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 Another day in Seattle. || Libre

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ALIAS : Une seule personne m'appelle Jedediah, c'est ma mère. Pour le reste du monde c'est Coleman, ou alors Jed. Monseigneur pour les intimes.
ÂGE : Je te regarde du haut de mes 32 ans et j'ai mal au dos.
OCCUPATION : Agent du MCPD, parce que j'aime tellement me faire traiter de traître une fois de temps en temps.

AFFINITÉ : Je suis un enfant de l'ombre et je porte mes lunettes de soleil avec classe. Qu'est-ce que tu dis de ça!
POUVOIRS : Manipulation météorologie Je suis capable de commander aux éléments, d'invoquer les vents, la pluie ou le brouillard. Entre autres choses. J'évite de générer de trop grosses perturbations car je risquerais d'y rester... et aussi et surtout parce que j'ai tendance à perdre le contrôle quand ça arrive. Je prend mon pied, alors j'essaye de rester sage.

THÈME : Firewall - Les Frictions


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MessageSujet: Another day in Seattle. || Libre   22.10.16 15:30

Another day in Seattle.
Libre


Une bonne journée pour moi, c'est une journée où il fait moche dehors. Un temps gris, des nuages bien épais. Qu'il fasse froid ou non, ça n'est pas bien important. Enfin s'il ne fait pas trop chaud ça m'arrange, mais ce n'est pas la question. Une bonne journée pour moi c'est une journée où je n'ai pas à porter mes lunettes de soleil même à l'intérieur parce que la lumière du jour est trop agressive. Vous savez quoi? Ce jour-là n'était pas vraiment une bonne journée. D'ailleurs j'avais maudis le premier gars au bureau qui m'avait dis bonjour. Ah bah c'est sur, lui cette journée lui allait très bien, c'était tout juste s'il se gorgeait pas de tout ce soleil cet enfoiré. Je pouvais pas vraiment me plaindre cela dit. Enfin je pouvais, je faisais bien ce que je voulais, mais l'Irak c'était cent fois pire et là au moins je pouvais me mettre à l'abri. J'avais passé la journée à mon bureau à taper des rapports, ces fameux rapports d'intervention que j'attendais toujours le dernier moment pour les rendre. C'était d'un ennui. J'achevais le troisième de la journée, j'avais le dos en compote, j'avais mal au crâne, j'avais envie de balancer mon ordinateur par la fenêtre et je l'aurais même peut être fait si ce truc là ne m'avait pas coûté un mois de salaire. - Thank god! - Le téléphone sonnait. Je n'avais jamais été autant heureux d'entendre cette sonnerie et Jay levait la tête de ses papiers.

J'écoutais mon interlocuteur, mon regard allant et venant entre plusieurs objets sans jamais s'accrocher, puis je raccrochais après avoir dit que je m'en occupais. - Un truc à vérifier au port. - Je me levais et attrapais ma veste, Jay en faisait de même. - Ah non, toi tu restes là. T'es des choses à faire. - Son regard passait du pressé à l'outré. Je me rapprochais de son bureau et ébouriffais ses cheveux sans la moindre considération. - Ça t'apprendra à te moquer. - Ne jamais se ficher du Jed qui a mal au dos parce qu'il est resté assis devant son ordi trop longtemps. Je m'éloignais vers la porte et me retournais au dernier moment. - Je ramène les cafés! - Et puis je disparaissais dans le couloir. Mes lunettes sur le nez, je sortais et filais à la voiture pour me mettre en route. C'est sûr, c'était une journée pourrie pour moi, mais je ne pouvais clairement pas cracher sur une petite sortie. Le type que j'avais eu au téléphone était un intermédiaire, un standardiste qui recevait des coups de téléphones de gens qui voulaient signaler quelque chose. En l’occurrence, il se passait peut être ou peut être pas quelque chose sur les docks. Avec l'habitude les standardistes savaient reconnaître une vrai alerte d'une fausse, ou d'une exagérée, et il me l'avait  bien fait comprendre. C'était la raison pour laquelle je me permettais cette petite virée en solo.

Je m'arrêtais sur le chemin pour prendre un café, parce que j'avais dis en ramener, j'avais pas dis ne pas en prendre pour moi avant, et je conduisais jusqu'au port. Une main fourrée dans la poche de ma veste noire, serrant la clé de la voiture, l'autre serrant le gobelet chaud, je faisais quelques pas pour entrer sur les docks. Je voyais un gros transporteur qui mouillait tranquillement sur le bord, entrain d'être chargé. Je voyais les dockers qui bossaient. Je voyais les conteneurs entreposés. Ce que je ne voyais pas c'était une quelconque raison chose louche qui justifierait l'appel que le MCPD avait reçu. En soit ça m'arrangeait, je préférais être venu pour rien et pouvoir boire mon café tranquillement en profitant d'une longue pause dans la torture de la bureaucratie. Deux hommes en bleu de travail venaient vers moi et je sortais mon badge. - Bonjour messieurs, MCPD. On nous a signalé un possible.. "quelque chose" dans le coin. Vous avez rien vu d'inhabituel aujourd'hui? - Et leur réponse était faite de haussements d'épaules et de grognements flous. En clair ils n'avaient rien vu et je les remerciais d'un sourire. Mon badge et ma main retournaient dans ma poche et j'inspirais l'air frais en observant le bateau. Fausse alerte ou alerte camouflée, je décidais de faire un petit tour pour en avoir le cœur net...
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ALIAS : “Black Dog” sur la scène musicale. Pour le reste, vous vous débrouillez, mais il n'est plus vraiment friand de surnoms.
ÂGE : 38 ans
OCCUPATION : Musicien et agent du MCPD depuis neuf mois.

AFFINITÉ : Lumière
POUVOIRS : Il a un pouvoir de médiumnité qui lui permet de sonder les énergies spirituelles environnantes, voir et communiquer avec les esprits. Il est frappé par des visions aléatoires qui retracent de près ou de loin l'origine de certaines énergies. À trop forcer sur son pouvoir (notamment en ce qui concerne la communication "ouverte" avec les esprits), Abel a perdu progressivement de son acuité visuelle et ça ne va pas en s'arrangeant.

De plus, il est capable d’absorber l’énergie spirituelle d’un tiers (vivant ou non) afin de bénéficier de certains atouts : renforcement généralisé (n’excédant pas 10mn après le siphon d’âme), rétablissement de son essence vitale et gain de souvenirs. Abel peut également affaiblir un vivant sans le toucher, mais pour une conversion directe de l’énergie engrangée, un contact physique sera obligatoire. À savoir que cette activité n’est pas sans risques, des effets néfastes plus ou moins lourds sont notables en fonction de la quantité et de la force de l’âme en voie d’assimilation.

THÈME : Zack Hemsey, The Way † Santa Esmeralda, Don't Let Me Be Misunderstood † Radiohead, Burn The Witch † Tamer, Beautiful Crime † Lorne Balfe, What Came Before


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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   24.10.16 17:42

Another day in Seattle.
ft. Jedediah


À peine était-il arrivé au bureau qu’on lui avait confié toutes les tâches ingrates qu’aucun ne voulaient se farcir pour la journée, voire même la semaine. En soi c’était toujours mieux que de faire le café, surtout qu’il n’était pas du genre à se dire qu’il n’était bon qu’à ça. Le badge qu’il avait en sa possession n’était pas là pour faire joli et même si ça faisait son effet en ville, ce n’était pas vraiment le cas entre ces murs vous vous en douterez. Après six mois, ils finiraient peut-être par comprendre qu’il était autre chose qu’un espèce d’outil d’investigation portatif. Une espèce de radar sur pattes qui recueillait les informations de manière aléatoire et sonnait de son alarme dès que quelque chose lui venait.
Cette ambiance générale n’empêchait pas vraiment Abel de vivre, même si ce n’était pas forcément agréable. La seule chose qui semblait le motiver réellement pour venir jusqu’ici et franchir le seuil de cette porte, c’était l’espoir de rouvrir cette affaire sordide et retrouver les fragments égarés de sa mémoire. Le trentenaire était conscient qu’il avait déjà eu du bol d’avoir pu intégrer la brigade. Il n’allait pas craquer de si tôt, ou pas pour les mêmes raisons. Patience. Discipline. C’est étrange comme les mots de sa mère peuvent résonner avec autant de clarté, comme si elle était penchée sur son épaule pour les lui susurrer. C’est étrange comme elle peut lui manquer.

Il possède tout de même un espace pour travailler, cela va de soi. Abel ne passe pas son temps à méditer dans un coin en attendant que « ça vienne ». Rester à rien faire, ce n’est pas vraiment son truc, encore moins depuis sa désintoxication. À ses yeux, le temps est précieux.
Abel a le nez rivé sur sa paperasse qu’il classe au fur et à mesure, concentré au mieux et appliqué dans son ouvrage. Il y a des fois où il se met brutalement à rêvasser, fermant un peu les yeux et cherchant les rayons du soleil qui tapaient contre la fenêtre sous laquelle il se trouvait. Ce léger détail n’était pas forcément pour enthousiasmer ceux dont le bureau étaient à proximité et qui préféraient tirer les rideaux pour ne pas être ébloui par l’astre. Ce n’était qu’un caprice qu’il s’accordait de faire, et égoïstement. Rester dans l’ombre portée des stores ne le rendait pas plus productif, bien au contraire. Ça le rendait même en proie à d’autres troubles qui s’atténuaient avec la lumière… mais ça, il ne valait mieux pas trop l’ébruiter.

Étant un grand fumeur, il s’octroya quelques pauses durant la journée. La seconde de l’après-midi fut particulièrement mouvementée.
Le libanais s’était adossé à l’un des murs extérieurs, profitant de ces cinq minutes de répit à sa manière. Sa cigarette roulée était à moitié grillée entre ses lèvres. Puis vint la vision qui le frappa, par intermittences et bribes. Ses yeux s’étaient fermés, il forçait dessus alors que ses lèvres se serraient autour du petit cylindre blanc, jusqu’à en déposer une paume sur sa tempe. Son dos s’est alourdi, se reposant davantage sur le mur contre lequel il se trouvait.

« Hey, Karamé, qu’est-ce que t’as ? »

C’est la voix de Raven. Elle n’est pas dans sa division, ni de son équipe, mais elle clope aussi. Ils ont déjà échangé par le passé et se croisent de temps à autre, même si ce n’est pas forcément folichon niveau contenu. Il devrait peut-être lui faire une place dans sa vie, qui sait ?
Abel se masse la tempe du bout des doigts, lui répondant d’abord par instinct.

Il grommela un « C’est rien. », alors que la clope était toujours à son bec. Traduction, c’est bien quelque chose et ça a certainement de son importance. Sinon, ce ne serait pas arrivé. Il essaie de se souvenir, de remettre en ordre les fragments qu’il avait vu et senti. Il y a de la flotte. Des caisses. Un gamin avec une boîte allongée dans les mains. Est-ce qu’elle est rouge ? Oui, elle est rouge. Il y a de la tension, on dirait de la colère… mais il n’y a pas que ça. Le raclement de gorge de Raven le tire de ses pensées : Abel inspire un peu et accroche le regard de l’agent, qui fronce un peu les sourcils. C’est étrange, elle a quelque chose qui s’en rapproche… quelque chose de commun avec ce qu’il venait de percevoir. Il ôte sa cigarette après avoir tiré dessus une fois, se recentre. « Excuse-moi, mais… où tu étais ? »

« Je suis allée prendre un café latte à la machine avec Bob et… »
« C’est pas ce que je te demande - avant d’être dans les locaux, tu étais où ? », insista t-il en la coupant maladroitement… il ne fut pas très chaleureux, pour le coup.
« On est allé faire un tour près des docks, c’est tout. »
« Et t’aurais pas vu un gosse là-bas ? »
« Un gosse ? », répéta t-elle pour elle-même, faisant la moue en regardant un peu en l’air. Des gosses, y en a des tonnes dans une ville, c’est sûr. Elle fronce un peu les sourcils, revient sur le visage de son interlocuteur qui la toise sans la lâcher des yeux. « T’es vraiment flippant à poser des questions comme ça, tu sais. » Abel ne peut pas réprimer un soupir. « J’ai juste bousculé quelqu’un sans faire attention oui, mais il devait au moins avoir quinze-seize ans, c’est plus un gamin à cet âge-là ! »

« Hmpf. Parle pour toi. », souffla t-il alors qu’un léger sourire filait sur son visage, la remerciant du regard. Raven n’avait même pas trente ans, elle pouvait se permettre ce genre de remarques en effet. « Merci, je dois filer. », qu’il lui glisse avec un clin d’œil alors qu’il écrasait sa clope contre sa semelle avant de la jeter dans la poubelle. Il fila jusqu’au bureau, se repassant en boucle les éléments qu’il avait pu voir. À peine fit-il trois pas à l’intérieur de ce dernier qu’il fut à nouveau happé par une vision. Il y a du sang et du feu. C’est un endroit clos. Un entrepôt, peut-être ? Une cale d’un bateau ? Il fait trop sombre, il n’y voit rien, et la sensation qui en découle n’en est pas moins désagréable. Un frisson remonte son échine, il se tient droit avec une main posée sur l’embrasure de la porte. Pour ceux de l’équipe qui ont relevé le nez, il n’y avait pas besoin d’en faire tout un discours : il y avait du neuf.

Abel s’expliqua auprès du chef d’équipe qui le dépêcha sur place, et ce après avoir fait quelques vérifications préliminaires - un coup de fil avait été passé, un agent était allé jeter un coup d’œil, peut-être y était-il encore à l’heure qu’il est. Rien de particulier n’avait été signalé, pourtant il faut croire que ce n’était pas vraiment une fausse alerte. La transmission devrait être faite au plus vite, si l’agent en question daignait répondre au téléphone. Malgré tout, Abel fut accompagné par un autre agent de son équipe - question de confiance, ou par simple précaution. En plus, le libanais n’était pas forcément très doué pour tirer. Alors en cas d’urgence, il valait mieux couvrir ses arrières… ou plutôt combler certaines de ses lacunes.


·∆·


Tapotant contre le rebord de la portière frénétiquement, il chantonnait à voix basse, ce qui ne semblait pas tant déranger son collègue qui était au volant. Abel ne s’octroya même pas de café ni quoi que ce soit d’autre, se concentrant sur ce qui tournait encore dans sa tête (du moins, autre chose que cette chanson de Howlin’ Wolf). Une fois sur place, il n’y eut pas une seule trace de l’agent en question. Enfin… ça, c’était avant qu’ils ne soient informés par les gars du port qui trainaient qu’un autre était déjà là, chose qu’Abel n’écouta que d’une seule oreille, étant plus attentif aux énergies qu’aux bavardages dont s’occupait tout naturellement son collègue. C’est à peine s’il avait regardé les personnes qui lui faisaient face lorsqu’il avait présenté son badge du MCPD. Un premier esprit s’était déplacé d’un bout à l’autre du quai, filant entre les containers. Il y en avait d’autres, mais il tentait de se fermer à leur présence pour le moment.
L’agent Coleman était visiblement déjà en train de faire ses recherches. « Ça fait que dix minutes qu’il est là-dedans, » leur avait-on dit. Peu importe, ils allaient le suivre, la ‘sonde Karamé’ allait forcément trouver quelque chose… il devait trouver quelque chose.

Effectivement, à l’approche du bateau, les énergies éparses se concentraient un peu plus. En montant là-dedans, il croisa deux esprits, l’un d’entre eux n’étant visiblement pas très avenant. Quelque chose de mauvais tournait autour de lui et il emportait le second dans sa danse silencieuse. Ils finirent par le trouver relativement facilement, remontèrent jusqu’à lui. Encore une fois, le musicien fixait de temps à autre ce vide qui n’était rien d’autre que l’emplacement d’un esprit ou d’un nœud d’énergie. Si au bureau il connaissait ceux qui y trainaient, ce n’était pas vraiment le cas ici. D’autant que tous n’étaient pas enracinés et se trouvaient être mobiles… ça dépendait beaucoup, en fait. Il y avait de tout.

Son collègue l’interpella, le présenta à ce dernier par la même occasion. Et ce tandis qu’Abel redescendait progressivement sur « terre », daignant le saluer à son tour.  Il replace ses lunettes sur son nez, accompagnant ses mots d’un geste de la tête. « Agent Coleman. » L’agent Parker, qui l’accompagne, lui explique brièvement la situation et surtout le "rôle" du sorcier oriental. D'ailleurs, c’est au même moment qu’Abel repartit dans ses prétendues divagations, s’éloignant un peu du petit groupe qui s’était formé.  


Tu seras abaissée, ta parole viendra de terre, Et les sons en seront étouffés par la poussière; Ta voix sortira de terre comme celle d'un spectre, Et c'est de la poussière que tu murmureras tes discours. (Isaiah 29:4)
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   25.10.16 1:33

Another day in Seattle.
Libre


Je tournais en rond. Purement et simplement, sans la moindre forme d’intérêt. En fait je me faisais chier, clairement. Je buvais mon café tranquillement. Au moins ça me faisait une balade. J'avais beau observer, me déplacer, je ne voyais strictement rien qui puisse justifier l'appel et c'était assez frustrant. En soit oui, ça me convenait, mais j'aimais pas faire des choses pour rien. Je décidais de monter sur le bateau, empruntant la longue rampe jusqu'au pont, le regard observant un instant la baie avant de revenir à ce sur quoi je me tenais. Le léger roulis de l'eau me prenait mais je n'y succombais pas. J'étais un Marines, j'avais passé assez de temps sur l'eau pour être immunisé. Je montrais mon badge à quelques types qui voulaient savoir ce que je foutais là et on me laissait tranquille. Ils étaient bien curieux ces types. Enfin, question de sécurité je suppose. Je faisais le tour du niveau, tranquillement, et lorsque je revenais à mon point de départ mon gobelet était vide et je n'étais pas plus avancé. Certes, j'aurais pu retourner ce bateau pour en fouiller chaque recoins mais je devais bien avouer qu'entre le sentiment du standardiste et le fait que rien ne me saute directement aux yeux, je ne voyais pas bien par où commencer.

Des pas se faisaient entendre sur la rampe et je me retournais pour voir deux visages familiers arriver. L'agent Parker, un homme sans pouvoirs sinon celui de son flingue et Karamé, la bleusaille plus consultant qu'agent. Enfin bleusaille... En ce qui me concernait, du moment qu'il faisait le job, j'en avais bien rien à faire. J'écartais les bras. - Qu'est-ce que vous faites là tous les deux? - Karamé s'éloignait doucement pendant que Parker me mettait au courant et mon regard se tournait forcément vers le médium qui observait le vide comme à son habitude. Mon vide, probablement pas le sien. Il avait eu des visions, quelque chose en rapport avec les docks, avec un jeune homme, adolescent. Mon cerveau pensait à un détail et je revenais à Parker. - Attend. Ils ont envoyé Raven ici déjà? Et moi maintenant? Elle leur a forcément dit qu'il n'y avait rien ici, pourquoi on m'a envoyé quand même? - Je tournais la tête vers le médium en fronçant les sourcils avant de faire quelques pas dans sa direction.  Mes yeux étaient invisibles derrière les verres sombres de mes lunettes de soleil mais mon ton ne trompait pas. - Vous trouvez quelque chose?

Je croisais les bras, perdu dans mes pensées. Bizarrement, tout était devenu bien louche assez rapidement, trop rapidement, et je repassais dans ma mémoire tout ce que j'avais pu voir ici depuis que j'étais arrivé. Les gens auxquels j'avais parlé, ceux que j'avais vu sans converser... Je n'avais pas vu d'adolescent. Seulement des hommes, employés sur les docks. Je posais le gobelet sur un truc en métal et tirais mon téléphone de ma poche. - Je vais appeler le bureau, voir ce qu'ils ont trafiqué. - Le numéro était vite composé et une voix à l'autre bout venait rapidement remplacer la tonalité. - C'est Coleman. Je suis sur les docks avec Karamé et Parker. On m'a envoyé à la suite d'une alerte téléphonique, sauf qu'on vient de me dire que Raven est déjà venue un peu plus tôt. Qu'est-ce que vous avez foutu? - Non parce qu'à moins d'une vaste bourde de coordination... - Oui, c'est ça, appelez la.

Je soupirais en posant mon regard sur Karamé avant qu'une voix différente n'intervienne au téléphone. - Qu'est-ce qu'on... Ce qu'on fout aux docks, c'est que quelqu'un a appelé pour signaler quelque chose et je suis venu voir. - Je soupirais encore. - Ça je sais que vous en venez. C'est justement ça le soucis. Vous avez pas fait remonter qu'il n'y avait rien à voir? - Bah si, apparemment. Mes sourcils se fronçaient pendant que ça discutait entre agent, standardiste et responsable coordination. Parker se rapprochait. - J'attend qu'ils aient décidé de qui a fait une connerie. - Mon oreille avait chaud alors j'activais le haut-parleur et les voix s'élevaient. - « Non, on comprend pas d'où ça vient. » - J'aurais bien dit tant pis, mais si Karamé avait vu quelque chose... - Bon du coup, puisqu'on est là. Qu'est-ce vous avez vu ici? - « J'ai bousculé ce jeune, il devait avoir dans les quinze/seize ans. » - Oui, ça je sais, quoi d'autre? - Un silence se faisait de l'autre côté avant que sa voix, plus hésitante, se fasse à nouveau entendre. - « ... J'ai bousculé ce jeune, il devait avoir dans les quinze/seize ans... » - ... Raven? - « J'ai bouscul... » - Parker se rapprochait en entendant encore une fois la même phrase. - « ... quinze/seize ans... » - « Arrête d'y penser Raven. Pense à autre chose. T'as mangé quoi hier soir? T'as regardé quoi à la télé? » - Mais de l'autre côté déjà on entendait des voix qui appelaient Raven, une urgence palpable à travers la ligne. - « Et merde! » - Je posais mon regard sur Parker, le téléphone toujours dans la main, l'appel toujours en cours. - C'est quoi ce bordel? - « Ils ont effacé sa mémoire en ne lui laissant qu'un détail à répondre et elle a dû s'évanouir parce qu'elle peut pas s’empêcher de tenter de combler les blancs. » - Ils? - Je détournais le regard, le passais sur Karamé puis finalement sur les docks qui s'étaient devant nous. Et merde. Les mots étaient bien choisis.


Dernière édition par Jedediah R. Coleman le 25.10.16 1:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   25.10.16 1:33

Le membre 'Jedediah R. Coleman' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Succès/Échec ' :
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De plus, il est capable d’absorber l’énergie spirituelle d’un tiers (vivant ou non) afin de bénéficier de certains atouts : renforcement généralisé (n’excédant pas 10mn après le siphon d’âme), rétablissement de son essence vitale et gain de souvenirs. Abel peut également affaiblir un vivant sans le toucher, mais pour une conversion directe de l’énergie engrangée, un contact physique sera obligatoire. À savoir que cette activité n’est pas sans risques, des effets néfastes plus ou moins lourds sont notables en fonction de la quantité et de la force de l’âme en voie d’assimilation.

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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   26.10.16 15:29

Another day in Seattle.
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« Rien de bien concret pour le moment. Il y a bien quelque chose sur le bateau… ou il y avait. » Il fronce un peu les sourcils, fuit brièvement le regard de l’agent qu’il ne trouvait pas derrière l’opaque de ses verres. « Il y a quelques esprits qui rôdent. Ils pourront peut-être nous aider… à terme. » Potentiellement malveillant ou non, Abel n’allait pas laisser passer cette chance, d’autant qu’ils semblaient stationnaires. S’en remettre aux esprits, c’était devenu coutume chez lui, même si son corps en subissait les frais - est-ce que ses collègues étaient au courant ? à vrai dire, la corrélation avec ses problèmes de vue n’avait pas été établie et donc non relevée sur son dossier. Les affaires auxquelles il a participé dernièrement ne l’ont d’ailleurs pas mit dans une situation où il devait ressortir blessé d’une quelconque façon par certains spectres voraces en énergie et/ou particulièrement agressifs. Ils ne peuvent pas savoir, mais lui sait. Abel ne voulait pas être mit sur le banc de touche pour cette raison ou être préservé d’une quelconque façon que ce soit… car sinon, ses efforts n’auraient été qu’une nouvelle trainée de sable dans un désert.

Coleman a l’air particulièrement surprit de les voir ici et ça se lit tant sur son visage que dans son comportement. Il finit par appeler le bureau afin d’obtenir des renseignements, des explications. De son côté, son cerveau est en ébullition. Au fil de la conversation - à laquelle il est attentif, bien qu’il semblât absent - le libanais se repassait de force et pour une énième fois certains souvenirs, tentant d’y trouver quelque chose d’étrange, hors norme. Il s’est arrêté de marcher à pas lents, s’enracinant presque à l’endroit où il s’était figé.

« Raven… », souffla t-il pour lui-même, s’appesantit sur un détail qu’il avait certes relevé mais pas étudié à proprement parler par la suite. Il y a quelque chose qui lui échappe et la conversation téléphonique de Coleman n’en est pas moins expresse sur le sujet… quelque chose clochait. Mais surtout, il n’avait pas vu quelque chose alors qu’il avait été si près d’une des sources…

Les yeux du musicien accrochent le visage de l’agent, en oublie même Parker. Ce dernier fait pourtant la même chose, bien que l’inquiétude se lise plus rapidement sur les traits d’Abel, qui crut sentir le vent tourner quelques secondes avant que cela ne se produise. La conversation sur haut-parleur est suivie et un soupir empreint de nervosité franchit la barrière de ses lèvres. Elle s’est évanouie. Amnésie forcée. Il n’aime pas ce dernier détail, ayant l’impression d’entendre des fragments de son passé proche. Abel se sent particulièrement mal par rapport à elle, qu’il a pourtant vue avant de partir. Lui qui a été obnubilé par ses visions et ne s’était pas préoccupé du « reste ». Toujours est-il qu’une chose, une pensée, une sensation qu’il avait eue prenait de plus en plus de sens : elle avait ramené quelque chose qui résonnait de la même énergie… et n’était pas des moindres.

Muré dans son silence, le médium fronce les sourcils, tente de ne pas céder à des pensées culpabilisantes. Quand Parker le regarde, ça accentue cependant son malaise naissant. Il l’interroge presque des yeux. Karamé s’est approché, élève sa voix qui se teint encore d’un léger accent lorsque certaines émotions l’accaparent. « Bob… où est Bob ? » Ce n’est pas par hasard qu’il demande où se trouve cet individu. Il a été en contact avec Raven. Ce n’est certainement pas le seul, mais lui ne l’a pas croisé. Est-ce que d’autres l’avaient été ? Était-ce vraiment le Bob qu’on connaissait ou était-ce un grossier doppelgänger ? Quelques pistes étaient envisageables, mais comment faire pour s’en assurer ? « Trouvez-le, il était avec elle. », ajouta t-il presque aussitôt.

Il passa une main sur sa nuque, marquée par les irrégularités de son ancienne brûlure. Pour l’instant, il est impuissant. Pour l’instant, il ne sait pas aider, et ça l’agace. Derrière le combiné, on s’affaire. Trouver une solution. Trouver des réponses…

« Parker, » lâche t-il dans un premier temps et sans le regarder,
« Oui, Karamé ? », lui rétorqua t-il instinctivement, s’attendant certainement à la suite au vu de l’expression qu’il arbora.
« Je vais le faire. » Un hochement de tête de sa part en guise de réponse ; il le laisse s’éloigner un peu, frôle du bout de ses doigts l’une des parois qui les encadrent. « Les gens d’ici - vivants - sont peut-être au courant. », se contenta t-il de dire alors que le médium pivotait, laissant son dos reposer contre la surface. C’était évidemment une pensée que les trois agents devaient partager à cet instant, il n’avait fait que l’exprimer. Les interroger ? Il y en avait peut-être trop, sûrement même. S’il s’agit bien de « ils » et pas d’une seule personne (le gamin… si s’en était vraiment un ?), il devait forcément y avoir des individus liés de près ou de loin à tout ça. Ici ou au bureau - Raven et Bob étaient tout désignés pour le moment.

Les esprits ne sont pas loin, le plus mauvais n’est pas le premier à tourner au plus proche… mais le suit, ceci dit. Il entend Parker discuter, la voix du combiné qui résonne imperceptiblement. Abel retire ses lunettes de vue et les coince à son col par les branches. Se concentre. Peut-être qu’il était en train d’échapper à des détails importants, sûrement même. Mais il allait certainement pouvoir recueillir davantage de cette façon là… du moins il l’espérait. Dites-moi que vous savez quelque chose…, les pria t-il silencieusement, pensée gorgée d’espoir dont il pouvait lui seul témoigner.
Parker, malgré tout, resta plus ou moins attentif aux faits et gestes du sorcier. Il y avait des réactions dont il avait été témoin et qui n’étaient pas forcément enrobées de suavité. D’autant qu’Abel n’avait pas - et volontairement - spécifié qu’un des esprits n’était pas particulièrement bienfaisant. C’était un risque qu’il était le premier à prendre, si c’était pour faire avancer les choses.  

Lorsqu’il rouvre les yeux, la porte s’est ouverte. Tous ses mots prononcés sont perceptibles pour ceux qui l’entourent, qu’ils soient vivants ou pas. Il sait que les agents sont là mais sa concentration est telle en cet instant qu’il ne se repose pas sur les énergies qui les entourent.

Le premier spectre, dont l’intérêt s’est porté sur lui, le sollicite alors qu’il n’a encore engagé aucune conversation. Simplement un coup d’œil dans sa direction.

« Pourquoi tu es ici ? Pourquoi tu me regardes ? Il veut pas qu’on me regarde. »
« Qui es-tu ? »
« Louise, je m’appelle Louise. Et il ne veut pas qu’on me regarde. Il fait trop froid ici. Et toi qui es-tu ? Pourquoi tu es ici ? Pourquoi tu me regardes ? »
« Abel. Je te regarde parce que je veux te voir. Je veux te parler. J’ai besoin d’aide. »
« J’ai besoin d’aide moi aussi, est-ce que tu vas m’aider ? »
« Peut-être… j’espère pouvoir. Louise, est-ce qu’il y a quelque chose que tu as senti ou vu qui n’était pas normal dernièrement ? »
Elle semble soucieuse. La masse bleuâtre et vaporeuse, sous-entendant une chevelure longue et désorganisée, baisse sa tête et regarde par dessus son épaule. Les mots allaient sortir. Les mots allaient lui être cédés mais…
« Pas le droit… va t-en ! », gronda l’esprit malveillant. Abel se crispe un peu, tente de garder son sang-froid malgré les énergies contagieuses qui débordaient chez cette entité. « Va t-en ! Ici il y a le danger ! Ici il y a le danger et tu dois t’en aller ! »

Lancer de Dé:
 

La jeune femme se rapproche, cherchant le soutien chez le sorcier médium. Elle lui touche le bras sans qu’il ne puisse véritablement ressentir un toucher charnel, seules les énergies sont traduites comme un contact. Elle a peur. Elle a peur mais lorsqu’elle voit les choses, elle sait les retranscrire, l’esprit n’est pas détraqué, il est simplement tourmenté par le second qui l’accompagne. Louise murmure :

« Quelqu’un est mort ici, tu sais, Abel… et ce n’est pas moi, non, c’est quelqu’un d’autre. »
Il se tait, écoute ce qu’elle a à dire. Ne pas perturber le contact qu’il s’évertue à maintenir malgré la présence du simili-poltergeist. Ce dernier répétait sans cesse.
« Va t-en… danger… tu dois t’en aller… », sans savoir si le danger c’était lui ou quelque chose d’autre, si c’était les lieux dont il parlait ou du simple fait qu’il ne fallait pas importuner sa compagne.
« Je peux t’emmener, mais il faut que tu me prennes la main. J’ai peur de marcher toute seule quand il est là. Il veut pas qu’on me regarde. Ne me regarde pas, laisse-moi juste prendre ta main, et nous irons là-bas. » Alors c’était comme ça qu’il pouvait échapper à la présence agressive de l’autre esprit… ou au moins éviter le pire. Il n’y a plus rien autour, il n’y a que Louise et il la laisse ‘prendre’ sa main.

Le musicien hoche un peu la tête et rompt le contact visuel avec l’ectoplasme féminin, bien conscient que ce n’était qu’un énième moyen pour jouer avec le feu. Son dos se décolle petit à petit, retrouve une position plus adéquate et se met à marcher dans une direction bien précise. Il sait - sent - qu’il est suivi. Abel sort du bateau, il est oppressé à chaque fois qu’il fait un pas de plus. Un nœud énergétique non loin. Ils filent entre les containers présents sur les docks, jusqu’à ce qu’elle le fasse s’arrêter net devant l’un d’entre eux.

« Là, c’est là-dedans, est-ce que tu es fier de moi ? »
« C’est là-dedans… », souffla t-il alors que la main qu’il considérait comme valide se posait contre la surface métallique. Il avait volontairement répété afin que l’information puisse remonter naturellement auprès des agents qui l’entouraient. « Oui je le suis. Merci. » Un léger rictus, début d’un sourire auquel il ne put venir à bout.

« Comment je peux t’aider Louise ? », lui demanda t-il alors qu’il faisait deux pas en arrière à l’aveuglette.
« Tu viens de le faire Abel. », dit-elle dans un rire timide.  Elle est apaisée. « Tu m’as fait sortir de ma prison. » Qu’il devina avoir été ledit bateau, même si ce n’était pas tout à fait exact. Elle n’avait pas pu en sortir parce qu’elle avait eu trop peur de l’autre, qui l’avait soumis. Qu’elle avait oublié, sous la peur, qu’elle n’était pas destinée à rester enfermée sur le rafiot contrairement à l’esprit malveillant qui y était définitivement piégé, et ce depuis bien longtemps.

Là, Abel sent une main se poser sur son épaule, le faisant sursauter sous l’imprévu du contact. Il cherche de l’air dans une inspiration, ses membres froids étant pris de spasmes. Cligne plusieurs fois des yeux, referme la ‘porte’, cherche les visages qu’il connaît. C’est la main de Parker. Ils lui parlent. Malgré ses tremblements intempestifs, il soupire et renfile ses lunettes sur son nez. Se racle la gorge, est tenté de tourner la tête vers Louise qui est toujours là, mais qu’il n’entend parler que par bribes. « Sang… beaucoup… attention… merci… merci… »,  discerna t-il alors qu’il se recentrait peu à peu.


Tu seras abaissée, ta parole viendra de terre, Et les sons en seront étouffés par la poussière; Ta voix sortira de terre comme celle d'un spectre, Et c'est de la poussière que tu murmureras tes discours. (Isaiah 29:4)


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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   26.10.16 15:29

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POUVOIRS : Manipulation météorologie Je suis capable de commander aux éléments, d'invoquer les vents, la pluie ou le brouillard. Entre autres choses. J'évite de générer de trop grosses perturbations car je risquerais d'y rester... et aussi et surtout parce que j'ai tendance à perdre le contrôle quand ça arrive. Je prend mon pied, alors j'essaye de rester sage.

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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   26.10.16 19:14

Another day in Seattle.
Libre


« Bob est à son bureau, on va le faire venir. » - Je suivais Karamé du regard sans rien dire. A quoi pensait-il? Ou plutôt à quoi avait-il pensé? Il ne me fallait que quelques secondes supplémentaires pour réaliser: si Raven avait été manipulée, Bob devait l'avoir été aussi. Qu'avaient-ils dû oublier? Qu'avaient-ils vu? - Ne lui posez pas de question directe, faut pas qu'il craque aussi. - Karamé interpellait doucement Parker. - « Je vais le faire. » - Je levais mon regard sur eux deux, pas spécialement conscient de ce dont ils parlaient. Je connaissais Karamé de nom, je savais ce qu'il faisait pour le MCPD mais je ne l'avais jamais vraiment vu en action, ni même croisé sur le terrain à vrai dire. Seulement des rapports, des gens qui avaient raconté ce qu'il avait pu faire. Je l'observais lorsqu'il s'adossait au mur et entendais toujours les voix au téléphone. - Appelez-nous quand vous en savez plus. - Et je raccrochais. Je gardais le silence, avec la nette impression que le bruit serait une mauvaise idée, et lorsque Karamé commençait à parler tout seul - ou en tout cas on aurait dit - je retenais presque ma respiration. Je n'étais pas du genre à m'inquiéter pour rien, mais je détestais ne pas voir les choses. Et là, clairement, c'était un de ces moments-là.

Karamé entretenait une conversation avec une certaine Éloïse et lorsque je le voyais se crisper, je faisais machinalement un pas dans sa direction mais la main de Parker posée sur mon épaule me retenait d'avancer plus avant. On suivait la conversation comme s'il était au téléphone, juste la partie audible, et ça n'aidait pas vraiment à comprendre. Lorsqu'il se décollait du mur de métal et tendait la main je fronçais les sourcils et on suivait ses pas pour ne pas le perdre de vue sans pour autant être trop prêt. Karamé nous faisait descendre du bateau et je remarquais les regards des dockers qui devaient nous prendre pour des tarés. Il nous guidait entre les conteneurs sur les docks jusqu'à s'arrêter devant l'un d'eux. Grand, rouge usé comme des dizaines d'autres Le verrou baissé et une épaisse chaîne le tenant ainsi. Parker approchait du médium et posait sa main sur son épaule pour le ramener à nous et son était changeait drastiquement. Ma mine légèrement inquiète suivait le médium lorsque Parker l'éloignait de quelques pas avant que je n'avance moi-même. - Alors, c'est là... - Je croisais les bras. - Mais quoi?

Les sourcils froncés, j'attrapais la chaîne d'une main et tirais sans vraiment forcer pour juger de sa solidité. - Hun... Parker? - Il levait la tête et je tendais la chaîne un maximum. - Tire sur ça, s'il te plait? - « T'es sûr qu'on a le droit? » - Je lâchais la chaîne en soupirant. Il avait pas tort. Mon regard suivait l'encadrement de la double porte usée jusqu'à un rouge plus vif avant que ma main ne vienne tendre la chaîne à nouveau. - Suspicions médiumnique et ajoute à ça du sang sous la porte. Tu l'as ta justification. - Oui, suspicions médiumnique était devenu une véritable justification, tout à fait légale. Parker dégainait, visait et tirait. Peur pour ma main? En théorie non mais à la vitesse où il avait agit, un peu. Finalement à part le choc de l'impact, je n'avais strictement rien et je tirais sur la chaîne qui avait cédé. Je libérais le levier que je remontais puis tirait la porte vers moi pour révéler le contenu du conteneur. - Oh... - Je tirais la seconde porte pour qu'un maximum de lumière entre, même si bon, je m'en serais passé.

Sur l'intérieur des portes était peint avec du sang un sceau magique de dissimulation qui avait dû fonctionner jusque là mais, guidé par l'esprit, nous avions pu trouver. L'intérieur était plus inquiétant encore et je faisais une photo avec mon téléphone. Le sol était couvert de sang et de cire, des bougies un peu partout, presque entièrement fondues. Certaines encore allumées. Au milieu une table avec tout un tas de bordel qui criait sorcellerie assez lourdement. - Red shadow? - Supposition. Ça me semblait bien brouillon pour être eux, mais qui sait. Cet endroit était vraiment en bordel, les murs couverts de sceaux, le sol rouge de sang. Ce sang, il était frais et à côté de la plus grande bougie au milieu de la table, il y avait un poignard ondulé couvert de sang lui aussi. J'avais hésité à entrer, de peur de salir mes chaussures, mais finalement je m'étais rapproché. La bougie la plus grande semblait neuve. Sa cire blanche était nervurée de rouge et sa flamme avait comme des reflets dorés. Je croisais les bras, pas vraiment choqué par tout cette installation mais plutôt curieux d'en comprendre le but. Le plus inquiétant dans tout ça, c'était bien ce sang. A qui appartenait-il? - On devrait faire venir les experts non? Ou planquer pour voir qui vient? - Les experts de l'occulte bien sûr, une unité particulière du MCPD spécialisé dans l'étude des rituels. Si ce n'était ce sang, et une potentielle victime mourante, j'aurais planqué dehors en attendant les responsables mais là...
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POUVOIRS : Il a un pouvoir de médiumnité qui lui permet de sonder les énergies spirituelles environnantes, voir et communiquer avec les esprits. Il est frappé par des visions aléatoires qui retracent de près ou de loin l'origine de certaines énergies. À trop forcer sur son pouvoir (notamment en ce qui concerne la communication "ouverte" avec les esprits), Abel a perdu progressivement de son acuité visuelle et ça ne va pas en s'arrangeant.

De plus, il est capable d’absorber l’énergie spirituelle d’un tiers (vivant ou non) afin de bénéficier de certains atouts : renforcement généralisé (n’excédant pas 10mn après le siphon d’âme), rétablissement de son essence vitale et gain de souvenirs. Abel peut également affaiblir un vivant sans le toucher, mais pour une conversion directe de l’énergie engrangée, un contact physique sera obligatoire. À savoir que cette activité n’est pas sans risques, des effets néfastes plus ou moins lourds sont notables en fonction de la quantité et de la force de l’âme en voie d’assimilation.

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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   26.10.16 23:05

Another day in Seattle.
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Quand il reprend un peu ses esprits - pour le coup, l’expression est juste - il s’en tient d’abord aux sensations cutanées, à savoir la main de Parker, puis les sons auxquels il se raccroche. « Mais quoi ? », demande alors l’agent alors que le sorcier semble chercher un peu ses mots, fronce un peu les sourcils en réprimant tant bien que mal un frisson qui voulait courir le long de son échine. Il se laisse emporter un peu en arrière par son collègue, qui finit par le lâcher après ses mots. « Ça va, » Il n’en était pas sûr lui-même mais ça allait. Il fallait que ça aille. De toute façon, il avait déjà fait ça. Y avait pas de quoi s’inquiéter outre mesure, se disait-il. Il connaissait ses limites… bien qu’il aie cette fâcheuse manie de les dépasser en ce moment. L’attention de Parker est à nouveau accaparée par une demande que lui fait Coleman. Cligne plusieurs fois des yeux. Rassemble enfin ses pensées pour répondre à l’agent, même s’il avait un léger cran de regard. « Quelqu’un est mort ici… il y a du sang… beaucoup. Faites… enfin, attention. » Et ils avaient un léger aperçu. Abel écoute, observe, mais ses lèvres se scellent pour le moment. Ses yeux glissent jusqu’au rouge du container qui lui rappelle étrangement quelque chose. Sensation de déjà-vu. Évidemment. L’agent qui le supervise dégaine son arme et tire sur ce qui entravait l’ouverture. L’oriental grimace un peu suite à la détonation, se masse les tempes en gardant le silence. La voie est dégagée, c’est le son métallique caractéristique qui l’en informe.

L’homme soupire, regardant ses pieds pendant qu’il s’affairait à soulager son mal de crâne. Lève finalement le nez, doucement mais sûrement. Presque aussitôt, il détourne les yeux, les gardant clos un bref instant avant de regarder vers le ciel, puis un autre point hasardeux, en biais. Voilà ce qui le différenciait encore d’un « mec du cru », il avait encore un peu de mal avec les lieux de ce genre, surtout lorsqu’ils étaient décorés d’hémoglobine… apparemment, c’était frais. Mais ça, seule la façon dont ça brillait pouvait les en informer… c’était l’avis d’Abel du moins, il n’était clairement pas professionnel là-dedans.

Il parvient finalement à poser un peu son regard dessus, et ce après avoir jeté un coup d’œil par dessus son épaule. Les deux autres étaient captivés par ce qu’ils venaient de trouver, mais lui n’était pas encore tout à fait rassuré vis à vis des environs. Bob… Raven… Oui. Il y avait de quoi se poser beaucoup de questions.
L’azurin de ses iris finit par se frotter à une macabre réalité. Quelqu’un est mort. Mais il n’y a pas de cadavre. Où diable est-il ? Louise le regarde toujours, attentive. Il lui a adressé un léger sourire avant de se rapprocher un peu plus… un peu trop.

Jet de Dés:
 

Il se stoppe suite au pas qu’il a fait pour franchir le seuil de la « porte ». Ravale sa salive, serre les dents. Accueille ce que les lieux ont à lui offrir… et pour l’instant, il s’agit des émotions dont sont gorgées les énergies environnantes.
Une sensation de révolte, mélangée à une forme de haine. Contre quelque chose de supérieur, une autorité, du moins ça y ressemble fort. Une émotion commune qui a tourné jusqu’à en imprégner les lieux. Une sorte de terreau commun… le souffle court, le libanais finit par laisser échapper l’air qu’il avait maintenu, croisant ses bras contre son torse l’instant d’après. Ses mains étaient moites. Il commençait à fatiguer un peu. « Karamé ? », l’interpella t-il simplement. Parker venait de proposer à Coleman d’appeler les experts de l’occulte - et il n’avait peut-être pas tord, qui serait assez fou pour s’aventurer ici en plein jour pour leur tomber dessus… ? À moins qu’ils n’aient été attendus… il n’en savait rien.

Aussi étrange que cela puisse paraître, il n’est pas frappé par des émotions de type colère, peur, angoisse. Il n’y a pas de ça ici, alors que le décor s’y prêterait fortement. Un autre mystère qui s’ajoutait à leur collection.

Le trentenaire en question inspire à nouveau, tente d’évacuer la tension et incline son visage vers le sien. Ça s’enchaîne, il faut tenir le rythme. Abel secoue la tête de haut en bas, brièvement. Red Shadow, hein ? Ça peut être le cas, comme ça peut être un « cas isolé » aux idées tout aussi revendicatives… la sorcellerie n’était pas à prendre à la légère dans tous les cas.
Finalement ses yeux chutent sur le kriss ensanglanté, tentant tant bien que mal de retranscrire ce qu’il avait perçu, ressenti. Le son de sa voix n’est pas forte, elle est mesurée et c’est volontaire de sa part.

« Il n’y a pas eu de traumatisme proprement dit ici… du moins… c’est pas ce qui frappe le plus, si c’était vraiment le cas. » L’air de réfléchir, il redresse le nez vers Coleman, à qui il semble s’adresser malgré son discours. « Ce que je veux dire, c’est qu’il y a quelque chose de plus intense qui prédomine. Une sorte de sensation de révolte, très forte et contre l’autorité, la société sans doute. » Est-ce qu’il était en train de peindre le tableau du Fight Club des sorciers ? Un peu… « Cette haine est assez violente, j’dois dire… » Est-ce qu’il aidait vraiment ? Sans doute pas assez, mais il n’était pas un médium sur commande, ses pouvoirs n’étaient pas téléguidés… ce que certains auraient certainement apprécié. Lui le premier. « Vous avez eu des nouvelles de Bob ? Raven ? », demanda t-il par le plus grand des hasards, n’ayant pas été tout à fait conscient de son environnement tout à l’heure. Il ignorait ce qui avait pu se passer à proprement parler pendant qu’il était en discussion avec Louise. Ce qui se passe au bureau semble le préoccuper… était-ce seulement justifié ? Ne jamais prendre à la légère la sorcellerie, non, surtout lorsqu’elle était pratiquée par des petites mains inconscientes…

Merci… merci… attention… toi… , furent les murmures de Louise derrière son dos ; piquant le médium qui parut momentanément absent.


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Dernière édition par Abel Karamé le 27.10.16 0:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   26.10.16 23:05

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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   27.10.16 18:39

Another day in Seattle.
Libre


Parker semblait d'accord avec moi alors je reprenais mon téléphone et contactais un numéro différent. J’appelais le laboratoire occulte. Ils avaient certainement un nom bien compliqué et bien officiel sur leur contrat de travail mais pour tout le monde, ils étaient simplement les experts. Il y avait aussi des équipes scientifiques, ne croyez pas que parce que le monde avait la magie, on oubliait le reste, mais les scientifiques avaient leurs noms. Enfin bref on décrochait. - Agent Coleman au téléphone, on a une scène pour vous sur les Docks. Quelques sceaux, beaucoup de sang... Oui, ok, on sécurise. - Je raccrochais et l'instruction était simple à comprendre. Personne ne devait entrer sur les lieux au risque de déranger quelque chose. Il valait mieux que nous-mêmes on sorte aussi.  Je me tournais vers les deux autres mais Karamé semblait encore perdu dans ses pensées jusqu'à nous les partager. Il nous donnait un sentiment, des émotions. Des détails relatifs à l'endroit, à ce qui s'en dégageait. - J'ai du mal à comprendre pourquoi ils ont relâché Raven et Bob s'ils ont une dent contre la société. Surtout que bon... - Je désignais le sang partout. - Ils ont pas vraiment le profil de pacifiques.

Je faisais quelques pas pour m'éloigner de la table et indiquais la sortie aux autres. - On devrait sortir et bloquer l'accès à cette zone. - Le sortilège de dissimulation avait été rompu, d'autres pourraient venir et compromettre des indices et des preuves. - « Vous avez eu des nouvelles de Bob ? Raven ? » - Je rallumais l'écran de mon téléphone mais n'y voyais aucun appel en absence ni aucun message pas encore lu. - Non, toujours rien. Mais je m'inquiéterais pas. Ils ont dû tomber sur cet endroit, c'est tout. - C'était la conclusion la plus logique. En faisant leur tour, ils avaient dû tombés sur ça. Les vilains les avaient eu et avaient effacé leur mémoire avant des les relâcher pour être débarrassés. Je passais ma main sur mon visage. C'était clairement pas la meilleure pause café de ma vie.

Les dés c'est la vie:
 

Je croisais les bras, le téléphone toujours dans la main, observant le décor macabre dans le conteneur. On entendait que les remous de l'eau, le son métallique de la grue qui travaillait à déplacer les autres conteneurs pour les charger sur le bateau. On entendait les voix fortes des dockers... et des pas qui se rapprochaient. Karamé semblait ailleurs à nouveau mais Parker les avait entendu lui aussi et je me déplaçais rapidement pour me mettre à l'abri d'un panneau métallique. Pas le temps de refermer les portes, pas le temps de camoufler quoi que ce soit. Il était là. Je voyais son ombre, il faisait encore quelques pas. Quelques pas vers nous. Il allait entrer dans le cercle de ferraille et on pourrait le coincer. Il entrait. Je levais mon flingue dans sa direction alors qu'il constatait son repère ouvert. - MCPD! - C'était un jeune homme, peut être seize ans. Grand, fin, brun et le regard vif. Son regard qui allait de Parker à Karamé, à moi, aux issues possibles. Je faisais un peu en avant, le menaçant de mon flingue. - T'es coincé, gamin, soit pas stupide. - Je me décalais pour lui bloquer définitivement le passage et il restait immobile, en pleine réflexion interne sur comment agir.

Tu vas être un bon gars et nous dire ce que tu fais ici. - Il finissait de se tourner face à moi et un sourire passait sur ses lèvres, de quoi me faire penser que ça allait partir en sucette. - « Rien qui ne vous concerne. Et rien que vous ne puissiez arrêter. » - Il faisait un pas vers moi et j'assurais ma visée. - Reste là. - Mais à son regard il ne comptait pas rester "là" et j'avais tout juste le temps de le voir se mettre à courir avant de sentir cette sensation désagréable de froid intense lorsqu'il me traversait entièrement. Il me fallait une seconde pour me remettre mais il était déjà à des mètres de moi. - Je déteste les passe-muraille! - Et je faisais volte-face pour partir à sa poursuite. Mon flingue ne me servirait à rien alors je le troquais contre mon tazer. Au moins, avec ça, je pouvais lui tirer dessus sans avoir besoin qu'il m'attaque.


Dernière édition par Jedediah R. Coleman le 27.10.16 18:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   27.10.16 18:39

Le membre 'Jedediah R. Coleman' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Succès/Échec ' :


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#2 'Succès/Échec ' :


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#3 'Dé de 100' : 18
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De plus, il est capable d’absorber l’énergie spirituelle d’un tiers (vivant ou non) afin de bénéficier de certains atouts : renforcement généralisé (n’excédant pas 10mn après le siphon d’âme), rétablissement de son essence vitale et gain de souvenirs. Abel peut également affaiblir un vivant sans le toucher, mais pour une conversion directe de l’énergie engrangée, un contact physique sera obligatoire. À savoir que cette activité n’est pas sans risques, des effets néfastes plus ou moins lourds sont notables en fonction de la quantité et de la force de l’âme en voie d’assimilation.

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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   08.12.16 0:11

Another day in Seattle.
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Sur ce coup, Coleman avait raison : d’un œil extérieur, ils n’avaient rien de bien pacifique. Autant de sang… Abel reprend un peu d’air en tentant de détacher ses pensées du tableau peint de rouge et de sceaux. Si ce n’est plus. L’homme aurait bien apprécié le croire, mais les sensations qui lui étaient venues n’allaient pas dans ce sens… du moins, pas tout à fait. Peut-être y avait-il dans ce groupe certains individus plus dangereux, moins pacifiques justement. Il n’en savait rien. Le médium ressentait de la fatigue et ses yeux lui piquaient… deux symptômes qui confirmaient à quel point l’utilisation abusive de son pouvoir pouvait être à double tranchant.

D’ailleurs, il n’a pas eu davantage vis à vis des lieux et ça le frustre. Il veut avancer. Il veut aider.

L’agent répond à sa question… à la négative, qui plus est. Ça ne rassure pas le musicien, et ce malgré les mots qu’il lui cède. Ne pas s’inquiéter. Ils sont tombés sur cet endroit et rien d’autre… non, il y a quelque chose qui tourne pas rond. Il y a quelque chose là-dessous et ça ne lui plaît pas. Pourtant, il se tait et laisse Parker et Coleman s’affairer : non seulement il est un bleu mais il serait incapable d’aider si…

Lorsque la voix de Louise résonne, il cligne plusieurs fois des yeux. Quelque chose…

C’est à Parker de le tirer de ses divagations lorsque le danger se pointe. Cachés derrière de la tôle épaisse, le libanais n’avait même pas eu l’idée d’ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit. Les énergies parlaient suffisamment pour qu’il ait à déblatérer sur des choses qu’il savait déjà. La respiration faible et discrète, l’agent et sorcier de l’ombre braqua son flingue sur le gamin qui s’était fait prendre au piège. Parker a dégainé à son tour alors que l’oriental jauge la situation, silencieux. Le garçon est bien sûr de lui, trop même. Il a l’avantage. Il a l’avantage, oui, ça se lit dans ses yeux malgré cette réflexion dont il semble faire preuve.

Ses mots lui parviennent et il intègre immédiatement l’information. Ça n’aide pas vraiment.
Abel bouge un peu sous le regard interloqué de son collègue. En fait, il marchait lentement jusqu’à ce que le pouvoir d’intangibilité du gamin se manifeste. Ce même gamin qui file droit devant lui et traverse littéralement Coleman. Sans réfléchir, Abel accélère en faisant bélier, dans l’angle perpendiculaire formé.

Spoiler:
 

Parker fait volte-face alors que l’autre agent est encore un peu secoué, est le premier à suivre le jeune homme. Pour ainsi dire, il a réussit à prendre de l’avance du fait du bélier à moitié réussi de son coéquipier… Abel, lorsqu’il traverse le passe-muraille, sent lui aussi cette fraîcheur désagréable s’emparer de ses membres. Sauf que… lui, c’était bien la première fois que ça lui arrivait, et c’était foutrement désagréable. Même certains esprits étaient plus cléments en matière d’effets secondaires…
« Bordel… », grinça t-il entre ses dents alors qu’il reprenait une nouvelle inspiration, levant le nez dans la direction où étaient partis le fuyard, Parker… puis Coleman. Lorsqu’il se redresse, il n’a qu’une seule idée en tête, (mis à part ce naturel “chopez-le”) — rester sur les lieux et ne pas prendre la poudre d’escampette avec les autres : laisser l’endroit-dit sans surveillance, c’était une très mauvaise idée. Même si des scientifiques allaient être dépêchés sur place pour étudier le tout - non, surtout, en fait. D’ailleurs, il y avait fort à parier pour que le médium soit tenu de rester le temps de. En général, ils appréciaient qu’il soit présent durant leur expertise. Une aide précieuse comme on dit, sauf que l’aide précieuse commençait à s’essouffler à force d’être trop sollicité… d'habitude il y restait pas mal d'heures pour les assister, armé de café et de patience.

Enfin, là n’est pas la question pour le moment, il plissa un peu les yeux pour y voir plus clair - et malgré ses lunettes sur le nez qu’il venait de remonter un peu sur son arête nasale, il parvint à discerner Parker qui s’apprêtait à taser ce brave gamin. À moins que ce soit Coleman qui ait réussi à remonter suffisamment pour le choper avec ? Aucune idée. Attention… attention… toi…, entendit-il à nouveau de la bouche de Louise. Il remonta d’ailleurs jusqu’à sa silhouette devenue familière. Elle est toujours là. Abel s’interroge, est sur ses gardes malgré ses légères absences. Pourquoi lui ? Qu’est-ce que ça voulait dire à la fin ?  


Tu seras abaissée, ta parole viendra de terre, Et les sons en seront étouffés par la poussière; Ta voix sortira de terre comme celle d'un spectre, Et c'est de la poussière que tu murmureras tes discours. (Isaiah 29:4)


Dernière édition par Abel Karamé le 08.12.16 0:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   08.12.16 0:11

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#1 'Succès/Échec ' :


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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   10.12.16 16:52

Another day in Seattle.
Libre


Parker était parti à sa poursuite dans la seconde, sur ses talons mais un homme qui perd toute résistance face à l'air va forcément plus vite et lorsque je reprenais suffisamment contenance je visualisais dans quel sens je devais partir. Karamé n'était pas mieux loti que moi, peut être encore moins bien à vrai dire, et je ne perdais pas plus de temps avant de partir en courant à la poursuite du sorcier renégat.

Eat that, sucker.:
 

J'étais loin, bien trop loin. Le temps que j'avais perdu à me remettre sur pieds avait été le temps utilisé par les deux autres pour gagner en distance. Aussi, si je devais les rejoindre, je devrais me montrer plus créatif et c'était bien un de mes talents. Enfin, si on en jugeait par les ventes de mes comics. Gagner de la hauteur pour repérer les deux coureurs était la première chose à faire et je me hissais sur le toit d'un conteneur via une échelle en ferraille pour aviser les docks. Nous nous trouvions à peu de choses prêts en plein milieu de la zone d'entreposage et je percevais bien rapidement le mouvement de Parker et du sorcier, de quoi me rappeler que bouffer ces cheeseburger avec Jay le midi n'aidait pas à mes capacités de courses. Raccourci. Je prenais la voix des airs et me mettait à courir sur les toits, traversant la distance par le milieu pour rattraper mon retard. Triche? Rien à foutre. Mon taser dans la main, le bruit de mes pas sur la tôle métallique, je réussissais à gagner de la distance sur les deux autres et lorsque je les voyais bifurquer, j'en faisais autant, m'en remettant à mon corps entraîné et la chance pour ne pas me casser la gueule entre ces deux conteneurs quand même espacé. Enfin ça, et le coup de vent qui m'avait bizarrement bien aidé à traverser.

Nouvelle course, droit devant. Je pouvais voir un point possible d'embuscade et à nouveau une rafale de vent poussait dans mon dos pour m'aider à avancer plus vite. Plus que quelques secondes. Moment de vérité. C'était là! Je sautais dans le vide, genou en avant, genou qui allait violemment percuter l'épaule du fuyard et le projetait par côté. Je parvenais tant bien que mal à rouler sur le sol pour ne pas me ramasser aussi brutalement que lui et lorsque je me remettais sur mes pieds je ne perdais pas la moindre seconde pour lui balancer les aiguillons de mon taser dans le flanc... juste avant de voir que Parker en avait fait de même. - Au nom de la loi... - Mais le son de ses convulsions venait couvrir ma voix. J'interrompais l'électrocution, Parker aussi. On ne voulait pas le tuer, seulement l’assommer. - Tu crois qu'on peut retenir ça contre lui dans le tribunal? - Parker esquissait un sourire et passait les menottes au gamin, de quoi l’empêcher d'utiliser ses pouvoirs le temps de le foutre en cellule. J'entendais déjà le son des sirènes approcher. Renforts et experts de concert très certainement. Quelque chose clochait avec toute cette histoire. Tout ces sceaux, tout ce sang... Je posais mon regard sur Parker. - Reste avec lui le temps qu'il reprenne conscience, je retourne là-bas.

Et de fait, je retournais jusqu'à Abel, fourrant le taser à sa place non sans avoir changé la recharge. - C'est bon on l'a eu, les renforts sont là ou presque. J'ai sauté du haut du... - Mais à l'approche du médium, j'observais son visage et fronçais les sourcils. - Ça va pas? - Je tournais la tête vers l'antre des sorciers criminels, voyais à nouveau tout ce sang et je croisais les bras. Futile mécanisme de défense face au frisson qui parcourait mon dos. Son court silence je le comblais. - Je comprend pas. C'était stupide de laisser les autres partir. Ils devaient bien se douter qu'à un moment donné on allait voir qu'il leur manquait des souvenirs. Qu'on reviendrait ici. - J'étouffais un rire purement ironique. - Et clairement ce truc-là passe pas inaperçu. - Une tripotée d'homme en noir arrivaient vers nous, presque lugubre, et prenaient possession des lieux, accompagnés d'une autre tripoté d'officiers portant la caractéristique veste du MCPD. Pas la peine de dire que les experts n'étaient pas des plus loquaces, en tout cas ceux-là. Je m'entretenais avec l'un des officiers. - Sécurisez la zone et coffrez le gamin avec Parker, là-bas. - « On fouille le coin? » - Ouais, on sait jamais. Peut être qu'il était pas seul.

Je fourrais mes mains dans mes poches et me retournais vers Abel, le regard dans le vide, plongé dans mes pensées. Je voyais déjà fumée et lumière dans l'antre, sortilèges des experts pour déceler les indices, et je soupirais. - On devrait retourner au QG. Ici on peut plus rien faire mais j'aimerais bien voir Raven et Bob. En espérant qu'il aura pas pété un câble lui aussi...


Dernière édition par Jedediah R. Coleman le 10.12.16 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Another day in Seattle. || Libre   10.12.16 16:52

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