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 When the truth come to life. || Ft. Melody

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ALIAS : Une seule personne m'appelle Jedediah, c'est ma mère. Pour le reste du monde c'est Coleman, ou alors Jed. Monseigneur pour les intimes.
ÂGE : Je te regarde du haut de mes 32 ans et j'ai mal au dos.
OCCUPATION : Agent du MCPD, parce que j'aime tellement me faire traiter de traître une fois de temps en temps.

AFFINITÉ : Je suis un enfant de l'ombre et je porte mes lunettes de soleil avec classe. Qu'est-ce que tu dis de ça!
POUVOIRS : Manipulation météorologie Je suis capable de commander aux éléments, d'invoquer les vents, la pluie ou le brouillard. Entre autres choses. J'évite de générer de trop grosses perturbations car je risquerais d'y rester... et aussi et surtout parce que j'ai tendance à perdre le contrôle quand ça arrive. Je prend mon pied, alors j'essaye de rester sage.

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MessageSujet: When the truth come to life. || Ft. Melody   09.07.17 23:58

When the truth come to life.
Ft. Melody Anderson


On avait passé la journée à attendre. Encore. Un jour de plus. Le dernier. Allen avait pris le temps de se remettre, doucement, parce que je l'avais obligé à rester là, principalement parce que Agathe l'avait dis. J'étais parti en fin de matinée, choisissant de rejoindre le QG du MCPD pour tenter de faire quelques recherches. Allen m'avait dit que le bol était le catalyseur. C'était une chose de le savoir, une autre de pouvoir l'utiliser. On avait tout deux cherchés au mieux et à part des dizaines et des centaines de récipients magiques divers et variés, on avait rien trouvé d'utile. Rien qui identifie ce bol spécifique.

Notre seule piste était froide.

J'étais allé chercher Allen en milieu d'après-midi avec la bénédiction d'Agathe et nous étions retourné au QG pour continuer à chercher. Continuer à attendre. L'inconnu me terrorisait mais je restais de marbre. Froid. Silencieux. J'étais incapable de me comporter autrement mais je ne bernais personne. On était tous dans cet état. On était tous à attendre de savoir quel cataclysme viendrait nous tomber dessus. Quel ciel fondrait sur nos têtes une fois minuit sonnée.

Nous n'avions ni piste ni indice. Pas une seule direction vers laquelle se tourner aussi dés la tombée de la nuit, une grosse majorité des officiers mobiles avaient pris leurs voitures et leurs motos avec ordre de sillonner la vile. Allez partout. Cherchez partout. Il faut le trouver avant qu'il n'achève son oeuvre. Alertez tout le monde si vous le voyez. Des ordres clairs.

Nous étions tous dehors à chercher. Je conduisais, Allen sur le siège passager observait. Nous étions tous dehors à attendre. A attendre cette voix qui appellerait. A ne certainement pas attendre cette violente vibration qui secouait chaque parcelle de mon corps jusqu'à me faire lâcher le volant l'espace d'une seconde avant de reprendre le contrôle. Une vibration que Allen avait ressenti également. Une vibration que la voiture, elle, avait ignoré. Il n'y avait aucun tremblement de terre. Il n'y avait eu aucune secousse et si elle elle avait été légèrement plus faible j'aurais cru à un frisson un peu vif.

Au fond de mon esprit une idée naissait, une pensée simple et basique. Une direction. Nous roulions vers le Nord et je faisais demi-tour sans la moindre idée de l'endroit où je me rendais jusqu'à entendre des voix dans la radio. - « C'était quoi ça? » - « Quoi? » - « Bah ça, la secousse là! » - « J'ai rien senti moi. » - « T'es à deux rues de moi, tu l'as forcément senti! » - Je posais rapidement mon regard sur Allen, revenant rapidement à la route lorsqu'une voix plus forte que les autres se faisait entendre. - « A l'Olympic sculpture park! A toutes les voitures! Convergez sur l'Olympic sculpture park! » - C'est... Déjà là qu'on va. - Avais-je dis dans un souffle, surpris. Confus. Comment?

J'accélérais assez pour rendre ma conduite moins sécurisante et bombais à travers la ville en direction du parc. Lui n'avait qu'une gorge à trancher, on ne devait pas en laisser le temps.

En plein milieu de Western avenue je pilais et sautais de la voiture à peine arrêtée, ne prenant même pas le temps de vérifier que Allen suivait avant de sauter le grillage bas pour atterrir entre deux arbres. Je passais les buissons qui accrochaient mes vêtements et me mettais à courir sur la pelouse, entre sculptures et visiteurs, avant de le voir. Juste là, en plein milieu. Debout à la pointe au dessus de l'avenue en contre bas. - Heey!

Il tournait la tête vers moi, nous, et souriait. Nous n'étions pas seuls. Le parc à cette heure de la nuit était bien plus plein qu'à l'accoutumé et je voyais des dizaines de personnes passer les portails et entrées de l'espace vert. A peine avais-je rejoins l'homme qu'une petite foule s'était rassemblée et parmi elle, déjà quelques officiers traversaient pour nous rejoindre.

Et à leurs visages, ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient là.

« Le temps est venu, mes frères et sœurs. » - Il posait son regard sur moi. - « Maintenant seulement, la fin peu s'accomplir. » - Je reconnaissais immédiatement une réponse à ce que j'avais dis la veille lorsque nous l'avions vu sur la baie et je serrais les dents, prêt à bondir. D'ailleurs je n'attendais pas plus longtemps pour avancer, me jeter à sa poursuite avant de rebondir sur une force invisible et retomber lourdement en arrière, un bourdonnement intense torturant mes oreilles et mon crâne pendant quelques trop longues secondes alors que je tentais à me relever.

Je sentais les mains d'Allen qui m'aidait à me tenir debout. - « Est-ce que ça va? » - Je grognais et elle tendait un doigt vers le sol. - « Il s'est protégé. » - Mon regard accrochait une ligne de poudre sombre au sol qui formait un large cercle autour de lui. Un bouclier. Impossible à franchir, pas dans le temps qui leur était imparti. Mon regard remontait jusqu'au jeune homme et je remarquais enfin l'absence de cadavre, l'absence de victime. Au sol un drap blanc avait été étendu et je discernais quelques dessins et motifs sous les herbes et ingrédients. Dans ses mains, il tenait le bloc en étain sur lequel je pouvais enfin discerner les symboles élémentaires couverts d'or et sur ce bol, posé à l'horizontale, un atamé brillant à la lueur de pleine lune.

Je levais mon regard vers le ciel, totalement dégagé, et revenais à lui. Si on ne pouvait pas entrer, serais-je obligé de générer une tempête pour dégrader le sol?
J'étais persuadé qu'il n'écouterait pas ce qu'on pourrait lui dire et déjà j'entendais sa voix, déformée. Un son guttural et grave prononçant une langue perdue et oubliée. Une langue qui raisonnait dans les airs et qui imposait le silence. Des dizaines de personnes présentes, plus aucune ne parlait. Plus aucune ne prononçait un mot et Allen comme moi ne faisions pas mieux. Les seules voix que nous entendions venaient de quelques officiers et je comprenais ce qui se passais: tout les gens présents, nous tous. Uniquement des sorciers.

Je faisais signe aux officiers de ne pas avancer plus lorsqu'ils approchait du bouclier, au moment ou le jeune homme finissait son incantation et se retournait vers la foule. Son public. - « Témoins de la vérité, frères et sœurs... » - Puis plus bas, assez pour que nous soyons les seuls à l'entendre. - « J'espère que vous saurez lui plaire... » - La lame filait... - NON! - ... et elle tranchait sa gorge d'un trait rapide et unique.

Aussitôt le sang giclait partout et coulait dans le bol que son corps tenait encore. Une vague invisible déferlait dans le parc, une vague froide qui nous repoussait à peine alors que le bol se mettait à scintiller. Chaque symbole élémentaire brillait un à un, en commençant pour notre premier inconnu, puis la Terre, l'Air, le Feu, l'Ombre, la Lumière, l'Energie, l'Eau et lorsque ses mains sans vie lâchait le bol et qu'il percutait le sol, je pouvais voir un dernier symbole, inconnu, qui se mettait lui aussi à briller.

Le sang qu'il contenait se répandait dans l'herbe alors que le cadavre de notre meurtrier passait par dessus la rambarde de sécurité et chutait sur la route en contre bas. Le sang se répandait, en une bien plus grande quantité que ce que notre suicidaire avait laissé couler dedans. Il se déversait dans les Terre, son odeur dégoûtante montant dans l'air. Une brise soufflait sur le parc et effaçait la ligne sombre qui délimitait le bouclier mais je n'osais pas avancer. Je n'osais pas faire un pas en avant. Oh je n'avais pas peur du bouclier, je savais qu'il avait disparu. C'était autre chose.

L'intuition d'une ombre s'élevant par delà notre regard.

Reculez. - Le sol se faisait mouvant et je faisais quelques pas en arrière en entraînant Allen avec moi. - Reculez! - La terre se déchirait en un son dérangeant de profondeur alors qu'une secousse, une vrai cette fois, se faisait sentir. On entendait des vitres se briser et quelques alarmes de voitures dans les rues, mais rien n'avait d'important. Rien car notre attention était accaparée par le mouvement dans la faille. Par ce qui remontait des entrailles de la Terre.

L'air s'était fait froid et humide, saisissant et presque brûlant dans mes poumons alors qu'une branche de bois, comme vivante, s'extirpait du sol.  Elle montait, droit vers le ciel. Elle montait et s’épaississait. On entendait le bois craquer mais il ne se brisait pas: il grandissait. Grossissait.

D'une branche un arbuste, puis un arbres sans feuille et en quelques minutes de mutisme et de tétanie, je pouvais voir face à moi un arbre gigantesque fais d'un bois sombre et sec. Comme mort. Les feuilles qui couvraient ses branches crochues étaient squelettiques, comme brûlées. Je n'en concevais pas la hauteur mes l'hélicoptères qui volait vers nous pouvait voir, lui, la réalité: cet arbre était plus grand que les grattes ciels de la ville. Sa cime avait gagné les nuages et son énorme tronc faisait la taille d'une petite maison.

Les racines avait creusé leur route dans le sol sans la moindre finesse et chacune avait généré une secousse sismique de faible amplitude avant de s'extirper de la terre pour éventrer béton et goudron et détruire tous les immeubles qui entouraient le parc. S'ils tenaient encore debout c'est parce que les racines le permettaient. Elles avaient aussi gagné les eaux profondes de la baie, détruisant routes et navires sur le passage. En dessous, la route n'était plus qu'une vaste ruine et bon nombre de voitures et de conducteurs étaient piégés ou morts dans les entrailles de l'arbre.

Nous avions été forcés de reculer, reculer encore, car si le tronc était énorme, la faille qui l'avait enfanté n'avait fait que grandir, encore et encore, se multiplier. Et maintenant que l'arbre semblait avoir cessé de grossir, on pouvait voir la lueur dans les tréfonds. Une lueur orangée, mouvante. Dérangeante.

Ma respiration était rapide, mon cœur battait à tout rompre et je ne trouvais pas les mots. J'étais incapable de dire quoi que ce soit. Mon regard parcourait l'écorce fendue de l'arbre pour y voir et je n'en revenais simplement pas. Cris et hurlement avaient déchiré le silence depuis longtemps mais je demeurais muet.

Qu'avait-il fait?
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POUVOIRS : Électrokinésie Ça fonctionne un peu comme une batterie. Au fil du temps, j'accumule l'électricité dans mon environnement sans pouvoir le contrôler. L'électricité statique présente dans l'air, l'alimentation des appareils que je touche... tout y passe. Autant dire que mon téléphone est presque toujours HS si je n'y prends pas garde.
Comme une batterie, je peux restituer l'énergie que j'ai accumulée. Soit sous forme d'éclairs que je peux générer au bout de mes doigts, soit en me déchargeant dans un objet que je touche. Dans ces cas là, mieux vaut ne pas se trouver dans ma ligne de mire, ça peut faire du dégât. Sauf si vous êtes mon téléphone, auquel cas, ça pourra vous redonner un peu d’énergie.

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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   10.07.17 2:50

Je regarde l’arbre géant qui se dresse  quelques dizaines de mètres devant nous devant nous. Je n’en crois pas mes yeux. Et pourtant, à présent qu’il est là devant moi, j’ai l’impression que j’aurais dû savoir, que j’aurais dû comprendre. Mais il est trop tard à présent et je ne peux qu’énoncer l’évidence, interdite.

- Crann Bethadh.
- Hein ?

L’incompréhension de Coleman me tire de mon hébétude et je parviens à détacher mon regard de l’arbre pour me tourner vers lui.

- Crann Bethadh. C’est du gaélique. C’est un nom qui désigne l’arbre de vie.
- Et ?!

Je reporte mon attention sur l’arbre pour expliquer, rassemblant les souvenirs de mes différentes lectures pour essayer d’en faire quelque chose de cohérent.

- C’est une entité mythique. On le retrouve dans plusieurs religions et en particulier dans les mythes qui ont trait à la sorcellerie. Je dirais que les celtes et les vikings sont ceux qui l’ont le plus décrit dans sa… réalité.

J’ai du mal à croire moi-même à ce que je suis en train de dire. Crann Bethadh ou Yggdrasil ou peu importe son nom n’a jamais été réel. Et pourtant je suis certaine que c’est bien ce qui se dresse à présent devant nous. Je me tourne à nouveau vers Coleman.

- Dans les différents mythes, il représente un lien entre les mondes. Le monde des morts pour ses racines, des vivants pour le tronc et des dieux pour les branches. Il est présenté soit comme un protecteur soit comme un créateur. Dans la culture antique de la sorcellerie, il représente l’existence de la magie.

Je considère un bref instant la faille rougissante aux pieds de l’arbre avant d’ajouter avec inquiétude.

- Sauf que dans tous les mythes et dans toutes les religions, il n’y a pas de création sans destruction. Je crois que je me souviens d’un texte qui disait quelque chose comme ça « Et des entrailles de l'arbre de vie, des flamboiements et du sang, le jugement s'abattra. »
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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   10.07.17 15:46

When the truth come to life.
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Crann Bethadh. Avec l'explication de ce qu'elle éternuait, ça devenait bien plus clair, forcément. Au fur et à mesure de ses mots je prenais conscience de ce qui se dressait devant nous. Je sentais bien qu'elle mettait l'accent sur l'aspect irréel de la chose. Ce n'était qu'une histoire. Un mythe. Une métaphore. Et pourtant c'était là, crevant l'écran.

« Et des entrailles de l'arbre de vie, des flamboiements et du sang, le jugement s'abattra. » - Je me repassais cette simple phrase en tête. Simple. Pas vraiment au final. Elle avait un sens dérangeant. Inquiétant. Car si l'arbre était réel, que pouvait-on ne plus croire désormais?

Je baissais la tête vers le sol pour observer les lueurs orangées qui remontaient des failles. - ... Ça flamboie ça. Non? - Ça luisait plus qu'autre chose, mais la lueur n'était pas sans rappeler la lueur d'une flamme. Ou d'une multitude de flammes. Je n'attendais d'ailleurs pas de réponse à cette question, ce n'était qu'une observation et j’enchaînais avec une seconde. - Et le mec a renversé du sang par terre aussi. - Mec dont le cadavre devait être perdu dans les racines de la chose. Sang en quantité importante.

De la ville s'élevaient des alarmes et des sirènes  mais tout ce dont je m'occupais c'était le son de roche, de terre que l'ont bougeait. C'était la chaleur sèche qui remontait des failles. C'était le mouvement que je percevais lorsque je me penchais au dessus de l'une d'elles. - Quelque chose est entrain de remonter. - Allen se rapprochait et j'avais tout juste le temps de nous repousser en arrière qu'un nuage de chaleur remontait. D'autres n'avaient pas été si rapides et j'entendais déjà les hurlements des gens qui venaient de se faire brûler le visage. Et j'aurais certainement dis ou fait quelque chose si j'en avais eu le temps. Mais le temps n'était pas un luxe que l'on avait.

Des entrailles de la terre s'extirpaient des mains blanchâtres aux ongles comme des griffes pâles. Des bras décharnés suivi d'une tête chauve aux yeux globuleux et noirs comme le néant. Le crâne allongé, la mâchoire en ovale et deux rangées de dents acérées. Un corps suivait, maigre et squelettique. La peau salie et abîmée par la terre laissait voir en relief les os en dessous et bien vite il était sorti tout entier, ses pieds, comme des pattes d'animal, aussi griffues que ses mains. Lui, immondice des bas fonds, identique ou presque à ses dizaines de petits copains qui venaient aussi de s'extirper du sol et de chaque faille.

Et d'autres suivaient.
Et d'autres courraient.
Et d'autres attaquaient.

Rapides, trop rapides, ils fonçaient vers la foule. Vers leurs cibles et leurs proies. Par réflexe, j'avais sorti mon flingue et visais sans tirer, jaugeant celui qui était sorti au plus prêt de nous. J'étais terrorisé, dans une incompréhension totale.

La créature se tournait vers nous et je tirais. Au moment de la détonation, une masse pâle me fonçait dessus et l'arme m'échappait des mains, une douleur lancinante saisissant mon poignet lacéré de trois lignes rouges. La balle filait droit vers ma cible mais n’éraflait que son bras décharné et je repliais le mien contre mon torse. - Bordel!

Je cherchais du regard où était tombée mon arme, reculant de quelques pas par automatisme. Les vieilles habitudes ont la vie dure mais si je ne retrouvais pas mon arbre, on avait pas trente six solutions si on voulait survivre... - J'espère que tu comptes enlever ce cadenas...
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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   10.07.17 17:06

- Quelque chose est en train de remonter.

Alors que je m’apprête à me pencher au-dessus de la faille à mon tour, Coleman me pousse en arrière juste à temps. Mais je n’ai pas besoin de regarder pour savoir ce qu’il a vu. La réponse ne tarde pas à s’extirper des entrailles de la terre.

Comme figée, je regarde les créatures des profondeurs apparaitre en surface, de plus en plus nombreuses. La peur me pousse à reculer. Je vois Coleman sortir son arme et je regrette un instant de ne pas être armée moi aussi. Malheureusement, ça ne lui est pas d’une grande utilité. C’est à peine s’il parvient à blesser l’une de ces créatures de cauchemars alors que je regarde impuissante un autre de ces monstres le désarmer.

L’espace d’un instant, je croise le regard de l’un de nos assaillants. J’ai presque l’impression de le voir se délecter du spectacle alors que ses proies – nous – sommes à sa merci. La voix de Coleman me parvient par-delà la torpeur dans laquelle la peur m’a plongée.

- J'espère que tu comptes enlever ce cadenas...

Je sursaute presque. Puis je comprends. Moi aussi je suis armée. Je regarde rapidement autour de nous pour voir d’autres créatures s’approcher. Je vois aussi l’arme de Coleman qui a atterri quelques mètres plus loin. Trop loin pour qu’il puisse la récupérer à temps, si tant est qu’elle soit suffisante à tous les arrêter. Je n’ai pas d’autre choix. C’est la seule solution pour qu’on puisse s’en sortir.

Depuis l’accident hier matin, j’ai largement eu le temps de me recharger. Quand j’ai utilisé l’ordinateur à l’hôpital, quand je suis montée en voiture avec Coleman, ou même rien qu’avec l’électricité statique présente dans l’air. Mais je ne crois pas avoir atteint ma limite. De toute façon, je n’ai pas le temps de me demander si ça pourrait mettre Coleman en danger ou non. Sans attendre davantage, je défais le collier de mon cou.

À l’instant où je retire mon cadenas, les deux monstres les plus proches bondissent vers nous. Je tends mes doigts dans leur direction. J’ai le temps de voir l’un d’eux sur le point d’égorger Coleman, l’instant suivant, il gît sur le sol, une plaie noire et fumante au milieu de la poitrine. Le second a subit le même sort et sans prendre le temps de réfléchir à ce que je viens de faire, je dirige mes doigts vers ceux qui sont en train d’approcher, prenant seulement garde à éviter de toucher Coleman. En à peine quelques secondes, une petite dizaine de créatures tombent sans vie tout autour de nous, foudroyées.

Légèrement essoufflée, je croise alors le regard de Coleman. Je ne me sens pas vraiment fatiguée, c’est… différent. J’ai l’impression qu’une part de moi en réclame davantage. Ça me fait peur mais je n’ai pas le temps de m’en inquiéter. Alors je me contente de mettre mon collier dans la poche de ma veste.

- Je ne vais pas pouvoir continuer longtemps sans me recharger.
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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   16.07.17 15:44

When the truth come to life.
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Quand bien même j'aurais pu attraper mon arme, j'aurais été obligé de tirer de la main gauche. Les lacérations de mon poignet droit me lançaient terriblement et le sang roulait sur mon avant-bras. Dans mon dos, Allen avait  bien compris où je voulais en venir. Car moi-même j'avais compris. La veille, cette explosion électrique. Je l'avais vu retirer ses pendentifs. J'avais compris après coup en y repensant. J'avais compris le but. Et si j'avais bien vu qu'il y en avait plusieurs, il m'avait semblé évident que le cadenas était la solution. La symbolique était trop grande.

Je n'avais pas eu le temps de voir venir la créature sur mon flanc, mais aussitôt le cadenas retiré, un éclair lumineux traversait l'espace et lorsque je tournais la tête, je voyais la plaie béante et noire dans le torse inerte de la bestiole. De l'autre côté, même chose. Parfait. Et elle ne s'arrêtait pas là. Pendant ce temps, je ne restais pas pour autant les bras croisés  et me concentrais sur le ciel. Mon pouvoir avait beau être grand, il avait besoin d'un petit temps de concentration qui me rendait relativement vulnérable et pendant que Allen s'occupait de dégager le terrain, je m'affairais à autre chose.

Dans le ciel des nuages se matérialisaient, brouillant la vue de la lune et des étoiles. Ils grossissaient, noircissaient. Le vent se levait, d'abord faible puis de plus en plus fort. Je n'avais pas le temps de penser au fait que Allen pouvait à tout moment m’éventrer avec un arc électrique, ma conscience était ailleurs. Je voyais le parc depuis en haut, comme si j'étais moi-même dans le ciel. Comme si j'étais le ciel. Je voyais les officiers tirer, se défendre et mourir. Je voyais les gens fuir ou combattre. Et mourir. Je voyais l'arbre gigantesque et les lumières de l'électricité d'Allen.

Je faisais un pas en avant, sentant le vent pousser dans mon dos. Je ressentais l'orage qui grondait, le tonnerre dans le silence mais pas la moindre humidité. Pas une seule goutte de pluie, pas une seule micro-goutte dans l'air. - « Je ne vais pas pouvoir continuer longtemps sans me recharger. » - La lueur d'un éclair zébrait les nuages et je tournais la tête vers elle, le regard toujours dans la vague malgré tout. - Ça vient! - Avais-je dû dire plus fort pour me faire entendre au dessus du vent.

Une cascade d'éclairs se déversait alors sur le parc, à commencer par la créature qui nous fonçait dessus. Ils étaient assez puissants pour griller et tuer d'un coup et le choc au sol faisait vibrer la terre. Assez puissants pour que Allen s'en serve.
Le contre-coup des secousses ne semblait pas nous faire grand chose mais je parvenais à doser la puissance des éclairs. Les éclairs formaient une barrière naturelle entre les citoyens et le reste du parc. Je ne pouvais rien contre les créatures déjà à l'extérieur, mais les autres ne pourraient pas traverser. Pas par là en tout cas.

Le son des éclairs étaient désagréables et leur lueur donnait l'impression qu'il faisait jour. A l'intérieur du périmètre, les officiers du MCPD continuaient de combattre et quelques éclairs tombaient sur l'une ou l'autre des créatures. Je parvenais à maintenir le flot d'électricité en manipulant le ciel mais je ne pourrais pas faire ça éternellement. Je scindais alors ma conscience. Continuant de manipuler l'orage tout en me retournant vers Allen, le regard clair cette fois. - On en est où?!
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Comme une batterie, je peux restituer l'énergie que j'ai accumulée. Soit sous forme d'éclairs que je peux générer au bout de mes doigts, soit en me déchargeant dans un objet que je touche. Dans ces cas là, mieux vaut ne pas se trouver dans ma ligne de mire, ça peut faire du dégât. Sauf si vous êtes mon téléphone, auquel cas, ça pourra vous redonner un peu d’énergie.

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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   19.07.17 14:48

À son regard dans le vague, je devine que toute la concentration de Coleman est tournée vers son pouvoir. J’avais deviné dans les égouts, lorsqu’il avait créé cette petite brise d’air frais, que son pouvoir était lié à la météo, mais je n’avais aucune idée de son étendue. Sa performance d’hier sur la baie était déjà plus impressionnante, mais je crois que c’est ce soir que j’ai un véritable aperçu de ce qu’il est capable de faire.

Mais je n’ai pas vraiment le temps de contempler son œuvre. Je n’ai pas besoin qu’il me le dise pour deviner qu’à ce niveau de concentration, il est vulnérable. Son regard à lui seul le montre. Il n’est pas vraiment ici avec moi. Il est là-haut, avec son pouvoir. Alors je poursuis le nettoyage que j’ai commencé, foudroyant sans hésiter chaque créature qui viendrait dans notre direction. Et à mesure que l’orage créé par Coleman grossit, ça m’est plus facile. L’électricité statique présente dans l’air augmente sans cesse et vient alimenter mon pouvoir à mesure que je le dépense.

C’est la première fois que je l’utilise vraiment. Je n’ai appris à maîtriser les décharges que je pouvais libérer que pour éviter les accidents lorsque j’aurais besoin de me décharger. Mais cette nuit, pour la première fois de ma vie, j’en exploite le réel potentiel. J’ignore ce que je ressens réellement à cette idée. Ce pouvoir que j’ai haï durant toutes ses années est peut-être ce qui pourrait nous sauver la vie aujourd’hui. Je n’ai pas le temps de considérer davantage la question.

Bientôt, je n’ai même plus besoin de libérer l’énergie de mon propre corps. Il me suffit de me concentrer sur la barrière d’éclairs que Coleman a créée. Je ressens chacune des décharges d’énergie qui zèbrent le ciel tout autour de l’arbre. De la même manière que je parviens à diriger ceux que je laisse échapper de mes doigts, je m’aperçois bien vite que je suis capable de maitriser la trajectoire des éclairs devant moi. Et je n’hésite pas à m’en servir pour combler une brèche ici ou là dans cette barrière électrique ou encore pour saisir au passage un monstre qui s’en approcherait d’un peu trop près.

- On en est où ?!

La voix de Coleman me parvient par-dessus le vacarme et un bref coup d’œil dans sa direction m’indique qu’il est à nouveau présent. Je lui réponds, sans pour autant m’interrompre.

- Pour l’instant, on peut les contenir, mais je ne sais pas combien de temps ça va durer.

J’ajoute immédiatement, après un nouveau coup d’œil vers lui.

- Comment va ton bras ?

Notre situation est peut-être légèrement moins précaire qu’un instant plus tôt, mais je ne me fais pas d’illusions. Si on ne trouve pas de solution, la tendance ne tardera pas à s’inverser. Si l’orage que Coleman a créé nous apporte une certaine protection, je sais qu’elle n’est que temporaire. L’un comme l’autre nous avons nos limites et lorsque nous aurons épuisé nos forces, plus rien n’arrêtera ces créatures infernales.
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ALIAS : Une seule personne m'appelle Jedediah, c'est ma mère. Pour le reste du monde c'est Coleman, ou alors Jed. Monseigneur pour les intimes.
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OCCUPATION : Agent du MCPD, parce que j'aime tellement me faire traiter de traître une fois de temps en temps.

AFFINITÉ : Je suis un enfant de l'ombre et je porte mes lunettes de soleil avec classe. Qu'est-ce que tu dis de ça!
POUVOIRS : Manipulation météorologie Je suis capable de commander aux éléments, d'invoquer les vents, la pluie ou le brouillard. Entre autres choses. J'évite de générer de trop grosses perturbations car je risquerais d'y rester... et aussi et surtout parce que j'ai tendance à perdre le contrôle quand ça arrive. Je prend mon pied, alors j'essaye de rester sage.

THÈME : Firewall - Les Frictions


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MessageSujet: Re: When the truth come to life. || Ft. Melody   Hier à 15:14

When the truth come to life.
Ft. Melody Anderson


« Pour l’instant, on peut les contenir, mais je ne sais pas combien de temps ça va durer. » - J'en étais au même point. Mon pouvoir ne drainait pas vraiment mes forces vitales, mais il était éprouvant de par la concentration nécessaire pour le maintenir. Et à tout moment, je pouvais en perdre le contrôle. J'avais bien conscience qu'il valait mieux s'occuper de ces créatures avec tout ce qu'on avait, mais j'étais un autre type de monstre. Avec un arsenal bien plus inquiétant.

« Comment va ton bras ? » - Ma main gauche passait sur la blessure. Je ne la sentais plus. J'étais bien trop accaparé par le ciel pour y penser mais maintenant qu'elle en parlait, la brûlure me revenait. - C'est rien. - Jusqu'à preuve du contraire en tout cas, ce serait rien.

Le flot de créatures remontant des tréfonds c'était fait moins fort et même si ça remontait encore, on pouvait nettement voir la différence. Ça ne voulait pas dire qu'on en avait moins à combattre, le champ de bataille était vaste et jonché de cadavres plus dégoûtants les uns que les autres. Allen continuait de déblayer le terrain mais pendant que les éclairs tombaient, moi je n'étais pas pleine capable d'attaquer. A mains nues, oui, mais contre ces créatures? Mauvaise idée.

Je profitais de quelques secondes pour faire quelques en vitesse et ramasser mon arme avant de revenir vers Allen. Je tirais les créatures les plus proches, ratant quelques fois mes coups, m'offrant quelques secondes de répits à chaque fois mais mon regard était vite attiré par l'arbre, immense et sombre. - Ton arbre mythique là, on peut le détruire? - Parce que de là où je me trouvais, du peu d'informations que j'avais, les créatures étaient liées à l'arbre.

Mon bras retombait alors que ma concentration déviait à nouveau. - Il faut faire griller cette salop... - Une masse pâle me percutait de plein fouet et je roulais lourdement au sol. Le souffle coupé, j'étais incapable de crier ma la lacération profonde qui barrait mon torse et mon visage, elle, aurait dû me faire crier. Un à un, les éclairs disparaissaient.

J'avais perdu le lien sous le choc et galérais à le retrouver. La douleur me tenaillait et je levais mon regard vers la blonde alors qu'une nuée meurtrière fonçait vers nous.. - Allen! Grilles le!
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When the truth come to life. || Ft. Melody
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