains meurtries… J’ai le cœur qui se comprime. Je crois que j’ai la nausée. J’ai mal. Mal pour lui. Mal à en crever. J’évite de le montrer et préfère me défiler. Mes pensées s’entrechoquent dans cette quête des réponses. Son état… Il y est forcément allé le voir pour en finir une bonne fois pour toute. Pourquoi je me sens en colère. Frank n’a ce qu’il mérite. Mon regard se relève sur lui. C’est toi… Il est mort… J’en suis certaine… Il est mort… La réflexion me fait grincer des dents. Je me mords de plus belle le coin de ma lèvre tout en ramenant mon attention sur son visage. Visage tout aussi mouillé que le mien. Et ça m’excite. D’en d’autres circonstances, l’entrée de mon immeuble aurait été notre sanctuaire intime… Ouais, dans d’autres circonstances. Cependant je m’approche d’un pas. Soupir… J’ai cette féroce envie de me coller contre lui.

Je me contrôle. Me reprends. Me haïe.

Et je tourne les talons sous cette pluie qui fait de moi une véritable épave, prenant la direction de ma porte. Le porche m’abrite. Je ne m’en rends pas compte que je ne suis plus balayée par l’orage. En revanche, je le pensais dans mon dos mais je ne le vis pas dans la vitre. fais chier Alors je comprends. Je lui jette un regard par-dessus mon épaule alors que ma main pousse déjà la poignée. Il est immobile. Là. Trempé jusqu’à la moelle. Je ne dis rien, je me fais violence pour. S’il veut entrer, il connait le chemin. Je le connais. Je sais qu’il a besoin d’un moment. Je lui accorde non sans jurer. J’entre déjà dans mon hall.

La température aussi glaciale que dehors me fait frissonner de plus belle. J’active la cadence pour rejoindre ma porte qui se situe au fond du couloir dans un bruit de ‘floc floc’ qui m’énerve. J’ai les nerfs à fleur de peau. Ma clé retrouvée, j’essaie de l’enfoncer dans ce putain de trou. J’ai les doigts glissants. Les cheveux dégoulinants. Je ravale une pointe de colère mais me décharge contre cette connasse de porte. Un coup de pied qui résonne comme une détonation. Echo de merde. Je tourne rapidement la tête vers l’appartement d’Eda. Rien ne se produit. Il manquerait plus que je me le tape ! (façon de parler…) Je n’ai ni l’envie ni la patience. J’ai juste ce besoin de me dessaper et de prendre un bain brûlant. Je tremble de froid. Je crois que c’est de froid. J’ai cette envie de pleurer qui me prend soudainement alors que je trouve enfin la serrure.

Une fois à l’intérieur de mon studio, je laisse la porte légèrement ouverte pour qu’il puisse entrer. Je ne crains pas les voleurs, ou autre voisin sans gêne. Je sais comment les recevoir. Surtout dans mon état. Je balance le sac de bouffe sur mon plan de travail. Je n’ai plus faim. J’essaie de me recentrer comme je peux en ramenant mes mèches en arrière. Mon regard balaye ma petite pièce… mon sol que je viens de tremper de ces gouttes de flotte. Je râle tout en retirant ma veste, m’avançant dans ma petite entrée. J’y retire mes bottes. J’ai les chaussettes humides. La veste dégoulinante trouve sa place sur la patère. Et je tends l’oreille vers le couloir. Je ne sais pas s’il compte venir… Et ça me peine. Je soupire doucement tout en me trainant jusqu’à la salle de bain, retirant mes fringues dans la foulée. Du moins mon débardeur noir qui me colle à la peau. Je le balance en boule dans mon évier. Je préfère ne pas me regarder. Je me penche et ferme l’orifice de ma baignoire à l’aide du bouchon. J’ouvre le mitigeur et le cale à fond sur l’eau chaude (il faut attendre cinq bonnes minutes pour en avoir). Ma chaudière c’est de la merde, tout comme la canalisation qui grince à faire trembler le mur. Je me détourne en déboutonnant mon jeans. Lui aussi trouve le chemin de mon évier. Tout est trempé. Même les sous-vêtements que je retire avec plaisir. Ca me colle de partout. Une horreur. Les chaussettes ne sont pas épargnées. Nue comme un vers, je file vers la penderie où reposait le sweat gris. Je l’enfile rapidement. Il est dix fois trop grand mais je m’en tape. Il est chaud. Il est à lui Rien à foutre. S’il le veut, il n’aura qu’à me passer sur le corps… J’entre de nouveau dans ma salle de bain. Je ne supporte plus ce silence qui m’assomme alors j’appuie sur ‘play’ du vieux poste CD qui trône à même le sol. ‘Desire’ résonne dans la pièce minuscule et m’arrache un semblant de sourire.

La baignoire se remplit lentement. Le débit de l’eau est faible. Patience… Le bain sera pour bientôt. J’ouvre alors mon miroir et sort de quoi le soigner. J’ai toujours ce qu’il faut au studio. Ce n’est pas la première fois et ça ne sera pas la dernière. Je pose tout sur le rebord du lavabo et attrape une serviette dans la foulée. L’élastique qui retenait mes cheveux est douloureux. Il tire des mèches ce con. Je le retire avec délicatesse tout en croisant joliment mes petites jambes l’une contre l’autre. Ma chevelure blonde s’effondre sur mes épaules, dans mon dos. Le tout gorgé d’eau. Ma tête se penche en avant et je commence à  frictionner le tout sans volonté. Mes pensées divaguent ailleurs… vers lui. Je soupire d’avantage et me laisse envahir par ce vide. Il m’appelle. Me happe dans les méandres de son néant. Et je m’y perds…

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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   22.04.17 0:18


ONCE UPON A CRIME
Elle récupère le sachet sans un mot et disparaît.

(Il a envie de la prendre. De lui faire mal. Une envie. Féroce, qui s'impose. Trop familière.
Qu’il adore.)

Ils n'ont pas besoin de parler. Après sept années (breaks et emprisonnement non comptant), Noyale avait su accepter d'agir dans son sens afin d'éviter des éclats inutiles. Du moins, le genre d'éclats de type irréversibles. Le confronter dans une telle situation n'aurait, de toute façon, été salvateur pour quiconque ici. Même enfant, on avait apprit par expérience qu’on ne pouvait le calmer à mettre de l’huile sur le feu : clairement, il ne redescendait pas. (Il - ne - pouvait - pas.) Il fut un temps où elle n'aurait pas cherché à faire l'effort. Si elle est restée aussi longtemps, ça ne pouvait être que grâce à ça, non ?
À peine avait-elle fermé la porte de l'immeuble qu'il avait tourné les talons, s'éloignant de cet abri tout désigné. Un coup d'œil à sa gauche, à sa droite, et même par dessus son épaule. Tire son menton vers le haut, faisant basculer sa tête en arrière. Quelques mouvements lents où il sent ses cervicales craquer imperceptiblement. L'instant d'après, un long soupir s'échappe de ses lèvres. L'eau de pluie coule sur ses yeux, rendant trouble sa vision. Une voiture passe.

Et si c'était toi ?

La faim et la fatigue, (si ce n'est le froid devenu mordant), l'incitent à ne pas s'éterniser. Quelques misérables minutes ont suffi. Il est déjà dans le hall d'entrée, ne prend pas la peine d'essuyer ses semelles encore maculées de sable et de quelques brindilles d'herbe. Une chance qu'elle soit au rez-de-chaussée.
À l'approche de sa porte, il ne s'arrête pas. Sans mettre ses doigts endoloris sur la poignée - et donc d'un coup d'épaule ; il ouvrit la voie, s'engouffre dans le logement et referme derrière lui.
Braen entend le morceau qui tourne, ça ne le fait pas réagir mais sait qu'elle l'apprécie. (Il l'a déjà entendu plusieurs fois, et pas seulement parce qu'ils s'occupaient parfois sur ce fond sonore.) Il entend aussi l'écoulement régulier de l'eau et n'a pas grand mal à en deviner l'origine - les intentions de Nol étaient sous-entendues. Il voit la bouffe dans le coin cuisine. Et il la voit elle, dans un de ses vêtements, filant dans la salle de bain.
(Il sent la douleur. Il a ôté ses pompes à l'entrée, et même ses chaussettes récalcitrantes - car complètement trempées.)
Le reste du traitement bêta-bloquant est dans la poche de sa veste. Veste gardée sur ses épaules malgré son poids. Il tire la fermeture éclair pour détendre le tout.
Il ne rejoint pas Noyale. Chose qui aurait pu être le cas en temps normal. Au lieu de ça, il s'est dirigé vers le plan de travail où il défit le sachet pour en sortir un des réceptacles, glissés négligemment. (Un de ses poignets a prit plus que l'autre. Il porte mais ce n'est pas sans souffrir. Ses mouvements sont pourtant naturels. Ça ne l'arrête pas.) Et en place un dans le four à micro ondes, lançant la cuisson.

Elle vient de ressortir de l'autre pièce quand il passe ses lèvres sous l'eau froide, récupérant de quoi s'hydrater. Comme s'il n'en avait pas déjà assez…
Le gallois redresse sa tête et oriente son regard dans sa direction, la jaugeant en silence. Ça dure le temps qu'il prenne ce qu'il aurait dû avaler le matin même. Coupe le robinet une fois fait et s'avance dans sa direction. Le garçon remonte jusqu'à elle, passe derrière en la ramenant contre lui. Son bras glisse sous son menton, dans l'axe de ses épaules. Le couple est orienté vers l'entrée de la salle de bain, leur image retranscrite sur la surface du miroir qui leur faisait face.

Braen se serait vanté d'avoir tué cette enflure si ça avait été le cas.

Son état ? Pas normal. Pas en concordance. Même si cela faisait bientôt un an qu'il avait "changé", terrant cette ultraviolence au maximum. Mais comment ? Comment un être tel que lui aurait pu réussir seul un tel exploit ?

Peu importe pour le moment, car les questions s'orientent vers un autre horizon. Il n'a toujours pas levé le nez, n'a offert aucune attention au reflet de leurs corps unis. L'une de ses pommettes repose sur le sommet de son crâne, son souffle balayant quelques mèches de cheveux féminines. L'humidité de son blouson commence à prendre le tissu du sweat ; elle va le sentir et le virer de là. Là où il crut déceler un mouvement de fuite, sa prise se resserra brutalement, dans un réflexe soudain. « Il est mort, » grinça t-il entre des dents. Son corps froid plaqué contre le sien, il poursuit, ses plaies brachiales le lançant davantage sous la tension musculaire. « Putain, IL EST MORT ! », a-t-il lâché d'une voix forte, presque criante. Braen la lâche, les yeux injectés de sang. « Deux semaines. Deux. putain. de. semaines. » Ses mots, découpés au hachoir invisible. Il avait fait un pas dans sa direction. Le son de l'eau couvrait ses expirations soutenues. Malgré tout, malgré la fatigue, cette rage persistait. Endormie puis ranimée l'espace d'un instant. Agressif, il ne lui laisse pas le temps d'en placer une et la bombarde. « C'est toi ?! » Un nouveau pas, sa voix forcit à nouveau, tempêtueuse. « RÉPONDS, BORDEL ! » Ses tremblements aux mains sont plus importants. Mains sur lesquelles cascadaient les coulées d'hémoglobine situées en amont. Le bleu de son tee-shirt, noirci de vomissures sanguines au niveau costal.
Ne mens pas… ne me mens jamais !

Elle était la seule au courant avec Jeremy.
L'aile ou la cuisse ?
Pas du genre à faire la fine bouche.
Goûter aux deux pour apaiser sa faim de vengeance ?
Apaiser ses maux… pourquoi pas.
Jamais assez.
Toujours plus.

Dis-lui qu'il a tord…
frappe-le, frappe-le encore,
fais-le vivre !


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_Noyale peut faire bouillir le sang de quelqu’un (comme le sien) jusqu’à provoquer des liaisons internes plus ou moins importante selon la volonté et la capacité de la sorcière.
Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   22.04.17 11:22


.Once upon a crime.

Repos tranquille
Heure inutile
Dans ce refuge
La main qui tremble


La musique me transporte dans un autre ailleurs. Mon ailleurs.
Celui où tout est blanc. Celui où tout est beau. Celui où j’existais.
J’aime me perdre dans ce ‘quelque part’ pour m’y abandonner quelques minutes. C’est un besoin que j’impose lorsque j’ai besoin d’une pause.  Je sens mon corps qui se détend doucement, là, assise sur le rebord de cette baignoire abîmée par les années. Le bain m’aidera à faire baisser cette tension qui me ronge de l’intérieur. J’ai froid. Je suis complètement gelée. Ma jambe qui surplombe sa jumelle ne cesse de trembler. Je ne sais pas s’il s’agit réellement de froid, ou bien de stress. Je suis incapable de le contrôler. Mon ailleurs… Il faut que j’y retourne mais je n’y arrive plus. Je me sens tellement las. Mes paupières s’entrouvrent sur l’unique tapis de bain. Triste réalité qui me pollue et se propage en moi comme un poison. Je lâche un soupire. Profond et douloureux. Mon regard hésite et vogue jusqu’à la porte. Personne. La colère grimpe instinctivement en moi et ne cesse de me pousser à l’explosion. Je résiste non sans violence. Je retiens un cri tout en envoyant bouler la serviette dans la pièce. Impulsive. Impatiente.

Respire… Respire…

Campée sur mes jambes, les mains collées à mon crâne pour me calmer, j’entends du bruit en provenance de la cuisine. Il est là. Mon tourbillon d’émotions me paralyse. Je ne saurais dire si j’en suis soulagée ou bien énervée. Il est là. Mais ne vient pas. Je tourne comme une lionne en cage sans baisser mes mains. Mes doigts agrippent des mèches dorés avant de les ramener en arrière, sur ma nuque. Ils ne sont pas totalement séchés. L’eau continue de remplir le bac profond de la baignoire. Lentement… Je ne tiens plus. Je décide de sortir de mon trou. Il me faut que quelque pas pour me retrouver face à lui. J’observe sa haute silhouette penchée vers le robinet. Je ne cille pas. Je ne bouge pas. Nos regards s’accrochent. Je le jauge également de ma hauteur de naine, emmitouflée dans son sweat qui m’arrive aux genoux. Les poings serrés cachés sous mes manches. La mâchoire contractée au point d’en souffrir.

Ne pas hurler… Ne pas hurler.

Je fulmine… Je ne sais pas pourquoi je me sens agacée. Mes sentiments sont versatiles. Je le veux si cruellement pour mieux le haïr la seconde suivant.
Il me rend complètement folle. J’en baisse la tête pour le fuir. Esquiver son regard si limpide. Si profond. Je n’ai pas la force d’une confrontation. Si seulement je savais… Je préfère me détourner de lui dans un léger bruit de coton. La salle de bain. Mon refuge. Je m’apprêtais à y pénétrer à nouveau lorsqu’il remonte à moi. Toujours dans ce silence pesant. La musique a changé depuis pour un morceau tout aussi doux. Il m’attrape et se colle contre moi. Mon corps tressailli à son contact. Electrique. Je ne bouge pas, le laissant passer son avant-bras sous mon menton. Mon rythme cardiaque s’accélère. Il me brûle. Me contamine à sa manière. Je ne cherche pas à me défaire de son étreinte. J’en ai besoin. Le sentir contre moi noie mes tensions… mes pulsions.

J’ai tellement besoin de toi.  

Mon regard se lève doucement vers notre reflet. Je le vois, sa joue contre mon crâne. Mes bras sont restés le long de ma silhouette, ballant mollement. Ma respiration se fait plus lourde. Plus hâtive.  Impossible de détourner mes yeux. Je le fixe. Taciturne. Son blouson commence à mouiller le coton du sweat. Le froid me gagne les reins. J’en frissonne. Alors j’essaie de me décoller légèrement de ce corps contagieux mais il ressert subitement l’étreinte avec cette brutalité qui le caractérise tant. Mes yeux s’arrondissent sous le geste, accompagnant mes mains qui, d’instinct, se posent sur son bras. Et sa voix éclate dans la petite pièce et me surprend. Je cligne des paupières en assimilant ce qu’il me crache, rassemblant les informations jusqu’à comprendre… Il ne l’a pas tué. Il s’en serait vanté. Bordel… Il me lâche. J’en profite pour faire quelques pas en avant et me retourne vers lui, manquant de me casser la gueule avec ce tapis de merde. Il a ce regard fou… celui qui le pousse dans le plus mauvais… Dans le pire.

Et les mots s’entrecoupent dans ma tête. Aussi tranchants qu’une lame de rasoir. Aussi subite que douloureuse. C’est déstabilisant. Je vacille un instant en ramenant un petit poing contre ma tempe. Abasourdie. Il est mort ! Ce fils de pute est mort ! J’en baisse les yeux, cherchant des réponses à toute cette merde mais je patauge dans l’ignorance la plus totale. Il me sort de mon moment d’absence en aboyant de nouveau sur moi. MOI ! Je plante mes billes claires dans les siennes. Mon regard est noir. Je cherche les mots mais rien ne vient sur le coup. Je manque cruellement de répartie dans ce cas de figure. De toute manière, il ne me laisse pas le temps de poser un mot qu’il enchaine en avançant vers moi. Je ne bouge pas et lui tient tête. Bien que la mienne soit relevée pour le défier. Il hurle. M’accuse de quelque chose que je n’ai pas commis. Si ma colère s’était apaisée quelques minutes plutôt, son insinuation ranima les quelques braises de cette saloperie. Je sers des poings sans ciller et j’explose… « PUTAIN DE MERDE BRAEN !! » Je ne tiens plus en place. Mes doigts me démangent sous ma manche. Mon buste se penche légèrement en avant. Je me crispe. « ARRETE DE ME GUEULER DESSUS ! TU… TU ME CROIS ASSEZ CONNE POUR FAIRE UN TRUC PAREIL !! » Je lève mon menton vers le plafond en me tenait la tête de plus belle. Je cherche un oxygène qui ne vient pas. Mes jambes tremblent sous la pulsion qui m’anime. Je ne sais pas si je vais réussir à me contenir… Je sens en moi tout ce sang qui bouillonne… Pas ça… Je ne veux pas. Mon menton en avant, je ne cesse de le fixer de mes yeux qui vomissent ma colère. Une colère aussi noire que triste. Comment pouvait-il penser ‘ça’ ?! Comment peut-il encore douter de moi, après toutes ces années ! Je me sens blessée. Ça fait mal… J’ai l’impression d’avoir une lame enfoncée dans mon âme. Je le HAIE. Comme je le haie quand il est comme ça : CON. J’inspire. Ma petite voix tonne de plus belle jusqu’à m’en faire mal. « JE N’AI PAS TUE CET ENCULE ! PUTAIN BRAEN ! C’est ça que tu veux entendre ??» Je ne contrôle plus rien. Je suffoque.

Le sang de ses mains, de son visage se met doucement à quitter les plaies de ce corps meurtri, comme une nuée de particules vermeilles flottant dans les airs. Et tout reste en suspens autour de nous. J’en tremble en tordant machinalement mon cou, comme un tic nerveux.

Animée par cette violence qui me campe, je fais un pas vers lui et le pousse brutalement dans la foulée, cherchant à le faire reculer. J’ai une indicible envie de le frapper… Encore et encore… mais son état me fout une barrière… Il y a un temps où je ne me serais pas privé. Les années m’ont changé… Alors je passe ma frustration en le repoussant de nouveau, de toutes mes forces et finit par lui siffler d’une voix plus calme. Mes doigts écartés contre son buste. Si proche…  « J’ai eu cette envie. Bien sûr… Il t’avait balancé. Combien de fois je l’ai attendu pour le saigner… Combien de fois j’ai refait sa mort, juste ici (mon index cogne ma tempe) mais je n’ai pas touché Frank. Jamais… Car je savais que tu en mourais d’envie. » Je me mets doucement à rire. Ce rire irritable qui ne me correspond pas. Je ne lâche pas des yeux. « Tu vois… je suis bien dressée, hein… Mais tu doutes de moi. Après tout ce temps, tu doutes encore… Tu sais quoi Braen ? Va te faire foutre. » Les derniers mots sont volontairement murmurer. Je n’ai pas envie d’hurler… je pose juste mon dédain… un chagrin. Je me recule un peu en laissant mes doigts glisser le long de son buste avant de ramener mes mains à mon visage. J’inspire profondément en secouant doucement ma tête. L’équilibre est fragile. Bancale.  J’ai besoin de m’éloigner un peu. La fureur se disperse lentement dans mes membres. Je ne le regarde pas lorsque mes mains s’éloignent de ma bouille. Je passe à ses côtés en le bousculant volontairement (rancune tenace) pour m’échapper dans la cuisine. Le ‘ding’ caractérise du micro-onde venait de retentir comme un gong de fin de round, une bonne raison pour s’y réfugier (encore). Tout comme l’eau du bain qui arrivait bientôt à saturation.

Et le nuage des bulles carmin qui nous entouraient éclatèrent subitement, éclaboussant Braen, la porte, le sol…


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   22.04.17 13:54


ONCE UPON A CRIME
Braen ne réfléchit pas.
L'impulsion est violente et incontrôlée. Comme toujours.
C'est la seule façon dont son entité pouvait se défendre. Il réagissait comme si sa vie en dépendait — la survie, toujours la survie. L'autre est danger, l'autre est source de maux. Évacuer sa frustration. Qui a dit que la colère apportait des vérités ? Elle avait son lot d'énormités, si s'en était pas une elle-même, brute et simple. C'est de la colère, oui ; elle est noire et la wyverne crache le venin qui lui reste. « ARRETE DE ME GUEULER DESSUS ! TU… TU ME CROIS ASSEZ CONNE POUR FAIRE UN TRUC PAREIL !! » Bien sûr que oui…, pense t-il alors qu'une fraction de seconde plus tard, il exprime verbalement sa colère, aussi fugace que débordante. « Et pourquoi pas ? Ça t'aurais pas fait kiffer de m'voir pourrir là-bas ? » Le gallois ne s'arrête pas, la fusillant. « Une vie tranquille, sans emmerdes ? P'tet que Frank voulait te sauter lui aussi ? » Si de son côté cela se stabilise, ce n'est pas vraiment le cas chez Noyale, qui semble encore prendre sur elle pour ne pas exploser complètement. « Ah non, c'est vrai, pas d'humains pour la baise, hein ? Une chance que le stalker d'à côté l'soit pas ! » Trop. « JE N’AI PAS TUE CET ENCULE ! PUTAIN BRAEN ! C’est ça que tu veux entendre ?? » La vérité, rien que la vérité. Mais saurait-il seulement la distinguer à ce stade ? Le doute est présent et c'est bien cela qui le met dans tous ses états. De même, Braen est incapable de jouer d'empathie - même factice - dans ces cas-là. Il ne voit pas ce qu'il y a derrière cette réplique explosive, celle qu'elle lui faisait goûter.

Pourtant, il ne faut pas se leurrer.
Les mots qui s'alignent font enfin écho dans son crâne. Un premier écho et sans doute le plus important de tous. Celui qui allait le ramener sur le chemin de la raison. La crise était déjà passée, après tout : la petite poupée n'avait droit qu'aux restes. De plus en plus, d'ailleurs. (Son traitement parvient à réduire ses excès, d’autant qu’il a été surdosé volontairement depuis un an.) Sauf si elle se trouvait au mauvais moment, au mauvais endroit… c'est à dire à ses côtés, là où ses émois franchissaient le point de non retour. Pouvait-on seulement dire qu'elle était frappée par la chance ce soir ? Les dégâts psychologiques amassés n’étaient-ils pas tout aussi amers qu’une seule gifle en plein visage ?

Lorsqu'elle le pousse une première fois, écrasant ses paumes contre ses blessures costales dissimulées, il ne la quitte pas des yeux et fait barrage. Parce qu'il veut la vérité, il veut qu'elle parle, qu'elle le frappe, qu'elle le déteste. Mais il la voulait plus que jamais lorsqu'elle lui fit serrer les mâchoires sous la douleur. En colère, en souffrance ; l'azurin de son regard le crie, l'une étant plus barbare et omniprésente que l'autre, tue par l'habitude. Ne pas souffrir, c'est disparaître, lui et son équilibre vital.
Nol lui parle, laisse ses mains reposer contre lui pendant qu'elle gaspille sa salive à essayer de raisonner un homme aussi frustré que déstabilisé. Un rire jaune. Le gallois penche un peu la tête, l'œil vicieux. Ce n'est pas sa faute, clame t-elle. Ça ne peut donc être que Jeremy ? À moins que l'affaire soit plus compliquée encore ? Braen ne supporte pas la complexité dans de telles situations. Il préfère que les têtes à faire tomber soient désignées clairement. Il éliminera l'autre, dans le doute. Une barrière s'impose, discrète mais bel et bien présente, à cette pensée restructurée. Ce n'était pas normal… était-ce de l’hésitation ? Pendant un bref instant, le grand brun ne se reconnaît plus. « Toi qui te contrôles ? Sérieux, tu m'épates… » Et il n'irait pas se vanter d'être plus stable que la blondinette. En fait, à côté, il était complètement détraqué. Mais il déteignait sur elle, faussant de plus en plus les statistiques habituelles… et étrangement, ce n'était pas pour lui déplaire.

De l'énergie, il en avait toujours en réserve si c'était pour détruire.

« …va te faire foutre. », lui souffle t-elle finalement, tentant de s'échapper de ce qui ressemblait à un bourbier. « Pauvre conne… », lâche t-il en guise de réponse, empruntant la même amplitude sonore que sa comparse. Le tissu de son tee-shirt, avec la pression, lui colle désormais au flanc.  Et c’est mauvais. Le garçon la suit des yeux, faisant un peu d'espace, mais à peine de quoi pouvoir se faufiler. « C'est ça, casse-toi… » qu'il murmure dans sa barbe. Fuir, encore fuir ! Elle semble y tenir et le bouscule volontairement pour se frayer un chemin, le geste lui rappelant sa déconvenue. C'est un peu trop et réplique, lui attrapant la partie supérieure de son bras d’une force qui le maintient encore. Il ne remarque que maintenant les particules sanguines en suspension dans l'air, sans imaginer ce qu'elle allait bien pouvoir faire avec. Putain qu'il a mal, là, à garder ses doigts serrés autour de son membre. Ils tremblent sous la tension et elle est aux premières loges. Leur regards s'aimantent, et finalement, il la relâche avec un fort dédain, comme s'il se débarrassait d'un vieux chiffon ; détournant les yeux et la carcasse pour la laisser s'enfuir dans la cuisine.

À peine fait-il demi tour pour s'engouffrer un peu plus dans la salle de bain que les particules sanguines se relâchent brusquement, le tachant lui et son environnement proche. Encore un détail qui eu le don de l'irriter, même s'il semblait se calmer progressivement. Braen grimace en grognant, le visage parsemé d'éclats pourpres - de son propre sang. Dans un élan aussi réflexe qu'idiot, il a serré ses poings. Une erreur. La douleur ravivée de plus belle l'agace et donne un coup dans la cloison.

Aveugle est sa colère. Aveugle et absurde.

Cela étant, il aurait très bien pu se passer du feu d'artifice de mademoiselle. Il a son poignet entre ses doigts et son épaule rencontre ladite cloison alors qu'il se laisse reposer contre.

Le son du micro-ondes le ramène à sa faim, son regard se balade et tombe sur les quelques fournitures médicales. De l'alcool à 90 et des compresses, sur l'arc épais du lavabo. (Il ne pense même pas au pourquoi de leur présence, et c'est toujours bon de se voiler la face.) Nerveusement, il ôte sa lourde veste et la laisse reposer sur la poignée qui s'inclina sous la masse. Les yeux bas, le teint livide - il avait beau être résistant à la douleur, il n'était pas encore doté d'une régénération accélérée. La perte de sang exacerbait cette faiblesse qu'il ne saurait dissimuler plus longtemps.
Braen dévisse le récipient et déverse l'entièreté de l'alcool sur ses bras et ses mains. Une chaleur caractéristique irradie les zones qui l'accueillent, alors que la solution glisse le long de ses avant-bras pour finir dans l'œil du lavabo. Ça le brûle affreusement, comme si on dévorait ses chairs avec des rangées de dents minuscules et acérées. En levant un peu le nez, il croise son reflet. Les mâchoires serrées et l'oeil mauvais, qu'il s'offre égoïstement.

Il expire par le nez, encore une fois, longuement. Une expiration qui joue de quelques coupures, trémolos.
Les plus profondes sont sur la partie supérieure de ses bras et sur ses côtes. Il ne les a pas badigeonnées pour cette seule raison. Ça saigne encore, bien sûr ; et il va devoir aller chercher ce dont elle ignorait encore l'existence - et/ou l'emplacement. Braen a laissé un onguent magique dans un coin de son appartement, un onguent qui n'était pas celui que l'on trouvait en pharmacie pour les petits bobos. Aussi étonnant que cela puisse paraître, celui-là était de confection personnelle. Une recette que son oncle et tuteur lui avait apprise, comme bien d'autres. Mais cela faisait partie de l'enseignement en sorcellerie qui pouvait être considéré comme utile. (Ses ancêtres lointains, druides de surcroît, avaient bénéficié de grandes connaissances en magie naturelle. Paradoxe pour ce descendant qui s'évertuait à détruire plus qu'à soigner.)

Pinçant le tissu de son haut, il tira un peu dessus afin de décoller le tout de ses plaies. Son regard descendit jusqu'à son jean qui, au niveau de la ceinture, avait prit du rouge. Et putain, encore un peu et il aurait ses règles… l'eau chaude coule toujours et il se traîne jusqu'à la baignoire où il en coupe l'écoulement de son robinet.

Il ne s'excusera pas. Jamais, jamais, jamais. Il se délecte de cette amertume, de cette blessure ouverte — chez lui, chez elle. C'est lui qui saigne mais c'est elle qui souffre le plus. L'évidence même.
Faim… pas maintenant. La lutte continue.
Braen ne soulève pas son haut. Il pivote et sort de la pièce, seul moyen pour atteindre la cachette à baume magique. Et lorsqu'il sort à découvert, c'est toujours sur fond sonore et sans chercher sa silhouette féminine. Sans dire quoi que ce soit, le sorcier avait mit un genou à terre près du lit, dont il tira un des pieds pour accéder à une zone murale particulière. (Il sent le liquide chaud qui cascade le long de son flanc, de ses bras. Il va finir par en foutre partout.) Il donne un petit coup sur le carré de plâtre qui s'incline. Il l'ôte et attrape de ses doigts tremblants le récipient cylindrique en question. Fiole qui manqua de lui glisser des mains. (Un soupir s'échappe de ses lèvres après cet effort.)

Et alors qu'il entreprend de se relever, il n'est plus seul.

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_Noyale peut faire bouillir le sang de quelqu’un (comme le sien) jusqu’à provoquer des liaisons internes plus ou moins importante selon la volonté et la capacité de la sorcière.
Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   22.04.17 17:14


.Once upon a crime.


Ces paroles… Ces sous-entendus déplacés me font plus de mal qu’une baffe en plein visage. S’il voulait me piquer, il avait réussi. Ces allusions me dégoûtent. Sur le coup, je n’ai pas répondu. Le manque de répartie est une faiblesse. La colère n’aidant pas. Si seulement il pouvait comprendre. Non. Il est bien trop buté pour ça… Aveugle est sa connerie quand il est dans cet état ! Je n’ai pas les armes pour lutter ce soir… cette nuit. Je me sens épuisée de me battre contre lui. J’ai ma journée dans les jambes. J’avais envisagé autre chose pour nous ce soir. Tout tombe à l’eau (merde la baignoire !) Et je lutte pour ne pas lui en coller une au passage quand il m’insulte. Je ne veux plus le regarder. J’ai trop de rancœur qui sillonne mes veines. Et c’est dangereux.  Pour lui. Pour moi. C’est un cercle vicieux et je souhaite en sortir. Le seul moyen est de fuir… toujours et encore.

Dans un grenier…

Seulement, lorsque je pense pouvoir lui échapper il me rattrape par le bras. Je tourne aussitôt ma tête dans sa direction, mon regard accrochant le sien au vol. Le mien crache ces éclairs. Sa main est une délicieuse brûlure… On se toise... Lâche-moi putain… Je grince des dents tout en bougeant nerveusement le bras prisonnier. J’ai bien vu tout ce sang qui le couvrait. Ces meurtrissures. J’en souffre. Bordel que j’en souffre de le voir comme ça. Mais la fierté est bien là et m’empêche de tourner les talons pour le prendre dans mes bras et le serrer jusqu’à ne faire qu’un. Il me relâche pendant mon hésitation, comme s’il se débarrassait d’un jouet abîmé. Je manque de me vautrer sous la pulsion, récupérant rapidement mon équilibre. Il me tourne le dos. J’en fais de même. Mes deux petits poings fermés sous les manches trop grandes et larges.

Je renifle. Ne pas pleurer… Je ne dois pas pleurer. A quoi ça sert ? A rien… Ah si, à dévoiler sa faiblesse. Je m’interdis de l’être. Faible. Surtout pas avec lui. Avec personne. Pourtant je sens cette boule familière au fond de mon larynx, et mes yeux qui se mouillent sans pour autant déverser ces larmes salées. C’est douloureux cette sensation de blocage. Je ne sais pas d’où ça vient…
Je crois que je m’abîme d’être moi-même. Il faudrait que le ‘tout’ se fêle.
Comme j’ai Mal.

La cuisine est froide. Tout comme le reste de l’appartement. Je me dirige machinalement vers le micro-onde qui venait de retentir, sans l’ouvrir. Ma main se lève. Hésite. Pour finalement laisser la bouffe à l’intérieur. Je n’ai pas faim. Je relâche un soupir alors que mon crâne se repose contre la porte du frigidaire. Mes bras se croisent contre ma poitrine… J’ai l’impression d’être impuissante. J’ai envie de le rejoindre… Est-ce de la peine que je ressens, qui coule dans mes veines ? La colère a disparu… Je crois qu’elle me manque. Comme à chaque fois que l’on se prend la tête. Je préfère le détester que l’aimer. C’est tellement plus simple. Et pourtant… Le sentiment qui la remplace est plus douloureux, plus vicieux… je ne le supporte pas. Je ne suis pas comme Lui. J’éprouve trop d’émotions et ça me fêle un peu plus chaque jour. Mon empathie me perdra. J’aimerais ne plus en avoir. Etre aussi vide qu’une coquille d’œuf. Peut-être que je m’en sortirais mieux. Peut-être que je vivrais mieux.

Le saut de l’Ange, n’a pour moi rien d’étrange…

Je ferme un instant les yeux pour m’imprégner de ce silence. Je l’entends s’affairer dans la salle de bain jusqu’à sursauter au bruit sourd contre le mur. Je percute aussitôt qu’il s’agit de son poing, et c’est le coup de trop. Je me mords la lèvre inférieure en m’échappant de nouveau, prenant la direction de mon balcon. La main qui tremble, j’ouvre l’un des battants de la porte fenêtre pour m’engouffrer sur la minuscule ‘terrasse’. Terrasse trempée à moitié de cette pluie qui ne cesse de gonfler. Je chope le paquet de clope qui traine toujours à la même place, là, sur une petite table basse. Je me dépêche d’en glisser une entre mes lèvres, briquet à la main. Je me tourne un peu pour être à contre vent et m’en grille une. Je tire dessus comme si ma vie en dépendait, laissant la nicotine faire son effet sur ma nervosité étouffante. Ma tête bascule en arrière alors que j’expire longuement cette fumée. Je suis sur la pointe des pieds pour ne pas toucher le sol mouillé. J’ai froid. Mais je persiste et termine cette clope qui m’apaise, comme un baume réparateur sur une cicatrice. J’écrase le mégot contre la partie du mur habituelle (il suffit de voir ces petites traces noires) et le jette dans le cendrier. Je tremble encore mais cette fois de la tête au pied. Je me tourne pour entrer dans mon salon, lorsque mon regard chute sur sa silhouette, un genou à terre. J’arque un sourcil tout en poussant le battant lentement du bout de mes doigts. J’entre sans faire de bruit. L’odeur de l’alcool si caractéristique embaume mon appartement et me prends aux narines. J’en déduis qu’il a trouvé de quoi se désinfecter. Toute la bouteille a dû y passer. Encore. Immobile, une moue dubitative, je l’observe faire… qu’est-ce que… Putain il pète mon mur ! Je m’avance, toujours sur la pointe des pieds. Ma tête s’incline sur le côté alors que mon petit poing s’appuie sur mon menton. Il se redresse. Je suis juste là.

J’ouvre de grands yeux. Mes deux billes transparentes le toisent. Lui et cette chose qu’il a dans sa main. Je ne sais pas ce que c’est… mais son état est pitoyable. Il semble s’être calmé (en apparence) Moi je le suis en tout cas. Je n’ai pas envie de jeter de l’huile sur le feu. J’avale ma rancune. Mon chagrin. Je ne dis toujours pas un mot. J’approche. Encore. Jusqu’à heurter doucement mon front contre ces blessures costales. Mes phalanges cherchent le bas de son t-shirt pour s’y accrocher. Je le tire un peu. J’inspire longuement, m’imprime de son odeur (j’aime celui de son sang). Je suis heureuse de le savoir en  vie (je ne sais pas ce qu’il a bien pu faire pour être aussi amoché). Mais les mots ne franchissent pas ma barrière de chair. Alors j’opte pour autre chose. Une approche plus directe. Celle que nous connaissons tous les deux, mieux que quiconque. Je recule de quelques centimètres mon front et redresse le menton. Je suis à fond sur la pointe des pieds… il est toujours plus grand que moi. Et j’aime ça. Je tire un peu plus sur son t-shirt trempé pour qu’il se penche vers moi. Mon regard se plisse jusqu’à se fermer à demi alors que ma bouche rencontre la sienne. Un baiser appuyé. Celui qui reste encore timide bien que sensuel, de peur de se faire jeter. Je sens cette sensation d’excitation grimper en moi et camper dans mon bas ventre. Il m’aimante… Mes talons redescendent lentement jusqu’à toucher terre. Mes lèvres glissent des siennes à contrecœur. Mon visage recule de nouveau et j’ouvre mes yeux sur lui. Ce visage. Je le jauge un instant. Silencieuse… jusqu’à retrouver ma voix voilée et posée… « Qu’est-ce que c’est ? »  Je pointe la chose qu’il tient dans sa main. Je suis complètement ignare dans l’art des sortilèges et autres bouiboui. Je le fixe de mes iris innocents alors que quelques doigts gelés se mêlent délicatement à l’extrémité de ces phalanges.  


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   22.04.17 20:24


ONCE UPON A CRIME
Moins de la moitié de ses blessures, profondes, auraient dû être prises en charge en institution. Mais il ne pouvait pas.
Ça n’avait jamais rien arrangé, de toute façon. Et il devait être celui qui cherchait rédemption. Celui qui avait changé. C’est le masque qu’il portait, (qu’on lui faisait porter ?), afin de pouvoir avancer plus sereinement (ou servir plus efficacement les intérêts de certains ?). Son but à lui n’était pas d’être serein, mais d’endormir les soupçons. Définitivement si possible. Entreprise qui s’avèrerait plutôt utopique ; même s’il avait déjà fait du chemin depuis sa sortie de prison.

Il ne pouvait pas et expliquer n’arrangerait rien.

C’est pourquoi il avait ça. Un baume magique, (en quantité suffisante pour couvrir une urgence), qui permettait de stopper les hémorragies plus ou moins sévères. La brèche se colmatait, favorisant dans les heures suivantes la cicatrisation. En contrepartie, il devrait à nouveau souffrir. Point qui faisait parfois reculer les sorciers dont cette recette guérisseuse était connue, ou les humains prêts à en bénéficier. Parfois, et sous réserve d’acceptation si la personne est consciente, les soins d’urgence en usaient. Et ils couplaient son application avec une dose de morphine supplémentaire. (Mais s’il avait eu un réel problème, un problème qui l’aurait littéralement piégé, Braen aurait guidé ses pas là où la sorcière qui lui servait de psychiatre aurait pu l’intercepter.)

Froide et tremblante, sa main tenait ladite fiole, remplie du baume semi-épais. Baume qui portait même un nom à qui le demanderait. Noyale est là.
Il s’est alors redressé, péniblement et sans vouloir l’admettre, quelques gouttes de sang roulant jusqu’à ses coudes nus. Certaines s’échappent malencontreusement pour rejoindre le sol, ne pouvant poursuivre leur course ailleurs dans l’instant où il s’incline. S’il a l’impression que c’est un frisson qui remonte de ses bras en passant par ses flancs pour rejoindre son dos, laissant quelques restes aux extrémités de son cou, ça ne semble pourtant pas être dû au froid.

L’alcool sent et travaille ses chairs alors que la jeune femme s’approche à tâtons, sous l’œil attentif du gallois. Oui, il la suit de ces mêmes yeux malveillants, aux aguets. Encore l’instinct de survie malgré la familiarité du visage qui lui faisait face. Son coeur pompe toujours allègrement tandis que son corps est martelé d’une faiblesse ô combien horripilante. Un soupçon de colère semble vouloir s’installer à nouveau, mais son état le rattrape. Il la laisse piétiner son espace vital et se mord l’intérieur de la bouche, fulminant malgré lui. Son front féminin contre ce qui était encore des plaies ouvertes. Elle aussi le rattrape, alors qu’elle l’incite littéralement à courber l’échine pour capturer ses lèvres glacées. Aucune interprétation à ce geste n’est accordée. Là encore, il n’y pense pas. Braen cède car ses pulsions et envies sont en accord. Et le paradoxe résidait là : il se fit violence pour ne pas mordre l’inférieure qu’on lui tendait avec une sensualité flagrante. Il en a tellement envie et la veut encore ce soir…
En fin de compte, il n’appuie que très peu en retour - chose rarissime - malgré la réponse physiologique à l’acte. Lui, toujours prompt à répondre comme le dragon à la provocation d’un chevalier entêté. Il la laisse reprendre la distance qui n’en était pas vraiment une ; l’empêche de ne faire que frôler sa main aux deux doigts fracturés. Il se braque subtilement, c’est physique et la question qu’elle lui pose n’y est pas pour rien non plus. Est-il calmé ? On ne peut pas vraiment dire ça. Le sera t-il avant l’aube ? Cessons les questions inutiles.

Il expire longuement.
À en voir son teint, on dirait qu’il en avait prit. Il faudrait qu’il mange pour refaire le plein d’énergie, et si possible avant que la nausée le prenne plus méchamment. Son regard clair glisse jusqu’à sa propre main, armée du fameux contenant. Cette odeur d’alcool lui montait à la tête à son tour…
« Ça stoppe… les hémorragies. » Derniers mots presque conclus dans un soupir. Les hémorragies dont il parle, les plus avancées car prises tardivement, sont sous ce tee-shirt qu’elle avait tiré. Aurait-elle pu deviner ? Elle n’était pas médecin, ni infirmière. Lui non plus mais il avait dû apprendre à se soigner avec les moyens du bord. Des soins qu’il supportait plus qu’autre chose. Ce corps qu’il n’écoute que rarement lui sommait d’arrêter. De se mettre sur pause. S’assoir, pour commencer. Ce corps malmené en permanence demandait une trêve ; d’autant que Braen dormait peu. Il était de ces êtres incroyables qui se satisfaisaient de quatre misérables heures de sommeil par nuit. Il était déjà vaillant la veille un peu avant cinq heures du matin. Les yeux ouverts et le corps en activité depuis bientôt une journée complète. Il était exténué.

(Il était son propre bourreau et l’avait toujours été.)

Sans l’emporter volontairement dans sa marche, il retourne dans la salle de bain, machinalement, sans en être tout à fait conscient. Il vint s’assoir sur le battant des chiottes, la précieuse toujours contre sa paume. À sa gauche, la baignoire. « Ça va être froid, » précise t-il de manière hasardeuse, presque légère. Il n’est même pas certain qu’elle soit dans la pièce avec lui à cet instant, car il a clos les paupières. Pourtant, il a la confirmation, quelques secondes plus tard, qu’elle se trouve effectivement ici avec lui. Le regard survolant une vague invisible, il expire encore un peu, laissant sa colonne vertébrale reposer contre la surface dans son dos.
Toutes ses sensations cutanées sont exacerbées. L’adrénaline a chuté avec la prise du cachet qui en régulait habituellement la sécrétion excessive. Il s’essaie au déverrouillage du du contenant qui manque à nouveau de lui échapper des mains - et ça l’aurait bien foutu dans la merde. Ça l’agace, c’est palpable.

Elle s’approche, se met finalement à hauteur de regard. Est-ce qu’elle essaie de jeter un coup d’œil sous son tee-shirt ? Sans savoir s’il accompagnait ou non le geste conduit par la petite blonde, il souleva légèrement le monceau de tissu imbibé d’eau et de sang. La mine fermée, presque bougonne. Un médecin aurait établi qu’un ours était passé par là. Un ours à écailles. Les chairs déchiquetées, l’aspect des entailles trahissant un quelconque mouvement involontaire. Elles dégueulaient toujours leur sève vermeille, et chaque respiration, chaque contraction n’en demeuraient pas moins douloureuses localement. Le gris foncé de son jean en était lui aussi imbibé. Il était trempé jusqu’à l’os. Il la regarde enfin, osant se la ramener avec une énième connerie. « La dernière fois que tu t’es foutue à genoux… », avait-il commencé alors que le baume finissait dans les mains de la sorcière, le coupant dans son élan. La suite ? Elle la connaissait. Le bras du garçon s’étire un peu de son côté gauche, (il se mord encore l’intérieur de la joue), sa paume survolant l’eau du bain qu’il devinait encore tiède. Effleurant la danseuse, ses tremblements lui valant des touchers malencontreux. Braen cherche son contact alors que la situation ne s'y prête pas. Tellement qu’il en enfonce cette dernière dans son ventre, laissant un doux écarlate contaminer sa limpidité.

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Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   23.04.17 0:15


.Once upon a crime.


De mémoire, il ne s’est jamais présenté à moi aussi… amoché. Bien sûr que j’ai déjà soigné des plaies à l’arme blanche ou autres blessures peu plaisantes, mais cette nuit semblait divaguer des autres fois. Quelque chose divergeait. Je n’arrivais pas à comprendre quoi. Ou qui ? Est-ce quelqu’un qui est derrière cet état déplorable ? Si oui, je le retrouverais. Si non… il est encore plus con que je ne le pensais. Mais ce n’est pas le moment de se poser des tonnes de questions. Je l’observe intensément. Cela peut déranger mais entre nous, je m’en fous. On s’connait par cœur. Il a répondu à mon baiser, aussi léger que son humeur. Là encore, je n’m’braque pas. Etrangement, je le comprends. Et bien que je recherche son contact du bout des doigts, le fait qu’il se cabre me fait légèrement sursauter. Je devine ces douleurs et mon cœur se comprime en réponse. Même le prendre dans mes bras me parait impossible. Et je ne cherche pas à le faire…

Je l’écoute expirer. Je suis aux aguets. Il doit tellement souffrir à voir son visage pâle. Il ne devrait pas rester debout. L’idée est mauvaise. Je ne me souviens plus de ma question qu’il prend la peine d’y répondre. Je réfléchissais à l’endroit où il pourrait se reposer, le temps que je nettoie ces plaies. Mais ces quelques mots me firent arquer un sourcil. Ca quoi ? Les hémorragies ? Cette fois l’inquiétude me bouffe. Mes doigts me piquent. L’envie de l’ausculter de la tête au pied me dévore. Bordel Braen ! Parle-moi. « Euh… Ok. » Super. Je suis incapable de faire une phrase correcte. Mais le mot résonne dans mon crâne. C’est violent. Il pisse le sang… mais je n’arrive pas à savoir exactement ce qu’il a. Son flanc est vermeil. J’ai le regard bloqué dessus. Et il bouge. Un mouvement qui me rappelle à l’ordre et me sort de mon inspection rudimentaire. Mon regard l’observe se diriger dans la salle de bain. Je laisse un soupire s’échapper de ma bouche qui brûle encore de son emprunte. Une torture… car je sais que je n’aurai pas plus ce soir.
Cette envie de lui ne diminue pas…

J’entre à mon tour dans un silence qui me caractérise. Jonchée sur la pointe des pieds, je vois sa haute silhouette s’assoir sur le battant des toilettes. J’incline encore ma tête dans sa direction et ne peut m’empêcher de sourire légèrement. En temps normal, j’aurai dégainé le tel pour immortaliser ce moment épique. Mais il était dans un sale état que l’humour à deux balles fut vite rangé. Puis je n’ai pas l’envie. « Ça va être froid, » qu’il me balance alors que je suis juste devant lui, une main sur le lavabo qui dégueule de fringues trempés et accessoirement colorés de son sang. « C’est toujours froid. » que je lui souffle, comme une évidence. Je m’en contre-fiche de l’eau du bain. Tout ce qui m’importe là, maintenant, c’est sa santé. Et au vu de son teint livide, je ne peine pas à comprendre qu’il en chie. Je l’ai vu galérer à vouloir ouvrir cette fiole. Sans succès. Je ne lui fais pas remarquer, ça ne servirait à rien. Mais je m’approche encore.

Je m’accroupie devant lui, et plaque mes genoux contre le sol gelé. J’ai les mains qui tremblent de froid, ou bien est-ce cette anxiété qui me file ses spasmes à la con. Mes doigts se posent sur le bas de ses cuisses. Je l’examine encore. Je ne sais pas quoi faire… Je me sens complètement démunie. Mes perles claires ne cherchent pas à accrocher les siennes, mais plutôt cette vilaine plaie qui vomit encore sa sève âpre. Cette odeur… bordel de merde. Elle ranime cette attraction jusqu’à se lover dans mon ventre. Sens-tu cette envie de toi ? Je chasse mes pensées à coup de pied et tente d’écraser l’excitation en me concentrant sur autre chose. Et je choisi ce qui me tracasse le plus. Cette blessure dissimulée derrière le tissu imbibé d’hémoglobine.  « Laisse-moi regarder … » que je murmure. Je ne sais s’il m’a écouté mais il soulève son t-shirt souillé et me dévoile la meurtrissure. Je bloque. Ma main contre ma bouche pour étouffer mon effroi. Le sang ne me répugne pas. C’est une partie de moi. En revanche les entailles qui s’offrent à mes yeux ronds me donnent la nausée. Je sens mes cils se mouiller. La douleur me contamine. J’ai mal pour lui. J’ose toucher… Il ne faut pas toucher. Mes perles limpides se relèvent trop lentement vers les siennes, trahissant ma surprise. Ma compassion. Il peut avoir la mine d’un cadavre… Il ne tiendra pas le choc ! Et en réponse, il me balance une phrase à la con. Du made in Braen. Il arrive à m’arracher un sourire. J’en secoue la tête. « T’es con. J'suis désolée de te l’apprendre, mais ce soir tu oublies le tapage nocturne. Pas de sexe.» A mon grand regret… J’offre une moue de chaton avant de me reprendre. Il ne peut pas rester dans cet état. Sans lui demander son avis, je lui prends des mains la dites fiole magique. Si ce truc stop les hémorragies, autant s’en servir et rapidement. Mais pas comme ça. Je balaye rapidement la salle de bain, m’organisant rapidement alors que monsieur trouve le moyen de foutre son bras dans l’eau du bain… la souillant de son sang au passage. Je râle un peu. Juste un peu… Car son sang m’attire. Je me redresse en souplesse en lui jetant un regard en biais. « Arrête de faire trempette la sirène. On va nettoyer tes blessures. Mais avant… » Je pose la fiole sur l’arc du lavabo, là où repose la bouteille d’alcool vide. Et merde ! Je relève mes manches jusqu’au coude et j’attache mes cheveux avec le précédent élastique. Un chignon pour ne pas me faire chier. J’ouvre de nouveau ma petite armoire et cherche l’autre désinfectant pour les petits bobos. Je mets la main dessus. Parfait. Quant aux vêtements, je les enlève et les pose à même le sol. Je me retourne vers Braen et me plante devant lui de ma hauteur de lilliputienne. « Tu vas m’aider, on va retirer ton t-shirt. Et ne grogne pas. Tu n’as pas le choix. Soit tu coopères, soit je prends le ciseau et je le coupe en deux ton truc dégueulasse. » J’ose un sourire de chiasse. Je bloque le flacon entre mes cuisses puis je l’aide à retirer le vêtement complètement trempé. Je le fou en boule et le balance sur le tas de linge. Et je reviens à lui. La mine plus sérieuse que jamais. Mon regard se plisse alors que j’incline ma bouille en tendant le cou, observant les entailles crachant tout ce rouge. « Ok. » Je me concentre. Juste là. (je n’ai pas encore vu les griffures plus hautes) Mon propre sang bouillonne. Tout palpite en moi… la sensation est délicieuse. Brûlante. J’en ferme presque les yeux. Mon cœur pompe à mort. Et l’hémoglobine se détache lentement du corps masculin pour former une grosse bulle rougeâtre au-dessus de nous. J’en profite pour prendre le désinfectant qui trônait entre mes cuisses pour m’asperger généreusement les mains, les doigts, les poignets. Je suis soucieuse de l’hygiène. Une fois la chose faite, je laisse la bulle prendre de l’ampleur alors que je choppe la fiole et les compresses stériles. Je reviens à lui d’un pas rapide… Je fais attention de ne pas pomper plus de sang qu’il n’en faut. Je veux juste retirer le sécher, le souiller… et je déborde un peu. Merde. J’essaie de ne pas paniquer. Je dirige la bulle vers le lavabo et très délicatement, la dépose dedans. Et j’arrête tout. La flaque rouge s’étale sur le blanc de la faïence, s’échappant dans l’évacuation. Je presse doucement une compresse sur les entailles en relevant mon regard vers lui. De nouveau à genoux.   « Je vais te mettre ton truc… si je te fais mal, dis-le moi. » Je préfère prévenir. Je ne suis pas brute mais la douceur n’est pas réellement mon point fort. Je lui souris doucement en redressant mon postérieur. Je viens de nouveau trouver ses lèvres pour y déposer un baiser tendre. « Je t’interdis de tourner de l’œil ! » Parce que je ne connais pas les effets secondaires de ce baume. Et ça m’inquiète. J’essaie de le cacher derrière un masque rassurant, mais faut pas se leurrer, j’ai les doigts qui tremblent ! Mon regard glisse sur son corps que je connais par cœur, jusqu’à chuter sur les entailles à ces bras. Mon front se plisse. Les plaies sont nettoyées grâce à mon pouvoir, mais perlent déjà de rouge. Mais qu’est-ce qu’il a foutu ?

J’inspire profondément en ouvrant la fiole. Et j’en déverse dans le creux de ma paume. J’hausse les sourcils non sans grimacer. C’est couleur vert dégueulasse… Je ne sais pas les ingrédients mais du moment que ça le soigne. Je me rapproche au maximum (la proximité est déjà bien grignotée) et je tends ma main vers les meurtrissures sur son flanc. J’en grimace machinalement. Je dépose très délicatement le baume sur les crevasses après avoir retiré les compresses sales. Et je pommade sur la longueur, la largeur avec un geste doux et appliqué. Je relève les yeux vers son visage, guettant la moindre de ces réactions. Je ne sais si ça le brûle, le pique ou le soulage… Je continue en insistant bien là où la plaie est plus profonde, quitte à remettre un peu de baume. Je recule un peu tout en fixant les grosses traces verdâtres… J’ai l’impression que cela agit déjà. Mon regard clair remonte à son visage. « Comment tu te sens ? Braen ? » J’attrape la fiole qui reposait sur le sol, prête à en remettre s’il le demandait. Mais de mon point de vue, je devais agir sur les bras. Alors je ne demande pas sa permission. Il est toujours aussi pâle. Armée d’une autre compresse stérile, j’essuie le sang qui coule des entailles qui zèbrent cette peau fine en redressant mon fessier pour me donner de la hauteur. Je le frôle de mon épaule, de mon bras, de ma poitrine et mon ventre contre son genou. Son odeur vient me déconcentrer légèrement. J’essaie de ne pas y penser. Mais elle m’attire, pénètre mes pores jusqu’à me foutre un frisson. Bordel. Pourvut qu’il ne le remarque pas. J’applique une dose généreuse de baume sur son bras gauche. Concentrée jusqu’à sortir un bout de ma langue. Mes doigts le caressent dans le mouvement… Je n’y peux rien ! Il est tellement à l’ouest qu’il ne captera rien. Satisfaite, je me place face à lui, la main encore salie de baume levé en l’air, l’autre armée de la compresse. J’incline ma tête pendant que je l’observe… soucieuse. J’ai tellement peur qu’il perde connaissance… « Ça va ? … Tu veux une pause ? » Que je demande d’une voix douce alors que le second bras n’est pas encore soigné. Mais je ne souhaite pas continuer s’il souffre trop… Encore une fois, je ne connais pas ce bidule magique !


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   24.04.17 18:03


ONCE UPON A CRIME
« T’es con. J'suis désolée de te l’apprendre, mais ce soir tu oublies le tapage nocturne. Pas de sexe. » « Tu t’excuseras la prochaine fois… », glisse t-il à mi-voix alors qu’il laisse reposer l’arrière de son crâne contre le mur. Elle venait de lui arracher la fiole au baume magique, baume dont elle ignorait les effets secondaires. Une petite aubaine que le bain soit remplit d’eau. Froide, mais d’eau quand même. Il goûtait d’ailleurs à son contact lorsque la pile électrique blonde lui avait intimé d’arrêter. Noyale pourrait bien lui dire n’importe quoi, il n’allait pas retirer sa main pour autant. Braen n’irait pas l’avouer mais cette sensation l’apaisait. À sa manière, et avec toutes les nuances d’interprétation que l’on puisse imaginer. La sirène lui avait d’ailleurs rétorqué avec grâce et discipline… « …j’t’emmerde. »

La lumière qui venait du plafond n’était pas particulièrement agréable à recevoir non plus. Des tâches sombres restaient dans son champ de vision en permanence. Notamment lorsqu’il décidait d’incliner à nouveau yeux et visage dans l’axe de la sorcière ; qui lui faisait littéralement de l’ombre.
En plus de faire l’animation, il devait aussi l’aider à le dessaper. De mieux en mieux. Mais contrairement à ce qu’elle attestait, ou redoutait qu’en sais-je, il n’avait pas grogné et avait suivi les mouvements pour retirer ce fringue dégueulasse. Braen avait évidemment ôté sa main de la baignoire, mais l’avait remise là-bas aussitôt après avoir passé cette dernière dans l’arc de tissu pour s’en débarrasser. Et de plus en plus, il ne l’écoute plus. La fatigue avait raison de lui et son corps réagissait en conséquence. Malmené, à trop se faire confiance. Pourtant c’était bel et bien une première. Une première car c’était lui le responsable et personne d’autre ; chose qui n’aurait jamais pu être le cas il y a de ça deux ans.
Il aurait réagi en sentant ce regard sur lui. Il aurait réagi et la soirée se serait passée autrement. Mais comme elle l’avait si bien dit… il valait mieux oublier pour ce soir.
Ça ne peut pas être toi. Tu m’détestes pas assez.
Est-ce que cette pensée le déçoit ? D’une certaine manière… oui.

Une compresse plaquée sur l’une de ses blessures au flanc. Au fond, il se demande pourquoi. Ça n’a pas d’intérêt. Quelle lui mette tout de suite cette merde et qu’on n’en parle plus. Ah, une dernière chose, qu’il semble souffler alors qu’elle s’apprête à oeuvrer… « File-moi le soda que t’as laissé au frigo… » Il n’en dit pas plus, il ne sait pas non plus si elle est allé le chercher avant de jouer aux infirmières, mais il avait besoin de sucre rapide pour tenir. Le gallois prend volontairement des respirations profondes et repose à nouveau sa tête, qu’il n’a plus vraiment la foi de porter à cent pour cent pour l’instant. Contre à toute attentes, elle vient l’embrasser. C’est fugace, mais il a déjà l’impression qu’elle perd du temps. Ou qu’elle leur en fait perdre, à voir. Ses doigts remuent un peu dans l’eau, comme s’il jouait sur un clavier imaginaire. Sa remarque sur le fait qu’il puisse tourner de l’œil fait alors écho. Le cumul est indéniable, il l’injure. « Ferme-la et magne… » Et croyez-le ou non, c’est une façon de l’encourager.

Parce qu’elle n’avait aucune idée des effets secondaires. Et qu’il n’avait absolument rien pour palier à la douleur qui allait le frapper pendant la minute qui allait suivre l’application du baume.
Mais déjà, ne serait-ce que par son contact, ses mâchoires se compriment, et ne respire que par le nez. Pire, moins pire ? Bien sûr, pire, il avait déjà vécu. Mais il avait été prit en charge par des professionnels, ce qui n’était pas le cas ce soir. Nol lui demande comment il se sent et ses paupières s’alourdissent volontairement — cette réflexion l’agace, elle n’a pas besoin de le savoir, pas besoin de le demander, pas besoin de perdre de son temps à le faire. Inutile, c’est inutile, foutrement inutile. « Ça va ? … Tu veux une pause ? » Une quoi ? Est-ce qu’il a bien entendu ? L’instant d’après, les premiers effets secondaires se font sentir, mais le sang ne coule déjà plus. Les brèches ont été colmatées. Manquent celles du dernier bras, ces quatre coups de griffes de chaque côté, en ses zones supérieures.
Il serre davantage les dents, se tend un peu, courbant un peu l’échine alors qu’il semblait vouloir se replacer un peu mieux sur son assise. Encore une fois, rien de bien convaincant semble sortir d’entre ses lèvres, si ce n’est des énormités, crachées dans une expiration difficile. « Va te faire foutre avec ta pause à la con, file-moi ça, », grince t-il entre ses dents. Il n’allait pas attendre que les premiers effets secondaires s’estompent sur une zone pour se taper la dernière, il voulait la totale. Il ne voulait pas de surprises, ni perdre son temps. Il entend un léger sifflement dans son champ auditif. Avec son cachet, sa pression artérielle a baissé et son rythme cardiaque a ralenti, pompant moins de sang mais lui évitant les désagréments liés à la sécrétion excessive d’adrénaline. Évidemment.

Braen a donc essayé d’attraper la fiole pour se mettre du baume lui-même sur le bras restant, chose qui n’a pas vraiment réussi. Disons qu’au moment de le capturer, ses mains tremblaient beaucoup trop pour qu’il puisse parvenir à s’en saisir… d’autant qu’il souffrait atrocement de cet effet secondaire.
Le garçon ne s’était pas rendu compte, non plus, que ses mouvements étaient beaucoup plus lents qu’à l’accoutumée. Si bien que la paume de la sorcière avait déjà commencé à finir le travail sur ledit bras. Il se sentait atrocement lourd, tellement qu’il s’était un peu reposé sur elle le temps qu’elle oeuvre, tentant finalement de ramener son corps en arrière pour se reposer à nouveau contre le mur. Il est prit d'un vertige. Elle le fait boire quelques gorgées et il ferme les yeux. La main qui était dans l’eau en sortit et se mordit l’avant-bras, sans vérifier si une plaie superficielle s’y cachait déjà. Pression prolongée, le geste seul lui valant de grimacer…
De douleur ; enfin exprimée.  

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_Noyale peut faire bouillir le sang de quelqu’un (comme le sien) jusqu’à provoquer des liaisons internes plus ou moins importante selon la volonté et la capacité de la sorcière.
Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   24.04.17 22:15


.Once upon a crime.


« File-moi le soda que t’as laissé au frigo… »
Le soda ? J’ai du soda dans le frigo ? Je ne m’attarde pas à lui poser des milliers de question et comme une parfaite petite chose disciplinée, je file lui chercher avant de commencer les soins. Il est dans un sale état, autrement je l’aurais envoyé se faire foutre. Je ne suis pas  la parfaite infirmière, mais je mets du cœur à l’ouvrage lorsqu’il s’agit de soigner. Je l’ai assez fais pour… pour mes frères. Sauf que le blessé en question n’est pas aussi docile. Du moins, pas autant que je l’aurais cru.

***

Ces injures et autres mots crachés coulent sur moi comme des gouttes sur une vitre. Je n’en ai rien à foutre. Je suis blindée de ces conneries, de son manque de respect et j’en passe. J’ai ma carapace ce soir, depuis qu’il a franchi le seuil de l’appartement. Bien que fêlée à quelques endroits. J’ai de l’empathie après tout, merde. Je sais qu’il souffre mais il ne l’avouera jamais. A quoi bon essayer de mettre de la pommade là où c’est déjà pourri ? Peine perdue. Pourtant je suis là pour lui. Je compatis. M’inquiète. Mais il est dans un tel état que tout l’énerve. Je ressens sa crispation dès que je le touche. Ces effets secondaires doivent être éprouvants. Mais à quel point ? Je n’y connais rien et ça me frustre. Alors je reste suspendue à ses lèvres, attendant qu’il me dise s’il veut respirer un peu ou continuer dans la foulée (parce que je peux me montrer gentille !). Il bouge, de quoi m’alerter, prête à l’aider d’une quelconque façon mais c’est pour mieux se replacer. Dans ce mouvement, j’observe les blessures sur son flanc. Il ne saigne plus. What ? Ce truc les a colmatés rapidement… C’est juste magique ! Je louche un instant vers le contenant verdâtre. Les yeux ronds. Il faudra qu’il me file la recette. Il ne me donne pas le temps à la réflexion (chose que je comprends au passage puisqu’il souffre le martyre) et me ramène à lui en extirpant de sa jolie bouche des mots vomis. « C’est bien ce que je comptais faire… mais visiblement c’est foutu… » que je marmonne dans ma barbe en essayant de ne pas lui sauter au cou pour l’étrangler. Pense aux gouttes d’eau qui se meurent sur une vitre… pense aux gouttes d’eau… On se calme comme on peut !

Il eut un sursaut d’orgueil ou de connerie à vouloir prendre la fiole de ses mains tremblantes. Je secoue la tête en m’agaçant un peu. Qu’il est borné sérieux ! Je râle en jetant la compresse à même le sol dans un geste de frustration, me fichant bien de l’hygiène ou autre merde du protocole d’infirmier. Il veut en terminer maintenant. Parfait. « Rha mais reste tranquille p’tin ! Je vais le faire ! » Ouais, j’ai compris que je gaspillais du temps et de la salive à vouloir prendre de ces nouvelles, à m’inquiéter pour Monsieur. Encore une fois, je suis fasse à un mur. Et ça m’exaspère à un point que je ne prends plus de gant pour terminer son badigeonnage avec ce baume réparateur. Je suis déjà sur lui en train de calfeutrer ces griffures sanguinolentes lorsque je le sens se reposer sur moi. De quoi me surprendre. Je ne dis rien, je le laisse faire même si je dois lutter pour le retenir. C’est presque un poids mort qui est contre moi. Je reste concentrée sur le mal que je pommade de vert. J’ai le myocarde qui s’emballe en sentant ces effluves, de quoi me déstabiliser un peu. Juste un peu… Il se remet contre le mur. J’arrête mon ouvrage que j’ai terminé, ramenant mes perles limpides sur ce visage couleur aspirine en frottant mes paumes l’une contre l’autre. Il a un vertige. Je me redresse en plaçant mes mains sur chaque pliure de coude, prête à le maintenir s’il partait d’un côté ou de l’autre. Mais il n’en fit rien. Quelques doigts contre son bras, et je tends le miens en direction de la bouteille à tâtons car je ne veux pas le quitter des yeux. Je frôle le bouchon de la pulpe du majeur, je sens le soda qui vacille, menaçant de tomber. Et merde ! Je tourne rapidement la tête dans sa direction et la saisie dans le mouvement. J’ouvre la bestiole en plastique en la coinçant entre mes cuisses (sans écraser) et je me redresse de nouveau aussitôt. Les genoux toujours au sol. « Avale ça… » Je place déjà le goulot contre sa lèvre inférieure tout en penchant légèrement la bouteille. Je m’applique, le but n’est pas de l’étouffer. Et je l’éloigne de sa bouche, guettant la moindres réactions.

Je le vois fermer les yeux. Je n’ose bouger, prête à lui redonner de quoi boire mais il a un geste qui me fait légèrement bondir car je ne m’y attendais pas. Je le vois sortir son bras du bain pour le porter à sa bouche. Le regard rond, je l’observe se mordre l’avant-bras en grimaçant… Seule démonstration du calvaire qu’il supportait. Enfin il craque. J’en relâche subitement la bouteille pour le prendre dans mes bras, l’obligeant à écarter un peu des cuisses. J’ai la cuvette contre les miennes. Froide et peu confortable. Le geste est brut car la précipitation me guide. Ma main se glisse contre sa nuque (foutant une légère traînée verdâtre un peu partout au passage), la seconde au milieu de son dos. Et je le sers contre ma poitrine dont le souffle est de plus en plus véloce. J’imagine sa souffrance… non en fait, j’ai du mal à réaliser ce qu’il endure, de quoi me rendre impuissante. Je ne peux qu’apporter un soutien physique, le temps que cette salope quitte son corps. J’en ferme les yeux. Je ne réfléchis pas à ce que j’avance… « Griffe moi… mord-moi si ça peut t’aider… mais arrête de te faire du mal… » que je lui murmure proche de son oreille. Il sait que j’ai la peau extrêmement rude (bien que douce). Mon affiliation à la Terre me donne ce bouclier, même si j’en ressens les effets. Peu importe. S’il a besoin d’extériorisé son mal, qu’il le fasse sur moi et non sur lui. Il est déjà assez amoché comme ça.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   24.04.17 23:37


ONCE UPON A CRIME
Le message semble être passé, et c’est tant mieux. Plus le moment de bavasser. C’était ça ou il devait passer un appel ô combien compliqué à effectuer… d’autant que son téléphone était déchargé, là-bas, enfermé dans la poche de sa veste.

Il est pourtant là en train de se mordre la peau avec vigueur, sans crainte d’y laisser des traces. L’alcool lui monte au nez, et pour cause, il en reste encore. Rien de particulièrement agréable d’un point de vue sensitif.
Faites qu’elle aie la présence d’esprit de lui sortir des antalgiques, si antalgiques elle possède. Car c’est pendant un bon quart d’heure qu’il allait devoir subir cet effet indésirable. Un quart d’heure où trop de choses pouvaient se produire, où trop d’imprévus pouvaient survenir. À commencer par une perte de connaissance, contre laquelle il se battait. Braen détend ses jambes et prend des respirations plus profondes, lentement mais sûrement. Il n’a pas vraiment peur - il aurait arrêté ses conneries depuis longtemps si ç'avait été le cas. Il en a surtout assez. Il est frustré, encore agacé ; bien que la situation actuelle ait endormi son expression, habituellement virulente. Si on se risquait à une comparaison, sa crise de nerfs était passée bien vite.

Pas encore sûr…

Et avec quels doigts voulais-tu qu’il te griffe ? Ils étaient bien trop esquintés pour ça. Quant au reste, il se sentait beaucoup mieux à se mordre lui que quelqu’un d’autre. Question morale ou d’efficacité propre. Peu importait à présent car il ne pouvait lui répondre, sa mâchoire refermée sur son membre.
En se rappelant que Noyale avait une affinité particulière avec l’élément terrestre, il n’aurait pu s’empêcher de songer qu’elle lui saperait toute une dégustation, là, avec sa viande serrée comme les fesses d’une vieille au sauna. Une pensée fugace et horriblement conne, comme d’habitude, qui semble tout de même l’avoir traversé. De toute façon… il n’a pas vraiment le temps de se reposer sur autre chose que la douleur, quant bien même il tentait d’effectuer un transfert pour que la pilule passe plus facilement.

Elle est contre lui, il n’apprécie pas ce contact en l’instant, l’aurait repoussée s’il en avait eu la force.
Mais encore une fois, ce n’est pas pour ce soir.

***

6:41AM

J’sais pas comment j’ai fais pour arriver là.
Et putain, j’ai faim… j’boufferai un cheval.

, c’est dans la baignoire. Une baignoire encore remplie d’eau, dans laquelle il s’était glissé on ne sait trop comment. Complètement immergé ; ou presque. La sirène avait piqué un roupillon là-dedans, chose qui semblait l’avoir aidé à passer presque deux heures dans les limbes du sommeil. Braen a réussi à rêver pendant cette période-ci, lui qui ne s’en rappelle jamais a pourtant cette réminiscence au réveil - réminiscence accompagnée d’une autre, plus vive, la douleur.
Il a rêvé, il avait mal d’une façon différente et il n’aimait pas ça.

Il est grand, trop grand pour cette baignoire et a les jambes fléchies, ses genoux habillés sortant à la surface. Il est seul là-dedans, car la présence de Noyale ne lui aurait certainement pas permit de s’immerger autant, et l’aurait certainement criblé de douleurs supplémentaires dû à son contact.
Ça lui fait encore mal mais il referme les yeux. Le pire est passé.

7:19AM

Du bruit.
Sous cette masse liquide, ce sont surtout les sons graves, les vibrations alentours qui lui parviennent. C’est comme un écho lointain alors que l’on est peut-être à sa porte - mais n’espère pas à son chevet.
Est-ce que ça se rapproche ? Ça semble lui passer au dessus.
Il est bien trop fatigué pour essayer de réfléchir à ce genre de détails, (on ne le dit pas assez souvent visiblement), inutiles.
Il respire paisiblement. Trop sans doute. Les paupières closes.
Sa somnolence n’est en rien surprenante. Il reste ainsi jusqu’à l’et demie, rouvrant finalement ses yeux. D’eau souillée de sang il s’est enveloppé, cette dernière étant donc troublée. Qui donnait envie de tout, sauf de s’y baigner…

L’une de ses mains glisse le long du ventre de la baignoire, cherchant à remonter le long de ses courbes, mouvement qui valut des clapotis aqueux caractéristiques. Cette même main reste sur la tranche lorsqu’elle l’a trouvée, sans opérer aucune pression.
Sans crier gare, mais sans empressement draconien pour autant, il pousse sur ses talons pour remonter à la surface, s’aidant tout de même de son autre main, à plat. Cette main fracturée qui ne manqua pas de le faire soupirer, longuement, lorsqu’il sortit littéralement la tête de l’eau. Il la laissa reposer elle aussi sur l’arc de la baignoire, l'inclinant vers l’arrière. Le regard un peu dans le vague, le visage blême et marqué de cernes, sans sourire. « …c’est pas toi. »

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Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   25.04.17 16:03


.Once upon a crime.


Je préfère t’entendre me gueuler dessus.
Me frapper.
Me tordre de colère sous ta pluie de jurons.
Peu importe tant que tu transpires la Vie.
Que de te sentir à l’agonie…
Je t’en supplie…
Ne fais pas comme eux.
Comme lui.
Ne m’abandonne pas.


L’équilibre est bancal.

Cette nuit je t’ai tenu pour ne pas que tu chutes. Je ne voulais pas te voir te fracasser autre chose. Je crois que je ne l’aurais pas supporté. pantin désarticulé Mon étreinte n’a cessé de grandir pour te soutenir. Te maintenir assis. Que pouvais-je faire de plus ?  La vision de ta mâchoire refermée sur ton bras, cette grimace qui déformait ton visage… Si tu savais à quel point j’en ai souffert. Je sais bien que tu n’en as rien à battre de ce que je peux ressentir. Mais je t’assure que je voulais prendre ta douleur et la faire mienne. J’en suis encore peinée. Le soda fut vidé. Je n’avais que ça sous la main pour t’accompagner dans cette guerre interne. Je n’ai rien d’autre pour te soulager. Aucun antalgique.
Tu voulais bouger –ou te noyer. Alors je t’ai aidé à te lever et te glisser dans la baignoire. Je n’ai pas cherché à retirer tes fringues.
Ni toi, ni moi n’avions la force nécessaire.
Je t’ai regardé t’enfoncer dans cette eau trouble, souillée de ton sang et du savon. Impuissante. Tu avais l’air tellement à l’ouest que je n’ai pas cherché à comprendre. Je sais ton lien particulier avec l’eau… alors si cela pouvait te soulager d’une quelconque manière. Je m’y résous non sans inquiétude.

Et je me suis effacée…

***

5:31AM

…Pas dormir…
…il n'faut pas dormir…
…faut pas dormir.


Je me suis réfugiée sur mon lit sans prendre la peine de me couvrir de ma couette. J’ai le corps épuisé… Exténuée. Et malgré tout cette tension de sommeil, je n’arrive pas à le trouver. Je ne fais que bouger dans l’espoir de trouver la bonne position. Me contorsionne parfois entre mes coussins. Et cela ne mène à rien. J’ai l’esprit dans la salle de bain. Quoique je fasse, je suis bouffée par cette inquiétude dévastatrice. Je ne me sens pas capable de penser à autre chose… Mon cerveau bouillonne des informations qu’il ne cesse de ressasser. Frank. Frank est mort. Je ne sais comment. Par qui… Mais ce con continue de me pourrir la vie, même dans l’Ailleurs. Je soupire pour la énième fois… Mes orbites me piquent…

Je crois que j’ai des absences. Ah bon ?
J’ai des minutes de néant.
J’ai des minutes pornographiques.
J’ai des minutes oniriques.
J’ai des minutes hantises.
J’ai des minutes d’aphorisme.
…Mon idéal ? Aimer avec horreur.

Pas dormir…
Est-ce qu'on en voit jamais le bout ? Non répondent mes yeux.
Seulement quand on est au bout ! Ah bon ?
Maudite… Y’a l’plafond qui m’regarde !


7:07AM

Je suis debout.
Le corps en vrac. La tête dans un étau. J’ai cette sensation d’être souillée… Mon bain m’a manqué et me manque férocement, là, callée contre la vitre de ma porte fenêtre. J’écrase mon mégot contre le mur avant de le jeter machinalement dans le cendrier. L’Aube pointe le bout de son nez. La pluie a cessé. Je ne sais pas depuis combien de temps, mais cette dernière a laissé ses traces sur mon balcon. J’ai les orteils mouillés. Je m’en fou… J’ai envie de marcher sur le ciment humide. Juste un pas… J’ose un orteil. J’en souris doucement. Cette sensation de se sentir vivante après cette nuit merdique se propage dans mes jambes. J’en bascule la tête en arrière. J’ai mis les deux pieds et pianotent dans le froid. Dans le frais. J’ai toujours son sweat sur moi, comme un cocon qui me garde au chaud. Et j’observe la ville qui se lève lentement… Comme j’aimerais partager une vie normale. Cesser tout ce merdier et rejoindre la banalité. Juste une journée. Goûter à ce qui me semble interdit… A cette vie qui n’est pas faites pour moi. Je le sais. Je l’ai toujours su.

Le frigo est vide. Il y a les restes de la bouffe de Braen. Je n’y touche pas. J’ai pas faim. Mon estomac hurle le contraire mais j’ai cette connasse de nausée qui m’ordonne de ne rien manger. Je crois que je n’ai pas la force. Même mon jus d’orange semble me bouder.

La salle de bain.
L’antre du Dragon… et n’est pas une métaphore.
Je m’y engouffre doucement après fait grincer la porte, tendant le cou en direction de la baignoire. Ces genoux sortent de l’eau. Il n’a pas bougé… et ça m’inquiète (encore). J’approche sur la pointe des pieds, mon petit poing contre mon menton. J’ai les pupilles qui se dilatent avec le contraste de la luminosité, bien plus faible dans cette pièce. Je plisse le front en me penchant par-dessus cette flotte trouble et souillée. Je ne distingue pas son visage. Juste une masse brune que je suppose être ces cheveux.

Rien n’a réellement changé…
Et si… S’il était … ?

Je fais taire cette absurdité en secouant doucement mon crâne de gauche à droite. Hors de question qu’il me fasse ce coup là. Qu’il crève dans ma baignoire ! Tout se bouscule en moi. J’hésite. Je suis à deux doigts de glisser une main dans la flotte pour le toucher, mais il eut un mouvement. J’ai un réflexe de recule. Un pas suivit d’un second alors que mes billes limpides glissent sur Braen qui remonte à la surface. Blanc comme un linge. Cerné. Je devine qu’il n’a pas dormi de son côté. Je ne sais pas dans quel état il se sent. Si la colère l’habite. La douleur. La lassitude. Je n’en sais rien et je ne me risque pas à poser la question ‘Ca va’. J’entends son profond soupir… et c’est suffisant pour ravaler mes mots. Je reste immobile. Là. A le fixer, mon poing devant ma bouche, l’autre coude replié contre mon buste. Partager entre le soulagement et cette fichue préoccupation. Je ressemble à une poupée de chiffon qu’on aurait délaissé dans un carton. J’ai les cheveux détachés et emmêlés. Et ce regard fatigué… Autant me coudre des boutons à la place des iris, le résultat serait identique. Mon cœur se gonfle de mes débordements mais ma bouche reste scellée.

Et il brise le silence.

Des mots qui me font hausser les sourcils. Des mots qui me ramènent brutalement en arrière. Dans cette fameuse nuit que j’aimerais oublier, balayer comme un mauvais rêve. Pourtant il les a bien prononcés. Je ne sais pas si je dois en sourire ou bien m’en énerver. J’pensais avoir était très clair… que le message était passé… Il faut croire qu’il était dans un état second ou bien il faut lui rabâcher encore et encore jusqu’à ce qu’il le grave dans sa connerie ! A mon tour de soupirer longuement. Je ne réponds pas de suite. Non. Je m’avance jusqu’à lui et pivote graduellement, jusqu’à l’avoir dans mon dos. Puis je fléchis mes jambes, posant mon postérieur dénudé sur le sol gelé. Je tressailli. J’ai la colonne contre la baignoire en appuie. Ma tête bascule en arrière pour atteindre le bord de la vieille faïence et j’y calle ma nuque. Juste à côté de sa main. Mes genoux remontent à mon menton. Je les cache du sweat bien trop large et j’enveloppe mes tibias de mes bras croisés. Mes orteils chevauchant les autres. Sur le carrelage repose la fiole du baume fermée. Les compresses maculées d’hémoglobine. La bouteille de soda quasiment vide. Le spray désinfectant. Le tas de linges dégueulasses… Rien n’a bougé. Pas la force de faire du ménage à vrai dire. Un bordel qui pour une fois, passe à la trappe. Je ferme un instant les yeux. «… Non, ce n’est pas moi. » que je lâche, la peur de la vérité bien cachée dans ma voix. «…Et toi ? … Qui t’a fait ça ? … Qu’est-ce qui s’est passé ? » Parce que je veux savoir. Mettre un nom sur un visage. Sur ‘ça’. J’ose glisser sur ce terrain… prête à m’accrocher à ces mots dans les moindres détails. J'ouvre lentement mes yeux et incline légèrement ma tête dans sa direction. Je ne le vois pas vraiment mais le devine.

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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   25.04.17 17:35


ONCE UPON A CRIME
En sortant des entrailles aqueuses, il semble renaître. Braen a d’ailleurs parlé, sans être certain qu’elle ait été capable de l’entendre. Force est de constater que le grave de sa voix avait réussi à percer ce silence qui l’avait rendu audible. Malgré cette douleur qui lui tire les plaies, lui irradie les membres, il expire lentement et se risque même à aller chercher les perles de la poupée qui se tenait là, debout. Noyale le scrutait et il en fit autant, coi. Il était juste là à se triturer la lèvre inférieure, sans grand engouement ni puissante nervosité. Ce qu’il posait comme un constat amena des mots qui allèrent dans ce sens. Des mots qui ne lui appartenaient pas. Son visage s’échappe lorsqu’elle lui tourne le dos, ses yeux dégringolent sur la silhouette féminine qui finit par bouger. S’installe à même le sol, dos contre la baignoire. La main du sorcier, sur sa tranche, n’est pas loin de cette tête qui s’y repose à son tour. Et il la regarde toujours…

« …Et toi ? … Qui t’a fait ça ? … Qu’est-ce qui s’est passé ? »

…avec un sourire qu’elle ne contemple pas.

Pourquoi diable pose t-elle cette question ? N’avait-elle pas vu les entailles au flanc ? N’avait-elle pas considéré que rien d’humain n’ait pu faire pareil dégâts ? L’évidence semble lui échapper, à moins qu’elle ne souhaite l’entendre de la bouche du seul bourreau en ces lieux. Ce soupir qu’il lâche, il est discret. Et bien sûr que c’est d’exaspération. Avait-il seulement envie de discuter de ça ?

Ce visage rond s’est incliné au mieux dans sa direction et ses doigts humides viennent chercher quelques mèches de ses cheveux. Là où il ne peut visiblement aller plus loin sans avoir à se tirer un peu en avant, il s’arrête. Seul son bras opère, et les doigts en son extrémité. « C’est un gros connard fini… » commence t-il alors qu’il essaie d’enrouler l’une de ses mèches rebelles autour de son index. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’estropié du jour lui répond. À sa manière, quitte à la rouler dans la farine dans les premiers temps. « Tu l’connais aussi. Et t’aurais pu l’buter y a longtemps. » Encore une expiration prolongée. « J’pense même que t’aurais adoré ça. » Et peut-être que lui aussi. Autant aller sur un terrain qu’elle n’appréciait pas non plus. Assumait-elle seulement ses pulsions ? Il était là pour l’encourager à les accepter, de toute façon, n’en déplaise à mademoiselle… si ce n’était pas d’en exacerber les expressions, purement et simplement. Elle finirait bien par craquer un jour, il en était persuadé. Son seul regret était ces émotions qui couraient sous la carcasse de la jeune femme… c’était cette empathie qui allait la tuer avant l’heure. C’est bien pour ça qu’il se foutait à peu près de tout, sauf de son cul. Et encore.

« Il t’aurait bien démonté hier j’crois, mais… », son regard clair court sur ces formes qu’il ne peut discerner en bonne et due forme. « Pas en état. » Le voile invisible passe sur son visage, balayant instantanément le sourire qui ourlait ses lèvres. Le fige dans une expression autrement plus grave, alors qu’il cesse de jouer avec les cheveux de la poupée de chiffon.
À ses propres mots, la vérité frappe et elle ne lui est pas plaisante. Absolument pas. Même dans ce regard qui va se perdre ailleurs que sur Noyale, il y a l’ombre qui plane, l’ombre qui dévore. L’ombre qui hait.
Il en connait un qui va devoir retrousser les manches pour le remettre en état…

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_Noyale peut faire bouillir le sang de quelqu’un (comme le sien) jusqu’à provoquer des liaisons internes plus ou moins importante selon la volonté et la capacité de la sorcière.
Dans le cas de blessure (même petite plaie) Noyale peut se servir du sang d’une personne, elle y comprise, et le matérialiser en diverses formes aussi solide et résistant qu’un os. Etant donné que son pouvoir est jeune, elle peut faire que de petites choses, comme ces bulles de sang aussi dangereuses qu’une balle de pistolet.
Une fois arrivé au bout de ces forces, ce sang transformé redevient liquide. Il ne réintègre pas le corps dont il est extrait.


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MessageSujet: Re: .Once upon a crime. [Ft Braen]   25.04.17 23:54


.Once upon a crime.


Je veux des réponses.
Dans ma tête, j’essaie de comprendre ce qui a pu bien se passer. Je le sais assez fou pour s’automutiler. Se détruire tout simplement. Et le pire dans tout ça, dans toute cette jolie merde, c’est que je connais la vérité (non je ne suis pas dans le déni). Les blessures sur son flanc… aucun humain ne peut reproduire une telle boucherie (bien que certain imite le Diable à la perfection) mais physiquement, c’est impossible. Alors j’ai conscience de ce que je demande… et je veux l’entendre de sa bouche. Au fond de moi, j’espère juste qu’il me sortira un nom, qu’il s’agit d’un acte d’une autre personne (parce qu’il est plus simple de haïr un inconnu que Lui)… que je le retrouve et que je le… Ma pensée s’efface à l’instant même que je réalise la portée de mes propos. Je me sais capable du pire. Je peux ressentir cette force qui circule en moi. Comme un danger perpétuel que j’essaie d’étouffer. Parfois je réussi. Parfois j’échoue lamentablement. Non, je n’ai pas repris la vie… bien que certaines fois fussent limite. Je ne contrôle rien… Les émotions sont le carburant. Je suis une véritable éponge. Hé merde, je m’égare…

Je le scrute de mes perles claires, remarque qu’il fait l’effort de venir à moi. Ma bouche s’étire lentement en un sourire avenant. Il joue avec une mèche de cheveux. Je ne rechigne pas. J’ai besoin de ce contact. Même si je ne le touche pas. (Ce n’est pas l’envie qui manque) Mes mains restent sagement croisées contre mes cuisses. Je l’écoute parler de connard. Je cligne des yeux, cherchant à mettre un visage. Sans succès. Il a tendance à m’embarquer facilement dans ces mensonges, et j’y mets les deux pieds dedans à chaque fois. Il le sait et en joue. Je ne suis pas naïve. Juste… Je n’sais pas. Fatiguée peut-être. « Je le connais ? » que je répète d’une petite voix en déviant un instant le regard vers sa main et revenir à lui. Je sens qu’il me berne. Mon sourire s’efface peu à peu. « J’pense même que t’aurais adoré ça. »Je fronce les sourcils. Le nez. Qu’il m’énerve avec ces allusions… Je n’aime pas tué… vraiment ? Je préfère ne pas répondre. Je connais l’état dans lequel je me trouve lorsque je ne contrôle plus rien et que je suis au bord du gouffre. La sensation d’être Reine. D’être au-dessus de l’Autre alors qu’il se tord de douleur pendant que je lui hôte la vie progressivement. Cette satisfaction de voir ce rouge s’écouler peignant la scène parfaite d’un corps sans vie. D’Elle. Tel un maître éblouie devant son chef d’œuvre, je suis. J’en souris, mais c’est bref. J’ai ce tic nerveux qui me tord un instant le cou.

Alors c’est bien toi… C’est bien toi…
Je ne suis pas surprise. Je ne suis pas énervée. Juste attristée qu’il puisse en arriver là.
Je ne peux pas le haïr. Je ne veux pas.
Si j’avais su…

« Il t’aurait bien démonté hier j’crois, mais… » « pas en état »
J’écarquille les yeux, faussement indignée. J’en pouffe de rire en baissant les yeux sur l’eau dégueulasse. « Que j’aime ton romantisme… » que je murmure en remontant sur ce visage. Il ne me fixe plus. Il est ailleurs. Son doigt ne joue plus avec ma mèche. Je le perds quelques secondes. Je ne sais où il se trouve, mais je ne veux pas qu’il s’éloigne. Pas encore. Je bouge un peu, tournant un peu mon corps vers lui sans baisser mes genoux, ni même délier mes bras de mes jambes. Ma joue touche le bord de la baignoire. J’ai le regard insistant, essayant de captiver le sien. « Hey Casanova ! ‘Il’ a de la chance ce connard de ne pas être ici. Je crois que je me serais amusée avec lui. » Je ne précise pas de quel manière. J’ai mon sourire de chiasse collée à ma bouche sans artifice. « Tu comptes y rester encore longtemps ? C’est moche la peau toute fripée. » Le ton est léger. Je m’en fou qu’il y reste à vrai dire. Il sortira bien à un moment. Et je sauterais sur l’occasion pour prendre le mien. Je me sens tellement sale. Je n’ose me regarder dans la glace. Ma quasi insomnie doit se lire sur ma gueule. Heureusement, je suis de service de nuit… Heureusement ? Rien que d’y penser, j’en perds le sourire. Je remets ma tête droite, et décroise mes petits bras. Les paumes sur le carrelage, je me lève en prenant soin de tirer sur le bas du sweat. Je n’ai pas envie qu’il découvre que je suis nue comme Eve en dessous. ‘Pas en état’. Trois mots qui me frustrent. Debout et sans un mot de plus, j’entreprends de ranger un peu la pièce. Le tas de linge fini dans la panière (que j’emmènerais plus tard à la laverie du quartier). Le spray désinfectant retrouve sa place dans l’armoire derrière mon miroir. J’évite volontairement mon reflet. Les compresses sont jetées à la poubelle de la salle de bain. Quant à la fiole, je la dépose avec précaution sur l’arc du lavabo. Mon dieu l’état de la faïence blanche ! J’ouvre rapidement le robinet pour nettoyer les traces de sang. Son sang… L’odeur me remonte aux narines, de quoi ranimer ce qui ne demandait qu’à grandir, là, dans le bas de mon ventre. J’évite d’y penser en serrant des cuisses. Je me presse de tout nettoyer. Et je fini par me laver les mains.

Je me tourne vers lui. Je le fixe un instant avant d’aller dans sa direction toujours sur la pointe des pieds en prenant soin de les croiser à chaque pas effectué. C’est furtif mais rend la démarche féminine. Je caresse l’eau souillée du bout de l’index et majeur, les plongeant à leur milieu, remontant lentement à lui sans le quitter du regard. J’incline légèrement ma bouille zébrée de quelques mèches sauvages. Je me mords le coin de ma lèvre tout en m’arrêtant au niveau de son thorax. Je porte mes doigts mouillés à ma bouche non sans sourire. Et je goûte cette eau maculée de son hémoglobine. Suçant doucement l’extrémité de mes doigts, joueuse. Je ne rougis pas. Plus avec lui du moins. Je me penche vers son visage, l’index et majeur glissant sur ma lèvre inférieure pour finalement lui chuchoter presque nez contre nez « Dommage, il y a trop de savon. » J’ai une main posée sur la tranche opposée de la baignoire pour me maintenir, la seconde sur sa jumelle. J’ai encore son goût dans ma bouche quand je l’embrasse sans brutalité. Juste une caresse de chair contre chair. Je ne veux pas réveiller des douleurs. Je me recule lentement, offrant un sourire mignon. Mon postérieur se pose sur le rebord, ma colonne se redresse. J’en croise joliment mes jambes. Je l’éclabousse légèrement vers son cou et garde quelques doigts dans l’eau froide. « Tu as faim ? Je peux réchauffer la bouffe d’hier… Ou te faire des œufs. » je n’ai pas grand-chose au frigo et honnêtement, j’ai la flemme de sortir au Paki du coin pour lui faire un p’tit dej de champion. Je suis sale de toute façon…


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